Géologie

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Transcription de la vidéo

Yves Michaud :
La Commission géologique est un organisme qui fête cette année son 165e anniversaire, et avait pour but au départ de produire une connaissance de notre territoire.

Je m’appelle Yves Michaud, je suis coordonnateur scientifique à la Commission géologique du Canada, le bureau de Québec. La Commission géologique est un organisme qui fête cette année son 165e anniversaire, et avait pour but au départ de produire une connaissance de notre territoire.

Christine Rivard :
Je m’appelle Christine Rivard, je suis chercheure en hydrogéologie à la Commission géologique du Canada. L’hydrogéologie, c’est un domaine qui combine l’hydrologie et la géologie. On étudie l’eau qui circule dans le sol. L’hydrogéologie n’est pas très connue au Québec parce qu’on a énormément d’eau de surface. Par contre, c’est différent dans l’Ouest ou dans l’Est. Par exemple, à l’Île-du-Prince-Édouard, il y a 100 % de la population qui s’approvisionne en eaux souterraines, à partir de puits privés ou de puits publics, généralement, ce sont des puits municipaux.

Je m’appelle Christine Rivard, je suis chercheure en hydrogéologie à la Commission géologique du Canada.

Yves Michaud :
Les programmes auxquels nos chercheurs participent sont des programmes nationaux, donc à la grandeur du pays. Il est très fréquent de voir aujourd’hui des équipes de chercheurs qui sont constituées de personnes provenant des différentes régions et des différents bureaux. On parle entre autres d’un programme sur les minéraux ou le développement des ressources minérales dans le Nord. Ça peut toucher des aspects de sécuriser l’approvisionnement énergétique au pays, donc de l’énergie. Ça peut aller aussi donc, à la cartographie des eaux souterraines.

Christine Rivard :
On ne sait même pas finalement au Canada combien on dispose d’eau. On sort souvent des chiffres, des pourcentages, mais le mandat du programme « Eaux souterraines » auquel j’appartiens, c’est de faire l’inventaire et de caractériser, en fait, de trouver les caractéristiques des aquifères les plus importants au Canada. L’aquifère, c’est le milieu dans lequel circule l’eau souterraine. Donc, la plupart des gens connaissent des gens ou eux-mêmes ont des puits, bien le puits permet avec une pompe, d’aller soutirer l’eau qu’il y a dans le sol, comme je dis, soit dans un sable ou dans un roc fracturé.

J’ai eu le mandat de faire l’inventaire ou de caractériser les aquifères de la vVallée d’Annapolis. La Vallée est un endroit qui a un microclimat, ils sont très chanceux, et il y a une grande variété de fruits qui peuvent pousser comme, évidemment des pommes, des poires, des pêches, des cerises, des choses qu’on n’a pas ailleurs, sauf dans la vVallée de l’Okanagan et leNiagara. Donc, il y a beaucoup d’activités agricoles, il y a beaucoup d’élevages aussi, mais c’est assez spécial à cause du microclimat. Alors, il y a beaucoup d’activités agricoles et, économiquement, je pense que c’est la région la plus rentable de la Nouvelle-Écosse. Ces activités agricoles ont de grands besoins en eau et, souvent, on retrouve les produits découlant des activités agricoles dans l’eau souterraine comme, par exemple, les nitrates.

Yves Michaud :
Les provinces ont le mandat de la gestion de l’eau, l’eau potable dans ce cas-ci.Eet souvent, ce sont les municipalités qui ont la responsabilité de fournir de l’eau potable aux citoyens. Mais, pour réussir à bien gérer cette ressource, on a besoin d’une grande quantité d’informations. Et un projet comme celui de la vVallée d’Annapolis, dans le fond, se trouve à rassembler toutes les informations nécessaires, que ce soit au niveau de la qualité de l’eau, au niveau de la vulnérabilité de cette eau souterraine face à des contaminants qui pourraient arriver à partir de la surface. C’est toute une gamme d’informations qu’on se doit d’assembler, pour ensuite réussir à faire l’analyse et à prendre des décisions au niveau de l’aménagement du territoire.

Christine Rivard :
Évidemment, quelque chose qu’on connaît bien, c’est plus facile de le protéger. Donc, évidemment, si on connaît bien les caractéristiques d’un certain aquifère, on va faire attention pour ne pas le surexploiter et on va essayer d’éviter les risques de contaminations par la surface.

Ici onvoitune maquette oùon a deux aquifères de sable - c’est pour illustrer les types d’aquifère qu’on peut avoir. En fait, ça représente une tranche de ce qui pourrait se retrouver en dessous de nous actuellement. On peut regarder l’écoulement de l’eau et on peut regarder ce qui arriverait dans le cas d’une contamination.

Ça,c’est un des produits finalsqu’on obtient pour des projets, des inventaires, des caractérisations. Ceci représente la vallée d’Annapolis qui a à peuprès2 000 kmcarréset quia5 sous-bassins versants à l’intérieur.

Yves Michaud :
Si on veut implanter une activité quelconque soit un site d’enfouissement par exemple, bien à ce moment, il faut prendre une décision juste et éclairée à savoir à quel endroit on doit le localiser, tout en respectant ou en s’assurant qu’on va protéger la ressource en eau souterraine. Donc, la ressource d’eau potable pour les citoyens. Pour réussir à faire cette intégration, on a besoin d’assembler une foule d’informations encore une fois qui sont fournies par le genre de projet qui a été réalisé dans la vVallée d’Annapolis.

Christine Rivard :
Chercher, trouver des réponses, pour moi, c’est important, surtout pour des questions environnementales. Quand on connaît la dynamique des systèmes, c’est plus facile d’éviter les risques de contaminations, des risques d’endommager nos ressources. Et ça permet aussi d’identifier des problèmes auxquels on devrait s’attaquer dans les prochaines années.

Yves Michaud :
On se doit donc d’acquérir les connaissances chez nous pour après ça être capable de développer différents produits, différents procédés pour après ça être capable soit de l’exporter, soit de faire du développement économique avec ces ressources.