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Domaines défis

  1. Harmoniser des efforts, des plans et du financement autour de priorités communes
  2. Faire progresser le partage des infrastructures
  3. Bénéficier du soutien des sciences en matière de politiques publiques, de réglementation et de prise de décision
  4. Encourager l’innovation et la commercialisation des connaissances et des technologies
  5. Travailler en vue de donner une voix cohérente à la communauté des sciences océaniques dans les forums internationaux
  6. Communiquer les technologies et des sciences océaniques

Les séances de développement de la conscience communautaire qui ont été présentées par les principaux conférenciers ont été complétées dans le programme par des séances en petits groupes. Ces dernières ont abordé des défis et des possibilités plus spécifiques, et avaient pour but de faire progresser des initiatives liées chacun des six domaines défis.  Les discussions concernant les six domaines défis ont porté sur les énoncés du « futur idéal » ayant été formulés à l’occasion de l’atelier de l’AROC de 2017. En d’autres termes, ces énoncés décrivent l’avenir que la communauté voudrait construire collectivement pour mieux coordonner les TSO au Canada. Ces séances sur les domaines défis ont été suivi par des séances de panels spéciaux afin de faire progresser les initiatives connexes et de tracer la voie à suivre. Pour chaque domaine défi, les discussions menées dans ces séances de panels spéciaux visaient à aborder trois questions clés :

Des leaders provenant de la communauté de l’AROC ont pris les devants et ont décidés de diriger les efforts déployés pour chacun des six domaines défis. Ce sont des personnes clés au sein de la communauté canadienne des TSO lorsque vient le temps d’obtenir des renseignements sur le domaine défi, et de déployer des efforts pour le développer.

 


1. Harmoniser des efforts, des plans et du financement autour de priorités communes

Futur idéal

« La communauté TSO s'est ralliée à une vision commune et inclusive entérinée par les membres et les décideurs. Une compréhension mutuelle et une harmonisation accrues ont facilité la mise à profit des actifs. Les mécanismes de financement de la recherche et des infrastructures sont mieux harmonisés et appuient efficacement le partage et l'utilisation de ces infrastructures. Les ressources (p. ex. l'information et les installations) et les coûts (p. ex. d'entretien) sont partagés. L'AROC facilitant la communication et créant des liens plus étroits, les organismes de financement investissent davantage dans le secteur, reconnaissant la valeur d'une meilleure collaboration. La coordination de la recherche par l'intermédiaire de l'AROC, notamment des activités en mer nationales et internationales, a permis d'améliorer la crédibilité du Canada dans les rencontres internationales. Les projets de l'AROC pour l'avenir bénéficient de l'appui du public, les Canadiens étant mieux renseignés sur la durabilité de nos océans ». Note de bas de page 1

Quels ont été les principaux résultats des discussions menées au cours de la séance?

Les discussions pour ce domaine défi comprenaient trois séances (panels d’experts) afin d’examiner un large éventail de possibilités de planification, de financement et de réseautage (voir l’annexe C pour consulter les résumés des séances) et d’aborder les sujets suivants :

Au cours de la séance d’ouverture, il a principalement été question des possibilités de financement offertes par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada et la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI). On a reconnu qu’au Canada et dans le monde entier, les universités et les collèges changent, s’adaptent et cherchent activement à transformer la nature et la portée changeantes de la recherche scientifique. Parmi les universités et les autres institutions scientifiques, de plus en plus de chercheurs et d’utilisateurs de la recherche pensent que les collaborations intersectorielles entre les organismes et les ministères sont de plus en plus importantes, et qu’elles sont probablement devenues la nouvelle norme. La FCI a donné un aperçu des principaux investissements qu’elle a réalisés dans l’infrastructure et des coûts de fonctionnement et d’entretien associés à des projets et à des installations de recherche océanographique, en mettant l’accent sur les collaborations et les réseaux (nationaux et internationaux).

Au cours de la deuxième séance de ce domaine défi, il a surtout été question des centres d’entreprise des sciences réunissant plusieurs partenaires dans deux installations du MPO : le Centre des pêches du Golfe, à Moncton, au Nouveau-Brunswick; et le Centre de recherche sur l’aquaculture et l’environnement, à Vancouver Ouest, en Colombie-Britannique. Ces centres sont en voie de devenir des pôles de recherche axés sur l’innovation et la collaboration qui favorisent l’établissement de partenariats entre les communautés scientifiques et universitaires, les groupes autochtones, les groupes d’entreprise, les partenaires du gouvernement, les organismes non gouvernementaux et le grand public.

La dernière séance a permis de donner des exemples de réseaux océaniques canadiens existants, et d’échanger des idées afin de favoriser une meilleure harmonisation et coordination de ces réseaux. Pour fournir des éléments probants aux fins de l’élaboration des politiques et de la prise de décisions, un nombre croissant de pays font appel à d’importants réseaux multidisciplinaires qui regroupent des chercheurs des sciences naturelles et sociales, et qui sont soutenus par le milieu universitaire, l’industrie, le gouvernement, les groupes autochtones et les collectivités locales. Le Canada a investi dans un certain nombre de réseaux océaniques de classe mondiale qui lui fournissent des connaissances intégrées relativement à ses principaux centres d’intérêts, et qui s’appuient considérablement sur certains points forts existants. Ces réseaux (même lorsqu’ils ont une portée pancanadienne ou mondiale) s’intéressent à des problèmes spécialisés et bien définis, et recueillent différents types de données. Ils peuvent toutefois se recouper : dans les zones géographiques, dans l’équipement utilisé et dans les approches d’analyse qui bénéficieraient grandement de meilleures collaborations et de nouvelles harmonisations au sein des réseaux. Les approches et les besoins uniques des collectivités autochtones ont été mis en évidence tout au long de l’élaboration de projets de recherche fondés sur leurs besoins, et favorisant leur autodétermination. Par ailleurs, on a aussi souligné l’importance de la mise en commun des renseignements et des données liées à l’infrastructure et à la recherche.

Les discussions ont permis d’examiner certaines possibilités et certains défis associés à ces différentes initiatives, et de s’intéresser à quelques mesures que la communauté canadienne des TSO pourrait prendre pour renforcer la collaboration autour de certaines priorités communes.

Quelles sont les prochaines étapes?

 

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2. Faire progresser le partage des infrastructures

Futur idéal

« Le Canada a conçu un plan à long terme, résilient et allant au-delà des priorités gouvernementales et politiques à court terme pour les infrastructuresNote de bas de page 2 de classe mondiale liées aux océans.

Un processus collaboratif amélioré pour l'établissement des priorités, la définition des enjeux et la planification de la recherche permet de déterminer les besoins en infrastructures. Avec l'ajout de nouveaux navires, la communauté gère les infrastructures de manière collective. Certaines ressources et infrastructures partagées liées aux océans, telles que la Station de recherche du Canada dans l'Extrême-Arctique, seront ouvertes par Savoir polaire Canada en 2017. Les intervenants ont une bonne connaissance des inventaires et de la capacité des partenaires, et des mécanismes efficaces sont en place pour gérer, partager et stocker les données. Le partage d'infrastructures a fait naître des partenariats productifs. Des solutions peu coûteuses et créatives aux enjeux en matière d'infrastructures maximisent la valeur des capacités existantes, pendant que se poursuit la recherche de manières améliorées de développer de nouvelles capacités » Note de bas de page 3.

Quels ont été les principaux résultats des discussions menées au cours de la séance?

Les discussions pour ce domaine défi comprenaient cinq séances (panels d’experts) afin d’examiner des enjeux liés au partage d’infrastructures (voir l’annexe C pour consulter les résumés des séances) et d’aborder les sujets suivants :

La séance d’ouverture a donné l’occasion de discuter des avantages et des défis découlant de l’observation coordonnée et collaborative des océans. Plusieurs activités d’observation des océans sont organisées au Canada, mais qu’elles sont peu harmonisées et que plusieurs d’entre elles ne sont pas viables. À l’échelle nationale, il faut coordonner les programmes afin de rassembler des données provenant de nombreuses sources : des balises qui recueillent des données sur le vent et les vagues, des navires qui examinent les stocks de poissons, et des satellites qui fournissent des images depuis l’espace. Les investissements dans l’observation des océans porteront leurs fruits puisqu’ils permettront de renforcer la coordination et la collaboration, grâce à l’adoption d’une approche intégrée et ambitieuse.

La deuxième et la troisième séance ont permis d’aborder les défis liés à l’accroissement de la capacité des navires pour la recherche en mer, alors que les nouvelles demandes d’observations et d’avis scientifiques doivent faire face à une diminution des capacités de l’infrastructure. Les discussions ont porté sur la situation actuelle et les pronostics, puis sur les plans et les possibilités d’adopter de nouvelles approches pour accroître la capacité des navires de recherche, et tout particulièrement de ceux qui permettent d’effectuer des recherches multidisciplinaires et des déploiements complexes au large des côtes et dans l’Arctique canadien. La situation actuelle confirme qu’il faut mettre en place un mécanisme national pour mieux coordonner l’accès des organisations de recherche océanographique aux navires scientifiques existants, et développer une vision stratégique commune pour l’exploitation des infrastructures actuelles et à venir. La coordination et le partage des infrastructures ne datent pas d’hier. Le groupe a discuté d’excellents exemples de façons dont les communautés des sciences océaniques ont su se regrouper en vue de mettre en commun des ressources et de travailler en collaboration.

La quatrième séance a permis d’examiner l’infrastructure d’observation, et de remarquer que la capacité recueillir des données océanographiques s’est considérablement améliorée au cours des dernières décennies. Plusieurs nouvelles plateformes sont apparues, et des capteurs permettent maintenant de mesurer non seulement la température et la salinité, mais aussi la chlorophylle, les nutriments et d’autres propriétés biogéochimiques et biologiques. Nous sommes arrivés à la conclusion qu’au Canada les scientifiques doivent travailler ensemble afin de mieux partager les systèmes qui sont en place, mais qui sont dispersés géographiquement et au sein de différentes organisations gouvernementales, privées ou universitaires. Les experts ont aussi examiné les capacités actuelles en matière de mesures fixes et mobiles, certains capteurs en cours d’élaboration, ainsi que des possibilités d’avenir.

La cinquième séance portant sur ce domaine défi a mis l’accent sur les données scientifiques sur les océans. Les sciences océaniques dépendent de plus en plus de technologies de télédétection sophistiquées qui produisent de grands volumes de données devant être normalisées, faire l’objet d’un contrôle de la qualité, et être communicables et accessibles. La séance a permis de discuter des avantages liés à l’adoption d’approches harmonisées à l’échelle nationale en matière de gestion des données sur les océans, de communications et de coordination de la gestion des données de recherche, des normes internationales et du leadership du Canada, et à la possibilité de nouer un partenariat entre les universités, l’industrie et le gouvernement relativement aux données scientifiques sur les océans. Le groupe a reconnu qu’il est désirable et important de faciliter le partage des données océanographiques provenant des organisations autochtones.

Au cours des cinq séances, les discussions ont reconnu que bien qu’il y a une volonté dans la communauté de faire progresser le partage des infrastructures, il y a couramment une certaine inertie qui doit être traité. À court terme, il faudra lancer des initiatives à plus petite échelle qui aideront à insuffler l’élan nécessaire. Nous devrons aussi définir des objectifs à atteindre à plus long terme autour desquels la communauté pourrait se rallier. Les infrastructures sont « rassembleuses » puisque les discussions menées à leur sujet ont permis de mettre à profit de l’expertise liée aux navires, à l’équipement des TSO, aux laboratoires et aux données.

Les discussions ont noté que certaines pratiques exemplaires pourront être mises en œuvre afin de renforcer et d’accroître les capacités du Canada à l’avenir. La communauté canadienne des TSO devra saisir les nouvelles possibilités émergentes à l’échelle mondiale dans le domaine des océans (p. ex., le G7 a mis l’accent sur les océans et l’observation des océans). Une approche en matière d’une campagne de la communauté de pratique est raisonnable. Elle pourrait permettre à la communauté de travailler de façon constructive sur des éléments facilement gérables, ce qui pourrait entraîner du succès.

Quelles sont les prochaines étapes?

 

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3. Bénéficier du soutien des sciences en matière de politiques publiques, de réglementation et de prise de décision

Futur idéal

« Le gouvernement utilise les résultats de la recherche océanique obtenus à l'externe en les intégrant à sa base de données probantes, et les ministères disposent de stratégies afin d'internaliser la manière dont ces résultats externes de TSO servent à orienter les politiques. Les réseaux contribuent à des activités collaboratives efficaces et à l'intégration entre le gouvernement et les organismes externes. La relation entre le Service canadien des glaces (SCG) et l'Agence spatiale canadienne (ASC) constitue un exemple de cette dynamique, dans laquelle l'ASC sert de canal permettant l'accès à l'ensemble de l'industrie et du domaine du savoir de l'aérospatiale. Dans l'avenir, les mécanismes de partage du savoir et les gains d'efficacité déjà en place entre le gouvernement, l'industrie et le secteur universitaire seront pleinement mis à profit, générant un niveau élevé de collaboration et de confiance. Le secteur universitaire s'assurera également que ses recherches s'inscrivent dans les domaines de priorité du MPO et qu'elles sont conformes aux considérations dictées par les politiques publiques et les besoins des utilisateurs, du gouvernement comme de l'industrie. Des systèmes de communication robustes comprenant des discussions collaboratives sur les priorités et des normes sur l'accès et la gestion des données sont en place pour faciliter l'engagement communautaire et la coordination des besoins en recherche »Note de bas de page 4.

Quels ont été les principaux résultats des discussions menées au cours de la séance?

Les discussions pour ce domaine défi comprenaient quatre séances (panels d’experts) liés à la science afin de soutenir l’élaboration des politiques publiques et de la réglementation, ainsi que le processus de prise de décisions (voir l’annexe C pour consulter les résumés des séances) et d’aborder les sujets suivants :

La première séance a donné l’occasion d’apprendre à connaître plusieurs ministères fédéraux qui utilisent les produits de la recherche en TSO afin d’élaborer des politiques et de prendre des décisions. Une collaboration plus efficace dans l’ensemble de l’écosystème scientifique océanique canadien permettra de mieux harmoniser, dans l’ensemble, les produits du programme de recherche des praticiens des sciences des océans avec les renseignements et les conseils dont les gestionnaires et les décideurs ont besoin pour élaborer des règlements et prendre des décisions.

La deuxième séance liée à ce domaine défi s’est penché sur les lacunes émergentes dans les connaissances, les enjeux stratégiques, ainsi que les exigences et les défis liés à la recherche sur l’océan Arctique, du point de vue des habitants du Nord et d’autres experts de l’océan Arctique. Au fur et à mesure que le climat se réchauffe et que les eaux libres dans l’océan Arctique deviennent de plus en plus répandues, de nouveaux défis se présentent, et les cadres stratégiques et réglementaires doivent évoluer au même rythme. Les enjeux liés à des activités éventuelles dans l’océan Arctique ont été mis en évidence et évalués, et les principales lacunes dans les connaissances ont été examinées.

La troisième séance a permis de réunir des spécialistes de l’océanographie géologique, physique et biologique, ainsi que des gestionnaires des océans, pour discuter des problèmes liés à l’intégration de la cartographie géologique du fond marin aux initiatives de planification spatiale marine. L’intégration des renseignements géologiques à la planification spatiale marine et à la gestion des problèmes nécessite une culture de collaboration qui est actuellement développée de façon partielle uniquement au niveau local, mais n’est pas systématiquement soutenue par les politiques publiques.

La quatrième séance a mis l’accent sur la prise de meilleures décisions, grâce à l’établissement d’un lien entre les sciences naturelles et les sciences sociales. Nous avons insisté sur le fait que les décisions liées aux océans, à leur utilisation et à leur avenir ne peuvent pas être prises sans connaître les sciences naturelles et les différents aspects humains (économiques, sociaux, culturels, juridiques, etc.). Même si, pour l’instant, la capacité du gouvernement fédéral à fournir les connaissances requises relativement aux aspects humains des océans est limitée, des établissements d’enseignement, ainsi qu’un grand nombre d’organisations autochtones et d’organismes non gouvernementaux du Canada ont développé une solide expertise en la matière. Nous avons aussi discuté des défis liés à la mise en place et au maintien des liens entre les sciences naturelles et les sciences sociales, ainsi que du rôle joué par les sources de connaissances autochtones, locales et des utilisateurs de l’océan. Par ailleurs, nous avons aussi parlé d’éducation et de sensibilisation au cours de cette séance. Selon nous, ces activités s’avèrent importantes afin de favoriser le recours aux données scientifiques.

Au cours des discussions des séances liées à ce domaine défi, plusieurs points importants ont été dégagés. Le premier d’entre eux était lié à la nécessité d’accroître la sensibilisation et de favoriser la mise en commun des données et des connaissances, et ce, à l’échelle locale, régionale, nationale  et internationale. Il peut s’avérer difficile de bien comprendre le large éventail de données, de connaissances et de formes de savoir qui existe au Canada, mais il faut opérer une synthèse. Il faut promouvoir et encourager la participation des collectivités autochtones aux activités scientifiques, pour soutenir l’élaboration des politiques publiques et de la réglementation, ainsi que le processus de prise de décisions. Plusieurs collectivités canadiennes, et plus précisément du nord du Canada, sont côtières (situées à proximité de l’océan et des terres) et il faut répondre à leurs besoins sur le plan scientifique.

Un deuxième point associé à ce domaine défi était la nécessité de privilégier une approche plus inclusive lors de la production de données scientifiques visant à soutenir l’élaboration de politiques publiques. Une approche inclusive devrait s’efforcer de prendre davantage de temps pour tenir compte des besoins des utilisateurs, y compris des peuples autochtones. Nous savons qu’il y a une étonnante diversité de situations sur les trois côtes canadiennes, mais il y a tout de même des similitudes, comme le rythme rapide des changements qui se produisent dans tous les océans du Canada. En comprenant mieux les besoins des Canadiens, nous pourrons nous assurer que la science pose les questions pertinentes et aborde les enjeux clés. Nous pourrons ainsi approfondir nos connaissances, améliorer nos politiques et prendre de meilleures décisions et, en fin de compte, mieux servir les Canadiens.

Quelles sont les prochaines étapes?

 

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4. Encourager l’innovation et la commercialisation des connaissances et des technologies

Futur idéal

« Le Canada demeure un leader mondial dans la collecte de données océanographiques. Ces données sont rendues publiques en temps réel, et les membres de la communauté scientifique sont formés pour les utiliser. Les données ouvertes aident à résoudre l'enjeu de la commercialisation en contribuant à alimenter les entreprises privées désirant mener des recherches et à générer des activités commerciales dans ce domaine. Les nouvelles technologies font avancer la science et créent des opportunités à l'échelle mondiale pour les technologies océaniques canadiennes. L'industrie établit plus rapidement des liens avec les chercheurs et est en mesure de générer des connaissances pouvant être commercialisées.

Les acteurs essentiels répertoriés dans la commercialisation du savoir et de la technologie trouvent des manières créatives d'accroître le potentiel du marché. L'engagement et la participation des communautés et des utilisateurs de la TSO ont apporté de la résilience au système. Un système plus résilient d'innovation dans les sciences de la mer a également généré de nouveaux investissements. La commercialisation sur des marchés plus importants soutient en retour la recherche et la technologie dans une relation cyclique bénéfique.

Des communications améliorées et des réseaux intégrés qui relient les ministères, les provinces, les organisations autochtones et les petites et moyennes entreprises (PME) de l'ensemble du pays attirent l'attention sur les enjeux nationaux, permettent de mieux tirer parti des experts et créent de nouvelles possibilités de carrière dans le domaine de la TSO» Note de bas de page 5.

Quels ont été les principaux résultats des discussions menées au cours de la séance?

Les discussions pour ce domaine défi comprenaient trois séances (panels d’experts)sur l’innovation et la commercialisation du savoir et des technologies (voir l’annexe C pour consulter les résumés des séances) et d’aborder les sujets suivants :

Quelques-unes des principales initiatives récentes au Canada qui offriront d’importantes possibilités de collaboration dans le secteur des technologies marines à l’échelle nationale ont été présentées par le premier groupe d’experts. Parmi les nouvelles initiatives présentées étaient l’Ocean Technology Alliance of Canada (OTAC), la supergrappe de l’économie océanique du Canada, et le Plan de protection des océans. Les discussions ont ensuite permis d’examiner des possibilités de collaboration entre l’industrie, le milieu universitaire et les organismes gouvernementaux.

La deuxième séance a ensuite abordé les défis liés au développement des technologies marines au Canada. Plus précisément, cette séance a permis de mieux comprendre certains problèmes qui pourraient être résolus afin de faciliter la commercialisation des connaissances et des technologies océaniques. Voici certains aspects dont il a été question au cours des discussions : des mécanismes améliorés de communication et de coordination au sein des entreprises de TSO canadiennes.

La troisième séance a exploré les possibilités liées aux technologies océaniques au Canada. Les technologies océaniques appartiennent à un certain nombre de secteurs verticaux classiques comme : la défense et la sécurité maritime, l’observation des océans, l’énergie maritime (renouvelable et extractive), le transport maritime, le tourisme maritime, la pêche de capture et l’aquaculture. À ce titre, un certain nombre de chaînes d’approvisionnement particulières peuvent être mises en évidence dans ces secteurs verticaux : l’exploitation du pétrole en mer et les activités sous-marines, la surveillance aux fins de défense, les sciences océaniques, la construction navale et les systèmes embarqués, la biotechnologie, ainsi que les pêches et l’aquaculture.

Les discussions liées à ce domaine défi ont mis en évidence l’importance de la communication et de la collaboration afin d’examiner les programmes actuels et de mieux comprendre les capacités des différents groupes. L’OTAC a pris les devants et elle s’est portée volontaire afin de diriger les travaux réalisés avec d’autres secteurs du gouvernement et du milieu universitaire, pour favoriser la collaboration avec l’industrie.

L’établissement de priorités et le renforcement de la coordination sont aussi des éléments considérés importants puisque les divers secteurs des technologies marines ont des objectifs diversifiés. Le gouvernement doit remplir son mandat, assumer ses responsabilités, et fournir certains programmes d’aide financière, alors que les acteurs de l’industrie se livrent à une concurrence féroce. Il est important de comprendre comment accéder aux possibilités de financement puisque de nouveaux programmes sont continuellement mis en place.

Enfin, nous considérons que la récente création de la supergrappe de l’économie océanique nous donne l’occasion de faciliter la commercialisation et de favoriser les innovations liées aux océans. Au fur et à mesure que la supergrappe évoluera au cours des prochains mois, elle pourrait être amenée à jouer un rôle important en favorisant un renforcement de la coordination.

Quelles sont les prochaines étapes?

  

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5. Travailler en vue de donner une voix cohérente à la communauté des sciences océaniques dans les forums internationaux

Futur idéal

« Le Canada est bien représenté par des experts dans les principaux forums internationaux et parle d'une seule voix qui représente la vision de la communauté de la recherche océanique. Les occasions de participer à des conférences et des réunions sont identifiées, priorisées et coordonnées. L'AROC collabore avec d'autres groupes au Canada et avec Affaires mondiales Canada afin de déterminer les points d'entrée dans quelques réunions précises et d'optimiser la représentation. Les priorités canadiennes en recherche océanique documentent et déterminent les engagements internationaux (p. ex. avec des réseaux tels que le Conseil international pour l'exploration de la mer (CIEM) et l'Organisation des sciences de la mer pour le Pacifique Nord (PICES).

L'AROC joue un rôle de leader dans la coordination de la participation nationale aux conférences internationales « Our Ocean ». Les connaissances acquises par les délégués participant aux conférences internationales sont ensuite diffusées dans tout le Canada. Des priorités de recherche adéquatement financées et des relations bien établies avec la communauté des PME au Canada constituent les clés de ce succès. Les Canadiens sont toujours recherchés à titre de leaders mondiaux et de partenaires dans des projets internationaux. L'AROC collabore avec les dirigeants de pays développés comme en voie de développement afin d'augmenter les ressources partagées dans le cadre d'initiatives de recherche bénéficiant d'un financement important »Note de bas de page 6.

Quels ont été les principaux résultats des discussions menées au cours de la séance?

Les discussions pour ce domaine défi comprenaient trois séances (panels d’experts) sur les forums internationaux (voir l’annexe C pour consulter les résumés des séances) et d’aborder les sujets suivants :

La première séance a énuméré les raisons que les chercheurs canadiens, les intervenants du secteur des océans, ainsi que les représentants des secteurs publics et privés, devraient participer aux projets de collaboration avec l’Europe, grâce au programme Horizon 2020 (le programme-cadre de recherche et d’innovation le plus important de l’UE, avec près de 80 milliards d’euros de financement disponible sur 7 ans). Même si le programme Horizon 2020 n’offre pas de financement directement aux Canadiens, il est possible de participer à ce programme grâce à des « projets miroirs » pour lesquels quelques mesures de soutien peuvent être mises en place. Par ailleurs, l’Alliance de recherche de l’océan Atlantique (AORA), conclue entre le Canada, l’UE et les É.-U., et établis par la déclaration de Galway sur la coopération dans l’océan Atlantique, offre un cadre permettant de créer des possibilités dans l’ensemble de l’océan Atlantique.

La deuxième séance se portait à la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable qui sera organisée de 2021 à 2030. Cette initiative a été annoncée à l’occasion de la 72e Assemblée générale des Nations Unies, et son objectif est d’amorcer la détérioration de la santé des océans en cernant des mesures qui assureront le développement durable des milieux marins. Les discussions menées ont examiné les raisons pour lesquelles l’adoption d’une approche intégrée et coopérative pourrait permettre de relever efficacement les défis auxquels nos océans sont confrontés. Certaines avancées scientifiques majeures liées à la Décennie des Nations Unies pourraient permettre de cartographier la totalité des fonds océaniques et de mettre au point des systèmes d’observation des grands fonds marins. Les discussions ont relevé la nécessité de changer notre façon de percevoir les océans. Il faut reconnaître qu’il y a un seul système océanique, et que le changement climatique nous a appris que nous devons changer la façon dont nous observons les océans. Il sera essentiel de collaborer avec les collectivités autochtones si l’on veut atteindre les objectifs de la Décennie des Nations Unies. Les collectivités autochtones ont accès à un vaste corpus de savoirs autochtones en constante évolution, et elles sont en train de développer leurs capacités en matière de recherche et de gestion collaborative.

La troisième séance se portait aux forums internationaux au cours desquels le Canada joue un rôle de premier plan lorsque l’on discute de l’avenir des sciences océaniques, et qui s’avèrent essentiels afin de travailler ensemble à l’avancement des objectifs liés aux océans. Ces nouvelles initiatives sont très variées et comprennent notamment la présidence canadienne du G7, un Défi innovation jeunesse pour les océans, et la Charte bleue du Commonwealth sur l’observation océanique que le Canada s’est engagé à appuyer sans réserve. Le Canada s’efforce de favoriser l’atteinte des objectifs du Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies, et plus précisément de l’objectif 14 de ce programme, visant à conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable.

Les discussions, ont noté qu’il existe une multitude de possibilités de collaboration à l’échelle internationale dans le domaine de TSO à l’heure actuelle. Il faut néanmoins apprendre à mieux connaître les plateformes et les mécanismes auxquels la communauté canadienne des TSO peut avoir recours pour collaborer avec la communauté internationale, et ainsi relever les défis nationaux et mondiaux qui sont liés aux TSO.

Quelles sont les prochaines étapes?

  

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6. Communiquer les technologies et des sciences océaniques

Futur idéal

« Établir des communications régulières entre les gouvernements, les organismes autochtones des sciences de la mer, les universités et les organismes non gouvernementaux, en vue de favoriser l'intégration du savoir et les compétences de tous les intervenants en appui aux prises de décisions. Une culture de la communication améliorée soutiendrait la coordination de la « vue d'ensemble » des occasions d'innover, plutôt que de projets fragmentés »Note de bas de page 7.

Quels ont été les principaux résultats des discussions menées au cours de la séance?

L’atelier de l’AROC de 2017 a permis de mettre en évidence les défis liés à la collaboration dans le domaine des sciences océaniques, ainsi que le futur idéal venant tout juste d’être énoncée. L’un des enjeux transversaux signalés pour favoriser ce futur idéal est lié aux communications, et aux défis à relever pour trouver des renseignements sur les activités de recherche océanographique et créer un forum national afin de discuter des questions touchant les sciences océaniques.

Les discussions pour ce domaine défi comprenaient trois séances (panels d’experts) sur les communications (voir l’annexe C pour consulter les résumés des séances) et d’aborder les sujets suivants :

Pour que l’AROC puisse atteindre ses objectifs, elle doit favoriser l’inclusion, et faire preuve de résilience, et de transparence. Au cours de la première séance la plateforme communautaire de l’AROC sur SharePoint a été présentée. La plateforme appartient à la communauté des TSO (ce n’est pas un site Web du gouvernement) et fournit un degré élevé de fonctionnalité et de pertinence en vue d’atteindre les objectifs de l’AROC. Cet outil en ligne peut faciliter la coordination, favoriser la collaboration, améliorer les communications et fluidifier la circulation de l’information. La plateforme communautaire de l’AROC permet de faire beaucoup plus que de la simple gestion de documents. Son contenu riche permet de déployer des efforts concertés grâce à des outils comme le calendrier partagé des événements de la communauté (pour assurer le suivi des collaborations liées aux TSO), l’application Partnership Wiki (pour explorer les possibilités de partenariat) et les listes de l’organisation et des membres (pour tisser des liens entre les membres). La plateforme communautaire de l’AROC sera plus efficace si elle continue de répondre aux besoins de la communauté des TSO (applications ciblées et utiles) et si elle est facile à utiliser (accessibilité). Pour favoriser sa convivialité, il faudra consulter les membres de l’AROC et organiser davantage d’activités de sensibilisation.

La deuxième séance du domaine défi a discuté de la façon dont les membres de la communauté canadienne des TSO pourraient collaborer afin d’améliorer les moyens utilisés pour consulter les Canadiens et leur transmettre des connaissances scientifiques. On a reconnu que les courtiers du savoir jouent un rôle important dans la communication des données scientifiques puisqu’ils peuvent favoriser l’établissement de liens entre le milieu de la recherche et certains destinataires du grand public. On peut comprendre que les scientifiques accordent la priorité absolue à leurs efforts scientifiques, mais la communication des données scientifiques accuse souvent un retard trop important. Il s’avère utile d’attirer l’attention sur la nécessité de communiquer les données scientifiques et d’offrir une formation aux scientifiques dans ce domaine. Un autre défi dont il a été question au cours de la discussion est la nécessité pour l’AROC de favoriser l’inclusion, et notamment celle des collectivités autochtones du Nord. On a fait remarquer que 50 des 52 communautés de l’Arctique canadien sont des collectivités côtières et que leurs habitants connaissent donc très bien les océans.

La troisième séance de ce domaine défi s’est intéressé à des moyens de favoriser une communication efficace des connaissances relatives aux TSO, et de collaborer avec des secteurs d’influence précis, pour trouver de nouvelles façons d’aider le grand public à mieux comprendre les océans. Nous avons alors eu l’occasion de discuter de la préparation d’une feuille de route sur la connaissance des océans pour mieux faire connaître les océans au Canada. Le concept de la connaissance des océans rassemble les dimensions scientifiques, socioéconomiques et culturelles du rapport que l’être humain entretient avec l’océan. Il est fortement lié à des comportements positifs à l’égard des océans et à la prise de décisions éclairées. L’élaboration stratégique d’activités de connaissance des océans au Canada et partout dans le monde est essentielle pour favoriser l’atteinte de la quasi-totalité des cibles du 14e objectif de développement durable des Nations Unies, et créer une dynamique durable entre les humains et l’océan.

Les discussions liées à ce domaine défi de la communication des TSO se sont avérées très dynamiques et interactives. À cette occasion, le grand nombre de participants et leur solide expertise ont permis d’élaborer plusieurs stratégies de concertation en vue de développer une culture de collaboration.

Quelles sont les prochaines étapes?

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