L’Enquête canadienne sur les mesures de la santé : comment les données de biosurveillance nationales nous aident à rester en bonne santé

Chaque jour, les Canadiens sont exposés à toutes sortes de produits chimiques naturels ou fabriqués qui se trouvent dans l’environnement, les produits de consommation, les aliments et l’eau potable. Les effets de certains produits chimiques et mélanges de produits chimiques sur la santé ne sont pas encore bien compris. Pour faire toute la lumière et permettre aux Canadiens et au gouvernement de prendre des décisions éclairés en matière de santé, Santé Canada collabore avec Statistique Canada et l’Agence de la santé publique du Canada à l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé (ECMS), qui fait partie intégrante du plan gouvernemental de réduction des risques que présentent les produits chimiques pour les Canadiens et l’environnement.

Vous savez sans doute que Statistique Canada est l’organisme national qui produit un large éventail de données sur les Canadiens, comme le revenu des ménages et le nombre de végétariens ou de véganes. Pour réaliser l’ECMS, le Ministère ne recueille pas de données auprès de chaque citoyen, mais il a plutôt recours à un échantillon constitué de manière à représenter environ 96 % de la population générale. Vu la grande représentativité de cet échantillon, il est possible de généraliser les résultats à l’échelle nationale et de les présenter en fonction du groupe d’âge et du sexe.

Jusqu’à maintenant, plus de 29 000 Canadiens de 3 à 79 ans ont participé à l’Enquête en donnant des échantillons biologiques, comme du sang, de l’urine et des cheveux, à 81 endroits au pays. Ces échantillons peuvent servir à déterminer la quantité d’un produit chimique qui se trouve dans un organisme. Ce type de travaux s’appelle « biosurveillance ».

Les résultats du volet biosurveillance de l’ECMS brossent un tableau détaillé de l’exposition des Canadiens à des produits chimiques dans l’environnement provenant de nombreuses sources, comme l’air intérieur et extérieur, le sol, la poussière, l’eau et les aliments, ou des expositions éventuelles découlant de l’utilisation fréquente de produits de consommation, comme les cosmétiques et les produits de santé. Depuis que Santé Canada a commencé à recueillir des données de biosurveillance humaine il y a dix ans, plus de 270 produits chimiques dans l’environnement ont été mesurés, et les données ont été utilisées dans plus de 400 publications.

L’ECMS nous permet de faire le suivi de notre exposition à des substances chimiques de l’environnement et de voir comment elle évolue au fil du temps. Puisqu’elle est représentative de la population canadienne, elle peut aussi nous aider à savoir quelles sous-populations pourraient être plus exposées à certains produits chimiques, selon leur région, leur âge et leur sexe.

Puisque le Canada réalise sa propre enquête de biosurveillance nationale, les chercheurs peuvent effectuer des comparaisons avec d’autres pays. En effet, notre milieu industriel, notre utilisation des produits chimiques et nos habitudes alimentaires diffèrent de ceux d’autres pays, et varient même énormément d’une province à l’autre.

Comme l’ECMS fait un suivi rigoureux de l’exposition des Canadiens à des produits chimiques dans l’environnement au fil du temps, les chercheurs peuvent se servir des renseignements pour déterminer l’efficacité de la réglementation visant les produits chimiques.

Par exemple, une fois que les effets nocifs de l’exposition au plomb ont été découverts, le gouvernement du Canada a limité la concentration permise dans des produits comme l’essence et la peinture. Les données de biosurveillance ont montré qu’avec l’entrée en vigueur de cette réglementation, les niveaux de plomb dans le sang ont baissé de plus de 80 % depuis les années 1970.

Les données de biosurveillance issues de l’ECMS constituent un indicateur très fiable que le gouvernement continuera d’utiliser pour évaluer l’efficacité des règlements qu’il établit afin de protéger la santé des Canadiens contre les effets des produits chimiques présents dans l’environnement.

Ces renseignements nous permettent de prendre des décisions en temps utile au sujet de la meilleure façon de gérer la multitude de produits chimiques auxquels les Canadiens sont exposés dans leur vie quotidienne par le biais de l’environnement, des produits, des aliments et de l’eau potable, ainsi qu’au travail.

Un résumé des données de biosurveillance issues de l’Enquête peut être consulté gratuitement sur le portail Gouvernement ouvert et le site consacré au volet biosurveillance de l’ECMS. L’ensemble complet de données est accessible aux chercheurs d’universités canadiennes par l’intermédiaire du Réseau canadien des centres de données de recherche.

Vous trouverez de plus amples renseignements à propos de la biosurveillance sur Canada.ca/biosurveillance. Pour en savoir plus, notamment sur les mesures prises par le gouvernement afin de protéger la santé des Canadiens, vous pouvez consulter le Quatrième rapport sur la biosurveillance humaine des substances chimiques de l'environnement au Canada de Santé Canada ou faire une recherche par nom de produit chimique sur Canada.ca.

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