Gabrielle Gascon, spécialiste des sciences physiques, Environnement et Changements climatiques Canada

Gabrielle Gascon est spécialiste des sciences physiques à Environnement et Changements climatiques Canada. Elle se rend presque chaque jour au travail à bicyclette. Dans ses temps libres, elle aime cuisiner, faire de la randonnée, faire du ski et entretenir son jardin.

D’aussi loin que je me souvienne, j’étais attirée par la météo : de trouver des formes dans de petits cumulus à jouer à l’extérieur durant une tempête de neige. Voulant en savoir davantage sur l’atmosphère, je me suis inscrite à l’Université McGill en météorologie et en océanographie.

Réalisation de levés cinématiques par GPS sur le glacier Belcher, qui est tributaire du glacier de la calotte glaciaire de Devon (mai 2011).

Réalisation de levés cinématiques par GPS sur le glacier Belcher, qui est tributaire du glacier de la calotte glaciaire de Devon (mai 2011).

Durant mes études de premier cycle, je n’envisageais pas une carrière en recherche. On m’a toutefois offert de participer au programme de recherche Storm Studies in the Arctic et j’ai profité de l’occasion pour obtenir une maîtrise en science atmosphérique à l’Université McGill. Dans le cadre du programme de recherche, je me suis rendue à Iqaluit pour participer pendant deux mois à une campagne menée sur le terrain afin d’étudier la dynamique des violentes tempêtes hivernales. Sur l’un de nos vols de recherche à bord du Convair-580 de RNCan, nous avons survolé la calotte glaciaire Penny sur l’île de Baffin. J’étais stupéfaite de voir cet immense glacier et je me suis mise à me poser une tonne de questions au sujet du système terrestre, des questions auxquelles je n’avais pas de réponse.

Installation d’un appareil pour prises de vues à intervalle afin de suivre l’évolution d’un moulin sur le glacier Belcher (mai 2012).

Installation d’un appareil pour prises de vues à intervalle afin de suivre l’évolution d’un moulin sur le glacier Belcher (mai 2012).

Avec toutes ses questions en tête, j’ai fait mes bagages et je suis déménagée à Edmonton pour obtenir un doctorat en glaciologie et en science atmosphérique à l’Université de l’Alberta. Mon projet de recherche visait à comprendre les interactions glace-atmosphère dans l’Arctique canadien. J’ai aimé travailler sur le terrain sur la calotte glaciaire de Devon, au Nunavut, pour prendre des mesures glaciologiques et météorologiques. Je devais conduire une motoneige, utiliser un géoradar pour recueillir de l’information sur la stratigraphie glaciaire, installer des appareils pour prises de vues à intervalle et prendre des mesures GPS pour suivre le mouvement des glaces. En rétrospective, mon plus grand bonheur durant mes études supérieures a été la possibilité de combiner mes travaux de recherche, mon travail sur le terrain et l’enseignement.

Utilisation d’un GPS pour évaluer la réalité de terrain d’une falaise pour le géoréférencement d’images satellites (mai 2012)

Utilisation d’un GPS pour évaluer la réalité de terrain d’une falaise pour le géoréférencement d’images satellites (mai 2012)

Maintenant, à titre de spécialiste des sciences physiques à Environnement et Changements climatiques Canada, je contribue aux capacités du pays en matière de prévisions météorologiques dans l’Arctique grâce à de nouvelles recherches appliquées novatrices.

Si j’avais un conseil à donner aux jeunes chercheurs, je leur dirais de vivre leur passion et de profiter des occasions qui s’offrent à eux.

Gabrielle profitant du soleil durant une pause sur la calotte glaciaire de Devon (mai 2011)

Gabrielle profitant du soleil durant une pause sur la calotte glaciaire de Devon (mai 2011)

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