Allison Sibley, agente technique

Allison Sibley est une agente technique au Conseil national de recherches du Canada (CNRC) à Ottawa (Ontario). Elle détient un baccalauréat ès sciences en physique de l’Université Mount Allison (elle jure qu’elle n’a pas choisi cette université seulement en raison de son nom), à Sackville (Nouveau-Brunswick) ainsi qu’une maîtrise ès sciences en optique expérimentale de l’Université Queen’s, à Kingston (Ontario). Dans ses temps libres, elle aime cuisiner (et manger) de délicieuses pâtisseries, passer des heures sur Pinterest pour essayer de trouver le projet de bricolage idéal, et passer plus de temps à regarder la télévision qu’il n’est bon pour elle.

Il y a maintenant bien longtemps, lorsque j’étais en dixième année, mon père et moi avons eu une grosse dispute (très grosse). Il y a eu des cris, des claquements de portes et beaucoup de pleurs. Après cela, nous ne nous sommes pas parlé pendant des jours. Vous vous demandez sûrement pourquoi je vous parle d’une dispute qui a eu lieu depuis longtemps et qui a depuis été pardonnée plusieurs fois. Bien, à cause de la raison de notre dispute.

C’était le temps de choisir mes cours pour mes deux dernières années d’études secondaires. Tout allait bien et il me restait seulement une période à remplir. Je voulais choisir un cours d’histoire, mais mon père, qui est ingénieur, voulais que je choisisse un cours de physique. « Tu dois choisir deux cours de sciences, m’a-t-il dit. Ne ferme pas la porte à ton avenir. » Naturellement, puisque tout ce que je connaissais de la physique venait des films, de la télévision et des gens, qui disaient à quel point ils détestaient la physique au secondaire, j’étais TRÈS opposée à cette idée.

Moi en 11e année (j’avais du style – admirez mes Crocs) construisant un pasteurisateur d’eau solaire au cours de l’été

Moi en 11e année (j’avais du style – admirez mes Crocs) construisant un pasteurisateur d’eau solaire au cours de l’été

Évidemment, comme je vous raconte cette histoire sur un blogue relatif aux femmes en STIM, j’ai finalement cédé et j’ai choisi la physique. Après le premier cours, j’ai eu la piqûre et je n’ai jamais regretté ma décision. J’adore découvrir pourquoi et comment les choses se comportent comme elles le font! Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu des moments où j’ai eu de la difficulté à garder ma motivation, ou des moments où j’ai pensé abandonner un problème ou un projet qui semblait devenir de plus en plus compliqué plus je passais du temps à y travailler. Cependant, lorsque tout fonctionne enfin, l’effort en vaut absolument la peine!

Je faisais semblant d’être beaucoup moins stressée que je ne l’étais vraiment lors de la présentation des résultats de certains de mes premiers travaux de maîtrise à Photonics North 2015, à Ottawa

Je faisais semblant d’être beaucoup moins stressée que je ne l’étais vraiment lors de la présentation des résultats de certains de mes premiers travaux de maîtrise à Photonics North 2015, à Ottawa

Depuis ma dispute avec mon père et la découverte de ma passion pour les sciences, j’ai obtenu un baccalauréat et une maîtrise ès sciences en physique et je travaille actuellement au CNRC au sein de la division Sciences des mesures et étalons. Même si j’ai définitivement la chance de mener des recherches scientifiques intéressantes tous les jours au CNRC, le projet le plus intéressant sur lequel j’ai travaillé était pendant ma maîtrise. Mon projet consistait à utiliser des lasers pour observer la surface du métal en fusion (fondu à l’aide d’un laser complètement différent) lors de l’impression 3D. Comme le type d’imprimante 3D avec laquelle nous voulions travailler est trop coûteux, nous avons dû en fabriquer une! Elle n’était pas très sophistiquée, mais cela a permis de faire le travail. En fait, nous étions parmi les premiers à mesurer l’étendue de la matière en fusion; cela peut sembler ennuyant et facile, mais croyez-moi, ce ne l’était pas! Même si j’ai terminé ma partie du projet, les travaux se poursuivent et on espère que cette technologie permettra d’améliorer la qualité et la fiabilité de l’impression 3D métallique!

 La photo très artistique que j’ai prise (accidentellement) de la première chose construite avec notre imprimante 3D faite maison

La photo très artistique que j’ai prise (accidentellement) de la première chose construite avec notre imprimante 3D faite maison

Je vais maintenant conclure avant de trop m’emballer et de réécrire ma thèse entière pour vous raconter à quel point l’impression 3D est merveilleuse (il faut toujours laisser les gens sur leur faim)! Toutefois, avant de terminer, j’ai un petit conseil à donner à tous ceux qui envisagent, même un tout petit peu, de poursuivre des études ou une carrière en STIM : lancez-vous! On ne sait jamais, vous pourriez découvrir que cela vous plaît!

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