D’étudiante à leader scientifique : La directrice scientifique des IRSC raconte son parcours scientifique

La Dre Jane Rylett est directrice scientifique de l’Institut du vieillissement des IRSC. Elle est également professeure émérite à l’Université Western de London, Ontario, et scientifique au Laboratoire de recherche en médecine moléculaire de l’Institut de recherche Robarts.

Une passion pour les neurosciences

La carrière de la Dre Rylett est fondée sur son intérêt pour la science et sa compassion pour autrui.

« Tout au long de mes études, mes matières préférées étaient la biologie, la chimie et la physique, se rappelle-t-elle. J’ai toujours été fascinée par la façon dont les choses sont assemblées et comment elles fonctionnent. »

La Dre Rylett a fait du bénévolat pendant toutes ses études secondaires et a passé beaucoup de temps avec les personnes âgées. Cette expérience a éveillé son intérêt pour le corps humain, et le cerveau en particulier, et pour ce qui se passe au cours du vieillissement. Cela l’a amenée à étudier les neurosciences et la communication neuronale à l’université.

En tant qu’étudiante au cycle supérieur, la Dre Rylett a rencontré de nombreuses personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer lorsqu’elle a participé à un essai clinique pour un nouveau traitement potentiel de la démence. Cela lui a permis de mieux comprendre l’aspect translationnel de la recherche et les problèmes cliniques complexes pouvant être associés au vieillissement du cerveau.

« Cela a changé ma vie de voir les batailles que les patients et leurs proches aidants menaient et d’observer les énormes conséquences que les maladies neurodégénératives peuvent avoir sur notre population vieillissante », ajoute la Dre Rylett.

Dans son laboratoire de l’Institut de recherche Robarts, la Dre Rylett et son équipe étudient les mécanismes qui régulent les communications chimiques dans le système nerveux en santé, durant le vieillissement normal et dans la maladie. La plupart des recherches qu’ils mènent portent sur l’étude de la fonction des neurones cholinergiques qui jouent un rôle important dans les processus cognitifs tels que la mémoire et l’attention.

Engagement dans le service à la communauté

Son engagement auprès des personnes âgées et des patients a eu une influence majeure sur sa carrière scientifique. La Dre Rylett continue de s’impliquer auprès de la collectivité, notamment en faisant du bénévolat pour la Société Alzheimer du Canada et son réseau de sociétés provinciales et locales.

Elle a également redonné au milieu de la recherche, en faisant partie de comités d’évaluation par les pairs pour des organismes de financement et des fondations, ainsi que des comités de recherche sur les politiques.

Dans ses fonctions actuelles de directrice scientifique aux IRSC, la Dre Rylett joue un rôle élargi en réunissant les chercheurs, les partenaires et les intervenants communautaires, au Canada et à l’étranger, afin de cerner les besoins et les lacunes en matière de recherche et de travailler en collaboration pour élaborer de nouveaux programmes de recherche et de nouvelles possibilités de financement. Il s’agit notamment de promouvoir l’application et la mise en œuvre des résultats de la recherche dans le but d’avoir un impact sur les soins et la pratique.

Cela est important alors que le Canada et d’autres pays font face au défi du vieillissement de la population. D’ici 2035, le Canada devrait devenir l’un des pays où la population est la plus âgée au monde, avec plus de 30 % des Canadiens qui auront 60 ans ou plus.

La Dre Rylett dirigera l’élaboration d’un plan stratégique de recherche pour être en mesure de se préparer à ce changement démographique et répondre aux besoins d’une population vieillissante.

Suivez vos rêves

La Dre Rylett a vécu une expérience formidable en passant d’étudiante au cycle supérieur à chercheuse indépendante, puis à administratrice de recherche et leader scientifique. Elle a bénéficié du soutien de nombreux collègues et mentors formidables qui ont aussi été une source d’inspiration pour elle.

Pendant une certaine période, en tant que jeune membre du corps professoral à l’Université Western, la Dre Rylett a été la seule femme parmi les 20 hommes de son département universitaire. Cela a considérablement changé avec le recrutement de plusieurs collègues féminines exceptionnelles en début et en milieu de carrière.

« Je pense que la communauté universitaire est un environnement convivial et inclusif, qui favorise la réussite des objectifs de carrière des femmes et des hommes », de dire la Dre Rylett.

Elle conseille aux jeunes filles intéressées par les sciences de poursuivre leurs rêves.

« La science et la recherche offrent des possibilités de carrière exceptionnelles dans les nouveaux domaines émergents comme dans les domaines traditionnels, souligne-t-elle. Cela peut ouvrir la porte à un large éventail de milieux de travail en fonction de vos intérêts particuliers et de vos capacités créatives. »


Attirons l’attention sur le travail exceptionnel des femmes en sciences! Cet article fait partie d’une série d’un mois pour célébrer les femmes dans le domaine des sciences, à partir de la Journée internationale des femmes et des filles de science (11 février) jusqu’à la Journée internationale de la femme (8 mars). Pour lire encore plus d’articles sur les femmes extraordinaires qui travaillent en sciences, rendez-vous sur le blogue Les Canadiennes dans le domaine des STIM.


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