La réduction à l’échelle mondiale des superficies brûlées et des émissions depuis les années 1930 accroît la quantité de carbone absorbée par les terres

Comment pourrions-nous utiliser les modèles du système terrestre dans le but de fournir aux décideurs de meilleurs outils pour gérer les feux de forêt?

Une nouvelle étude réalisée par Vivek Arora et Joe Melton, des scientifiques d’Environnement et Changement climatique Canada qui travaillent à Victoria, en Colombie-Britannique, offre un élément de réponse.

Dans un récent article intitulé « Reduction in global area burned and wildfire emissions since 1930s enhances carbon uptake by land » et publié dans l’édition d’avril 2018 de la revue Nature Communications, Arora et Melton ont conclu qu’il y a eu une augmentation nette de la quantité de dioxyde de carbone (CO2) absorbée par les terres de 1960 à 2009. On sait que lorsque le CO2 est émis dans l’atmosphère, environ la moitié est absorbée par les terres et les océans, et les auteurs ont montré que ce phénomène avait augmenté en raison d’une diminution des incendies.

Dans le cadre de leur étude, les scientifiques d’Environnement et Changement climatique Canada Vivek Arora et Joe Melton examinent comment les modèles du système terrestre canadien pourraient être utilisés dans le but de fournir aux décideurs de meilleurs outils pour gérer les feux de forêt.

Dans le cadre de leur étude, les scientifiques d’Environnement et Changement climatique Canada Vivek Arora et Joe Melton examinent comment les modèles du système terrestre canadien pourraient être utilisés dans le but de fournir aux décideurs de meilleurs outils pour gérer les feux de forêt.

L’augmentation de la population accroît le nombre d’incendies causés par l’homme, mais elle fait également diminuer le nombre de feux de forêt, notamment en réduisant la quantité de feux de forêt qui sont causés par les activités humaines. Par exemple, une hausse des terres cultivées entraîne une réduction nette de la superficie totale de terres brûlées, car les milieux gérés sont moins susceptibles de brûler que les milieux naturels. De plus, un milieu fragmenté prévient les feux et freine leur progression. Par conséquent, depuis les années 1930 environ, la croissance des densités de population à l’échelle mondiale a eu comme effet net de réduire les feux de forêt.

Arora et Melton utilisent un élément du Modèle du système terrestre canadien pour illustrer le rôle des feux de forêt dans la modification de la quantité de carbone absorbée par les terres, ce qui offre une vue d’ensemble à l’échelle de la planète. Cependant, les résultats diffèrent dans certaines parties du monde, notamment au Canada. En effet, on a observé une hausse des feux dans nos forêts boréales, et non une baisse comme on le voit à l’échelle mondiale. Les auteurs espèrent un jour utiliser le modèle pour prévoir l’évolution des feux au Canada et anticiper leur nombre pour les 50 à 100 prochaines années.

Selon Arora, ces connaissances seront importantes pour les responsables des politiques et les décideurs, qui pourront s’en servir pour améliorer la préparation aux feux de forêt et les mesures d’intervention. « Par exemple, combien d’argent devrons-nous dépenser dans l’avenir pour combattre les incendies? »

Si vous voulez en apprendre davantage sur les travaux du Centre canadien de la modélisation et de l’analyse climatique d’Environnement et Changement climatique Canada, cliquez ici.

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