De A à Zika : avions, bébés et moustiques du Canada

Le virus Zika est un virus habituellement transmis par les moustiques présents dans les climats tropicaux. Il cause généralement des symptômes bénins – maux de tête, faiblesse et fièvre – qui ne durent que quelques jours. En fait, certaines personnes infectées ne s’en rendent même pas compte.

Ce qui est inquiétant, c’est que le virus Zika peut être extrêmement dangereux pour un enfant à naître, car il peut causer de graves anomalies congénitales, comme la microcéphalie. Les bébés qui en sont atteints ont une petite tête mal formée, ce qui nuit au développement du cerveau. C’est pourquoi les professionnels de la santé vous recommandent de retarder vos projets de grossesse si vous ou votre partenaire êtes allé dans une région touchée par le virus Zika.

Le personnel de l’unité des zoonoses d’origine virale du Laboratoire national de microbiologie réalise des tests de dépistage du virus Zika.

Le personnel de l’unité des zoonoses d’origine virale du Laboratoire national de microbiologie réalise des tests de dépistage du virus Zika.

En général, les cas d’infection à virus Zika au Canada sont moins nombreux qu’ailleurs dans le monde, et le risque pour les Canadiens qui se rendent dans des pays ayant récemment déclaré ou continuant de déclarer des cas est faible. Au 28 février 2018, un total de 558 cas d’infection à virus Zika liés à des voyages a été recensé au Canada.

De la pouponnière au laboratoire

Des scientifiques du Laboratoire national de microbiologie (LNM) qui étudient le virus Zika ont récemment montré qu’on pouvait prévenir et traiter l’infection chez les souris au moyen d’anticorps humains. Si ce n’est pas la première étude portant sur des traitements à base d’anticorps contre le virus Zika, la recherche du LNM (en anglais seulement) est l’une des plus détaillées en son genre. D’autres laboratoires poursuivent maintenant les travaux afin de déterminer quels autres animaux pourraient bénéficier de ce traitement.

Le LNM a par ailleurs amélioré et mis en place rapidement des épreuves de laboratoire pour le diagnostic de l’infection chez les Canadiens. En 2017, il a réalisé 22 659 tests sur 14 947 échantillons.

Une scientifique de l’ASPC effectue des tests de diagnostic par l’extraction d’acides nucléiques de plusieurs échantillons de virus Zika.

Une scientifique de l’ASPC effectue des tests de diagnostic par l’extraction d’acides nucléiques de plusieurs échantillons de virus Zika.

Les scientifiques du LNM tentent également de savoir si différentes espèces de moustiques du Canada peuvent être infectées par le virus Zika et le propager, de même que d’autres maladies transmises par des moustiques.

Dans une étude de 2017 (en anglais seulement), ils ont examiné plusieurs espèces de moustiques trouvées dans le sud du Manitoba afin de déterminer leur réceptivité à l’infection et leur capacité de transmettre le virus Zika. Ils ont découvert que, même si le virus pouvait se multiplier dans de nombreuses espèces, il ne pouvait être transmis que par une infime proportion (2 %) d’une seule espèce dans des conditions expérimentales. Notons que ces résultats ont été observés en laboratoire et que rien ne prouve que le phénomène se produise naturellement chez des populations locales de moustiques du Canada.

Le LNM mène également des recherches visant à évaluer des trousses de diagnostic commerciales qui détectent la présence d’anticorps du virus Zika dans le sang du patient. Ces trousses accéléreraient la communication des résultats d’analyse aux patients et aux professionnels de la santé.

Pour en savoir plus sur le virus Zika, veuillez consulter le site Canada.ca/virus-zika.

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