Lisa Fernando, gestionnaire de laboratoire à haut niveau de confinement

Lisa enfilant une combinaison de confinement de niveau 4 pour se préparer à entrer dans le laboratoire à haut niveau de confinement.
Lisa enfilant une combinaison de confinement de niveau 4 pour se préparer à entrer dans le laboratoire à haut niveau de confinement.

Lisa Fernando travaille à Winnipeg (Manitoba) au Laboratoire national de microbiologie (LNM) de l’Agence de la santé publique du Canada. Lisa est titulaire d’un baccalauréat ès sciences avec spécialisation en biologie de l’Université de Winnipeg et d’une maîtrise ès sciences en microbiologie médicale de l’Université du Manitoba.

Découvrez la toute première femme à gérer le laboratoire canadien de niveau de confinement 4 de l'Agence de la santé publique du Canada qui abrite certaines des maladies les plus mortelles du monde. Dynamiques, influentes et complexes ne sont que quelques façons de décrire les responsabilités de Lisa dans ses fonctions de gestion du laboratoire de haut niveau de confinement du LNM. Elle commence la plupart des jours en répondant aux questions du personnel à propos des procédures de confinement de niveau 4, de la formation et des horaires. Elle entre ensuite dans le laboratoire en activité avec des stagiaires pour offrir de la formation individuelle. Selon Lisa, l’aspect le plus difficile de l’emploi est de trouver un équilibre entre l’augmentation des besoins en recherche d’une part et les contraintes relatives à l’espace et à la dotation de l’autre.

Son emploi comme gestionnaire de laboratoire à haut niveau de confinement est assez unique. Il exige beaucoup de collaboration avec de nombreux groupes différents pour veiller à ce que le laboratoire fonctionne en toute sécurité.

Elle est aussi responsable du programme international de formation pour le niveau de confinement 4. « Des laboratoires de niveau 4 sont en construction partout dans le monde, mais une grande partie du personnel n’est pas formé pour travailler dans ces laboratoires à haut niveau de confinement », explique Lisa. « Parce que le LNM est un laboratoire à haut niveau de confinement en activité, nous pouvons répondre à ce besoin de formation particulier. »

Quand l’emploi lui a été offert en 2013, Lisa a hésité à accepter. Après dix ans de travail pour le projet de vaccin contre le virus Ebola (VSV-EBOV), la gestion du laboratoire était une autre paire de manches.

Lisa travaillant avec des échantillons dans l’enceinte de biosécurité.
Lisa travaillant avec des échantillons dans l’enceinte de biosécurité.

Qu’est-ce qui l’a donc convaincue d’accepter le poste? Son patron lui a dit que si elle n’aimait pas ça après trois mois, elle pourrait revenir à la recherche. Cinq ans plus tard, elle y est toujours et aime vraiment son travail. Elle dit que son emploi lui convient parce qu’elle est une excellente communicatrice, qu’elle a des attentes claires et qu’elle aime réunir des gens pour améliorer des systèmes.

Même s’il n’y a qu’une demi-douzaine de femmes qui travaillent dans le laboratoire à haut niveau de confinement du LNM, Lisa s’est fixé comme priorité de rendre le laboratoire de confinement de niveau 4 plus accessible aux femmes. De simples changements dans l’aménagement du laboratoire, comme abaisser les points d’accès aux entrées d’air et modifier la salle des combinaisons à l’intention des femmes, ont été bénéfiques.

Lisa croit fermement que son succès découle des nombreuses opportunités que ses mentors lui ont offertes tout au long de son parcours. Lisa a entrepris une carrière dans le laboratoire de confinement de niveau 4 parce que pendant ses travaux de recherche à la maîtrise, elle était entourée d’une équipe qui faisait des travaux en haut niveau de confinement. Des mentors l’ont encouragée à sortir de sa zone de confort et lui ont offert des occasions où ils savaient qu’elle excellerait, même si elle-même ne s’en rendait pas compte. Elle fait maintenant la même chose pour les femmes dans son programme qui peuvent avoir besoin d’encouragement et de soutien. Elle veut que les femmes en science, en technologie, en ingénierie et en mathématiques (STIM) voient à quel point une carrière en haut niveau de confinement peut être sûre et valorisante.

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