Suivre de fantastiques machines volantes grâce à la technologie

Pour Keith Hobson, docteur et chercheur scientifique de la Direction des sciences de la faune et du paysage d'Environnement et Changement climatique Canada, la technologie a ouvert une fenêtre imprévue sur la migration des oiseaux. Elle a également aidé des étudiantes colombiennes de cycles supérieurs, Ana-Maria Gonzalez et Camila Gomez.

L’an dernier, M. Hobson et les étudiantes ont utilisé des radio-émetteurs recyclés de la taille d’une pièce de 10 cents et pesant un demi-gramme pour suivre la Les liens vers les sites Web qui ne relèvent pas de l'autorité d'Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) sont fournis aux utilisateurs uniquement pour des raisons de commodité. ECCC n'est pas responsable de l'exactitude, de l'actualité ou de migration de 19 Grives à joues grises et Grives à dos olive (en anglais seulement) de leurs zones d’hivernage à la région boréale du Canada.

L’étude était à l’origine destinée à découvrir les endroits où ces oiseaux font escale et passent l’hiver en Colombie. Elle a cependant permis d’obtenir des renseignements inattendus sur les mouvements de ces oiseaux bien au-delà de ces sites.

« Certains résultats des projets de baguage n’avaient pas été suffisamment efficaces pour nous donner une bonne image de leur migration », a déclaré M. Hobson. En plus d’un siècle de baguage, seules quelques grives ont été effectivement observées de nouveau. Compte tenu des probabilités, M. Hobson et les étudiantes ne s’attendaient pas à obtenir d’autres données que celles sur les déplacements des oiseaux à leur site d’étude en Colombie.

Au retour des grives en Amérique du Nord, leurs radio-émetteurs ont été détectés par les tours du système Motus exploitées par Études d’oiseaux Canada. Fait encore plus surprenant, M. Hobson a enregistré un taux de nouvelle observation de 50 % des radio-émetteurs posés sur les Grives à joues grises.

« Ces espèces d’oiseaux sont d’emblématiques voyageuses de longue distance. Il est difficile de préserver ces oiseaux si l’on ne sait pas où ils vont, a déclaré M. Hobson. Si nous pouvons préserver leur habitat en Colombie, et nous savons qu’ils y font escale pour se nourrir de fruits et de baies près des plantations de café, nous pourrons prendre des mesures afin de préserver ces fantastiques machines volantes. »

Photo : Grive dotée d’un radio-émetteur

Hobson

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