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À la rencontre de chefs de file du domaine de la science de la pollution atmosphérique

La Section de l’évaluation de l’exposition de Santé Canada est une équipe de recherche multidisciplinaire en science de la pollution atmosphérique. Elle se compose de scientifiques dévoués en épidémiologie, en géographie, en (bio)statistique, en santé environnementale et en modélisation, en génie et en toxicologie. Ses travaux contribuent aux décisions gouvernementales, au progrès en recherche universitaire et à la résolution scientifique des questions liées à l’exposition à la pollution atmosphérique au Canada.

Compte tenu du profil scientifique unique des femmes de la Section de l’évaluation de l’exposition, le blogue Les Canadiennes en STIM souhaite vous présenter leur parcours dans ce domaine passionnant.

Équipe de l’évaluation de l’exposition : Vanessa Beaulac, Markey Johnson, Morgan MacNeil et Liu Sun. Absente : Joyce Zhang

Équipe de l’évaluation de l’exposition : Vanessa Beaulac, Markey Johnson, Morgan MacNeil et Liu Sun. Absente : Joyce Zhang

Vanessa Beaulac – chef de section, Évaluation de l’exposition

Vanessa est chef de la Section de l’évaluation de l’exposition, Division des sciences de la qualité de l’air, Santé Canada. Elle détient un B.Sc. en toxicologie biomédicale et une M.Sc. en toxicologie respiratoire.

Au moment de choisir ma carrière, j’ai tout de suite su que je voulais travailler en science! Je me revois à la maison avec un protège-poche et des lunettes de sécurité. J’ai toujours eu une passion pour la biologie, la chimie et les mathématiques!

Je ne pouvais choisir un meilleur programme que celui de toxicologie biomédicale, car sa diversité et sa portée concordaient le plus à mes aspirations. Le programme d’enseignement coopératif m’a permis de faire des stages très utiles dans des domaines liés à la toxicologie biomédicale. J’ai donc pu acquérir des connaissances sur la composition des sols et la toxicité des plantes, la bioévaluation rapide sur le terrain (j’ai pu « copiloter » un avion Beaver dans le parc Algonquin et faire du canoë-kayak tout l’été) et la toxicité aquatique des effluents des exploitations minières dans un laboratoire d’écotoxicologie.

Après avoir travaillé à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), je me suis inscrite au programme d’études supérieures en toxicologie à l’Université de la Saskatchewan. J’ai eu la chance de travailler dans le laboratoire du Dr Baljit Singh, où j’ai étudié l’effet de la qualité de l’air des étables sur les poumons des travailleurs à l’aide d’un modèle murin.

En 2008, je suis devenue évaluatrice scientifique principale à la Section de l’évaluation de la qualité de l’air de Santé Canada, où j’ai effectué des évaluations des risques. Mon travail était très intéressant et exigeait une étroite collaboration avec Environnement et Changement climatique Canada (ECCC). Depuis 2017, je dirige l’équipe Évaluation de l’exposition de la Section de l’évaluation des contaminants de l’air intérieur. À ce titre, je gère un programme de recherche ambitieux et je soutiens les scientifiques dans leur travail. Pour moi, il est valorisant de permettre à mon équipe de faire ce qu’elle aime : des travaux scientifiques de calibre mondial!

Mon conseil à ceux qui envisagent une carrière scientifique est tout simple : faites de votre mieux pour faire ce que vous aimez, et voyez où cela vous mène.

Morgan MacNeill – épidémiologiste

Morgan MacNeill était jusqu’à tout récemment épidémiologiste et chercheuse au sein de la Section de l’évaluation des contaminants de l’air intérieur (SECAI). Elle est titulaire d’un B.Sc. en biologie et d’une M.Sc. en épidémiologie et médecine communautaire. Elle a travaillé à la Section de l’évaluation de l’exposition pendant plus de 10 ans en tant qu’analyste, coordinatrice d’étude et chercheuse principale avant de se joindre à la SECAI. Elle vient de se joindre au Bureau de la science et de la recherche en santé environnementale de Santé Canada, où elle continue de travailler en science.

Plus jeune, je n’aurais jamais imaginé faire carrière en sciences. Au secondaire, je pensais que les scientifiques étaient des gens réservés et tranquilles qui se promenaient avec un protège-poche.

Même si j’avais de bons résultats en sciences et que j’aimais vraiment le sujet, je ne voyais pas cela comme un choix de carrière pour moi. À l’université, j’ai réalisé que j’aimais vraiment les cours de sciences et que les personnes qui étudiaient dans ce domaine ne correspondaient pas aux stéréotypes que j’avais à l’esprit.

Par un heureux hasard, au titre de mes cours à option, j’ai choisi un cours sur l’hygiène du milieu du Département d’épidémiologie et de médecine communautaire à l’Université Dalhousie. C’est là que j’ai eu la piqûre! J’ai ensuite décidé de faire une maîtrise en épidémiologie et en médecine communautaire à l’Université d’Ottawa. Puis, j’ai postulé au Programme fédéral d’expérience de travail étudiant (PFETE) et deux semaines plus tard, j’ai été embauchée comme analyste à la Section de l’évaluation de l’exposition. Ma carrière à Santé Canada était lancée!

Depuis mon arrivée à la Section, il y a treize ans, j’ai utilisé des outils analytiques pour déterminer les sources et les effets des polluants atmosphériques sur la santé, j’ai dirigé des études visant à réduire l’exposition des enfants à la pollution atmosphérique liée à la circulation et, plus récemment, j’ai dirigé des travaux sur les émissions des matériaux de construction et la qualité de l’air intérieur des nouvelles maisons.

Une des choses que j’aime le plus dans mon travail, c’est que chaque jour est différent. J’écris des codes, je mène des travaux sur le terrain, je rédige des rapports, des publications et des présentations, et je contribue à l’évaluation des risques et aux activités de gestion des risques. Cependant, ce que j’aime le plus, ce sont les personnes que je côtoie chaque jour. Si, plus jeune, je pensais que les scientifiques n’avaient rien en commun avec moi, je constate aujourd’hui que c’est tout le contraire. Tout comme moi, ils sont curieux et passionnés, et ils aiment apprendre tout au long de leur vie.

Liu Sun – évaluatrice scientifique

Liu Sun est évaluatrice scientifique au sein de la Division des sciences de la qualité de l’air. Avant de se joindre à Santé Canada, elle a obtenu un baccalauréat en mathématiques et une maîtrise en géographie et en études environnementales ainsi qu’en systèmes d’information géographique (SIG). Elle travaille à la Division depuis près de 10 ans, où elle recueille et analyse des données relatives aux émissions de polluants atmosphériques et à l’exposition aux polluants dans des environnements intérieurs et extérieurs.

Au début de ma carrière, j’ai géré des données relatives aux émissions de polluants atmosphériques et à l’exposition aux polluants dans des environnements intérieurs et extérieurs. Au fil de mon travail, j’ai développé un vif intérêt pour le domaine de l’évaluation de l’exposition.

Depuis 2015, mon travail est axé sur des recherches approfondies. La première étude que j’ai menée portait sur la réduction des effets des activités culinaires à la maison sur l’exposition aux contaminants atmosphériques toxiques. L’étude a révélé l’importance de la ventilation des cuisines et la contribution des hottes de cuisine à l’amélioration de la qualité de l’air intérieur. À l’heure actuelle, mes travaux portent sur les moyens de réduire les expositions liées à la cuisson, ce qui comprend une enquête nationale sur la ventilation des cuisines.

J’aime mon travail, car il me permet d’apprendre quelque chose de nouveau et de captivant chaque jour. Je suis très reconnaissante et je me sens privilégié de faire partie de cette équipe extraordinaire. Je suis impatiente de continuer à contribuer à la réussite globale de l’équipe tout en faisant des progrès pour favoriser la santé au Canada.

Markey Johnson – chercheuse scientifique

Markey Johnson est chercheuse scientifique à la Division des sciences de la qualité de l’air de Santé Canada. Markey est titulaire d’un doctorat en santé environnementale, et son expertise porte sur l’exposition à la pollution de l’air et l’épidémiologie. Avant de se joindre à la Division en 2009, Markey a travaillé pour l’Environmental Protection Agency des États-Unis.

Quand j’étais enfant, mon grand-père souffrait de polyarthrite rhumatoïde, et je voulais trouver un remède pour lui. Aussi, plusieurs membres de ma famille aimaient me parler des maladies infectieuses qui étaient courantes lorsqu’ils étaient jeunes. C’est grâce à eux si je m’intéresse aujourd’hui à la santé publique et aux maladies. Mes parents étaient des amants de la nature, qui recyclaient avant que cela ne devienne facile. C’est eux qui m’ont inculqué un profond respect pour l’environnement naturel.

Lorsque j’ai obtenu mon diplôme universitaire, je savais que je ne voulais pas travailler dans un laboratoire, mais je n’avais pas de plan de rechange. J’ai donc pris une année de congé pour réfléchir à mes priorités et à mes passions. J’ai ensuite décidé de poursuivre des études supérieures pour obtenir un doctorat en santé environnementale.

Il y a dix ans, j’ai rejoint la Section de l’évaluation de l’exposition, Division des sciences de la qualité de l’air. J’y dirige un certain nombre d’études, visant principalement à modéliser l’exposition à la pollution atmosphérique et à établir un lien entre l’exposition à la pollution atmosphérique et la santé.

Mon travail n’est jamais ennuyeux, et c’est ce que j’aime le plus. Pour comprendre l’exposition à des polluants que nous ne pouvons pas voir, toucher ou sentir, il faut faire preuve de créativité et envisager différents points de vue. C’est exactement ce que fait notre division. Il est également très satisfaisant de savoir que notre travail contribue à faire du Canada un endroit plus sain. Par sa portée, son orientation et son expertise, notre équipe est unique au monde.

Jue Yi (Joyce) Zhang – chercheuse

Joyce Zhang est chercheuse à la Division des sciences de la qualité de l’air. Elle est titulaire d’une maîtrise en sciences de l’environnement et possède une expertise en exposition à la pollution atmosphérique et en modélisation statistique. Après avoir déménagé à Ottawa pour étudier en génie environnemental, Joyce a rejoint la Division en 2017.

L’été de mes 13 ans, j’ai passé six heures par jour à regarder la chaîne météo The Weather Network. Tout ce qui touchait l’atmosphère me fascinait au plus haut point, que ce soit la saison des ouragans dans l’Atlantique, les vagues de chaleur ou les avis de smog pour la ville de Toronto, où j’ai grandi.

Au secondaire, comme beaucoup d’autres adolescents, j’ai exploré divers choix de carrière : graphiste, médecin et, bien sûr, scientifique. Cependant, à cette époque, l’idée d’exercer une profession me semblait presque trop ambitieuse.

J’ai obtenu un diplôme de premier cycle en géosciences de l’environnement à l’Université de Toronto à Scarborough, puis d’une maîtrise en sciences de l’environnement.

Après avoir obtenu ma maîtrise, j’ai travaillé comme assistante à la recherche sur un petit projet où j’ai créé des modèles statistiques pour réduire l’échelle des prévisions des changements climatiques. Après avoir terminé ce projet, j’ai décidé de déménager à Ottawa et de retourner aux études pour obtenir un diplôme en génie environnemental à l’Université Carleton. Pendant mes études, j’ai travaillé sous la direction de Markey Johnson en tant qu’étudiante à la Division des sciences de la qualité de l’air de Santé Canada. Après avoir obtenu mon diplôme en 2017, j’ai officiellement rejoint la Division.

À la Division, j’ai travaillé sur la conception de modèles de régression sur l’utilisation des terres pour les polluants atmosphériques ambiants. J’ai ainsi pu conjuguer mon intérêt et mes connaissances en matière de sciences atmosphériques avec mes compétences en programmation, en modélisation statistique et en système d’information géographique. C’est un travail très passionnant, et je suis très chanceuse de travailler dans une discipline scientifique aussi innovante.

Avec le recul, je constate que j’ai parcouru beaucoup de chemin depuis cette période où je regardais la chaîne météo. J’en suis encore au début de ma carrière et je suis impatiente de voir où elle va me mener. Restez ouvert d’esprit et ne cessez jamais d’apprendre et de vous lancer des défis.


Attirons l’attention sur le travail exceptionnel des femmes en sciences! Cet article fait partie d’une série d’un mois pour célébrer les femmes dans le domaine des sciences, à partir de la Journée internationale des femmes et des filles de science (11 février) jusqu’à la Journée internationale de la femme (8 mars). Pour lire encore plus d’articles sur les femmes extraordinaires qui travaillent en sciences, rendez-vous sur le blogue Les Canadiennes dans le domaine des STIM.



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