Organismes vivants

Une punaise étrange

Question :

J’ai découvert dans ma maison une punaise dont je n’ai trouvé aucune illustration nulle part. Nous avons trouvé de nombreuses punaises séminivores de l’Ouest dans la maison cet hiver, et je mentionne cette punaise simplement parce qu’elle est de forme similaire. Sa forme rappelle celle de la punaise séminivore de l’Ouest, mais elle est plus petite, environ aussi longue qu’une pièce de dix cents, et un peu plus large. Elle est grise, d’aspect moisi ou velouté. Elle possède deux très fines antennes d’environ 6 à 7 mm de longueur, plus fines qu’un cheveu humain. Les pattes sont noires et ont un aspect foliacé, mais seulement sur leur portion supérieure – leur base est proportionnellement plus large que chez la punaise séminivore de l’Ouest. J’ai aperçu cette punaise la nuit dernière, mais j’ai réalisé seulement cet après-midi qu’elle n’avait pas bougé. J’ai placé un verre par-dessus pour l’empêcher de se sauver. Lorsque je la pousse avec le verre, elle se déplace par petits mouvements saccadés et sautillants, en maintenant son corps acollé au support sur lequel elle se tient. En comparaison, la punaise séminivore se déplace lentement en bougeant une patte à la fois. Lorsqu’elle est immobile, cette étrange punaise semble appuyer son abdomen sur le support et étend ses pattes latéralement, un peu à la façon des aiguilles d’une horloge. Sur le dessus, l’abdomen est très plat et presque concave, et vu de côté, passablement mince. Le corps est distinctement divisé en trois parties (tête, thorax et abdomen). La tête paraît minuscule, le thorax est un peu plus large, et l’abdomen occupe la majeure partie du corps. L’arrière de la tête et du thorax est plus foncé, dans des tons de brun, et il ne présente pas cet aspect moisi; la majeure partie du reste du corps est gris faiblement teinté de brun et semble moisie. Je suis bien consciente qu’il peut être difficile d’identifier un insecte sans photo. Malheureusement, ma caméra ne peut faire le foyer à une distance aussi faible. Cette punaise est à peu près de la taille d’une pièce de dix cents (incluant les pattes étalées comme celles d’une araignée). J’espère que vous parviendrez à découvrir l’identité de mon étrange visiteur. Merci… Sue Naegels

Réponse :

Comme vous le mentionnez, il est toujours difficile d’identifier un insecte sans photo, car il y a tellement d’espèces différentes. Je crois cependant que votre insecte est une punaise masquée (Reduvius personatus). Cette punaise s »introduit souvent dans les habitations. L’allusion à l’aspect moisi de votre insecte me porte à croire qu’il s’agit bien d’une punaise masquée, une espèce qui se couvre de débris pour se camoufler. Cette punaise se nourrit d’autres insectes, et l’on croit que ce comportement lui permet de s’approcher de ses proies suffisamment pour les capturer. Elle peut infliger une piqûre aussi douloureuse qu’une piqûre d’abeille si elle est manipulée sans précautions. Elle appartient à une famille d’insectes appelée familièrement « punaises assassines ». En googlant « réduve masquée » ou le nom scientifique de votre insecte, vous trouverez de nombreuses photos que vous pourrez comparer avec votre spécimen.

- Robert Anderson

 


 

Nourriture

Question :

Est ce que tous les organismes vivants ont besoin de nourriture pour survivre?

Réponse :

Je vous répondrai oui si, par nourriture, vous entendez une source d’énergie. Les organismes vivants obtiennent leur énergie d’une multitude de façons extrêmement intéressantes. D’ailleurs, la biotechnologie utilise la façon dont certains organismes microscopiques « s’alimentent » pour exploiter des mines et assainir l’environnement. En voici quelques exemples inhabituels.

Les végétaux utilisent le dioxyde de carbone, l’eau et la lumière pour fabriquer leur nourriture (spécifiquement les glucides) par un processus appelé photosynthèse. À leur tour, les glucides permettent aux végétaux de produire de l’oxygène. Les lichens, ces incrustations que l’on trouve sur les pierres et les troncs d’arbre, résultent de la symbiose et des rapports mutuellement bénéfiques entre un champignon et une algue. Ici, c’est l’algue qui produit l’aliment ou la matière organique par la photosynthèse, et le champignon qui en profite. Le champignon, par contre, absorbe l’eau et fournit les éléments nutritifs inorganiques essentiels à la croissance de l’algue. L’algue est dite phototrophe puisqu’elle tire son énergie de la lumière. Les bactéries chimiolithotrophes se nourrissent de minéraux et de matières inorganiques, et certains de ces microorganismes, par exemple, oxydent le fer pour produire de l’énergie et croître. Il s’agit d’une propriété utilisée en biotechnologie et en exploitation minière puisque ce type de bactéries peut être utilisé pour extraire le fer des minéraux sulfureux. D’autres bactéries vivent des relations symbiotiques avec le ver tubicole (Riftia Pachyptila), permettant ainsi à leur partenaire de vie de survivre sans tube digestif, transformant pour lui l’oxygène, le sulfure d’hydrogène et le dioxyde de carbone en « aliment ».

- Julia Mills

 


 

Punaises des lits

Question

Certains prédateurs d’insectes vivant dans les habitations tels les araignées ou les scutigères peuvent-ils se nourrir de punaises des lits?

Réponse :

Les araignées et les scutigères peuvent se nourrir de punaises des lits et le font certainement si l’occasion se présente. Ces prédateurs ne sont pas des spécialistes et attaquent indifféremment toute proie de taille acceptable. Je ne suis cependant au courant d’aucune mention d’attaque de punaises des lits par ces prédateurs.

- Robert Anderson

 


 

Les chèvres transgéniques

Question :

Comment les chèvres transgéniques produisent de la soie d’araignée dans leur lait?

Réponse :

Ces chèvres transgéniques contiennent les gènes de production de soie des araignées. En fait, ces gènes d’araignée s’expriment dans la glande mammaire des chèvres. Au cours d’une période de 10 mois de lactation, une chèvre produit 3 à 4 L de lait. Les fibres de la soie d’araignée peuvent être isolées du lait de chèvre et utilisées pour fabriquer du fil de soie. La chèvre transgénique est donc un bioréacteur vivant.

- Julia Mills

 


 

La croissance des plantes

Question :

Nous nous préparons à participer à une foire scientifique. On pensait vérifier l’effet de certaines substances sur la croissance des plantes. Est-ce que certains produits comme le déodorant, le beurre d’arachide, le vinaigre, le jus de citron, le ketchup affecteraient la croissance des plantes?

Réponse :

Les plantes on besoin du dioxyde de carbone (CO2), l’eau et la lumière pour vivre. Donc, dépendant ou on place une substance, exemple: sur les feuilles ou sur les racines, impacte sur la plante peut être différent. De plus, dépendant la quantité et la concentration de substance, impacte sera différent aussi. Les substances mentionnés, tel que le déodorant, le beurre d’arachide, le vinaigre, le jus de citron et le ketchup peuvent affecter une plante par leurs acidité, réduire la quantité de lumière et l’absorption de CO2 ou l’eau, qui peut nuire la capacité de photosynthèse. Bref, la réponse est oui, ces substances pourront avoir un varia d’impactes sur la croissance des plantes. En faisant plusieurs expériences avec chacun des substances, vous verrez les impactes positifs et négatifs.

- René Brunet

 


 

La mortalité d’animaux sauvages

Question :

Que pensez-vous de la pluie d’oiseaux morts ainsi que les poissons récemment en Louisiane et Arkansas?

Réponse :

La mortalité massive d’un grand nombre d’animaux sauvages est un phénomène assez commun à ne pas négliger selon des scientifiques dont les analyses préliminaires ont indiqué que la mortalité d’oiseaux observée en Arkansas la veille du jour de l’An et en Louisiane a été causée par un traumatisme dû à un choc.

Les résultats préliminaires semblent indiquer que les oiseaux sont morts par suite d’un traumatisme dû à un choc et concordent avec le rapport de l’Arkansas Game and Fish Commission. Selon les conclusions de ce rapport de l’État, ce traumatisme était probablement dû au vacarme de la nuit du 31 décembre qui a réveillé et effarouché les oiseaux, les faisant foncer sur des objets comme des maisons et des arbres. Des scientifiques ont pratiqué des nécropsies  -- l’équivalent d’une autopsie chez un animal  -- sur les oiseaux et ont constaté des hémorragies internes, alors que les analyses des concentrations de pesticides ont donné des résultats négatifs.

Même si la mortalité massive d’un grand nombre d’animaux sauvages est toujours préoccupante, elle n’est pas du tout inhabituelle. Il est important d’étudier et de comprendre ce qui s’est produit afin de déterminer si nous pouvons empêcher de tels phénomènes de se reproduire.

- Chris Derksen

 


 

L’agriculture durable

Question :

Qu’est-ce que l’agriculture durable? Donnez un exemple. Pourquoi est-ce important?

Réponse :

Même s’il n’existe aucune définition qui fait l’unanimité, en général, on convient que l’agriculture durable est une méthode de la production des aliments qui réunit des points de vue environnementaux, économiques et sociaux, de sorte que nous pouvons répondre aux besoins actuels sans compromettre la capacité de futures générations à répondre aux leurs. Les pratiques de l’agriculture durable permettent d’effectuer la production et le traitement des produits agricoles à long terme, de manière à appuyer ou à améliorer la haute qualité de vie dont nous jouissons au Canada aujourd’hui.

L’agriculture durable :

  • protège la base de ressources naturelles, évite de dégrader le sol, ne nuit pas à la qualité de l’eau et de l’air et conserve la biodiversité;
  • contribue au bien-être économique et social de tous les Canadiens;
  • assure la sécurité et la haute qualité de l’approvisionnement en produits agricoles;
  • protège le moyen de subsistance et le bien-être des sociétés agricoles, des sociétés agroalimentaires, des travailleurs et de leurs familles.

Comme exemple, je cite le travail de conservation du sol, une pratique d’agriculture durable courante au Canada qui consiste à laisser les résidus de culture (le chaume et la paille) dans les champs afin qu’ils puissent couvrir le sol après la récolte. Cette pratique a pour effet de réduire l’érosion du sol et les pertes d’eau, de limiter la germination de mauvaises herbes, de protéger les microorganismes dans le sol et d’alimenter la matière biologique. Ainsi, on consacre moins de temps et d’effort à la préparation des sols, ce qui veut dire que l’on consomme moins de carburant, crée moins de pollution atmosphérique, réduit le besoin d’ajouter des produits chimiques, assure des récoltes plus abondantes et fait augmenter les revenus des fermes.

- Jake Rice

 


 

Vessie natatoire

Question :

Les poissons osseux possèdent une vessie natatoire. Est-ce celle-ci qui sert pour l’urine ou possèdent-ils une autre vessie possédant cette fonction spécifique?

Réponse :

Ce ne sont pas tous les poissons osseux qui possèdent une vessie natatoire, mais nombre d’entre eux en ont une. La principale fonction de la vessie natatoire est d’aider les poissons à s’adapter aux changements de profondeur et, par conséquent, de pression lorsqu’ils montent ou descendent dans la colonne d’eau. La pression augmente en fonction de la profondeur et plus la pression augmente, plus les gaz comme l’oxygène et l’azote dissous dans la colonne d’eau peuvent pénétrer dans le sang des poissons. Quand les poissons nagent vers la surface, la pression diminue et les gaz se dilatent. Quand les plongeurs remontent à la surface, ils doivent le faire de manière sécuritaire et prendre plusieurs pauses pour éviter le mal de décompression, causé par des bulles d’azote qui se forment dans le sang et qui peuvent avoir des conséquences graves pour la santé. Cette variation de la pression partielle des gaz peut avoir une incidence sur les poissons également. Toutefois, la vessie natatoire peut changer de volume pour absorber ou libérer des gaz et permettre aux poissons de se déplacer rapidement dans la colonne d’eau sans que des bulles de gaz se forment dans leur sang 

Il s’agit de la première fonction de la vessie natatoire, mais chez quelques espèces, la vessie a acquis de nouvelles fonctions spécialisées, y compris la production ou la réflexion de sons. Cependant, la vessie natatoire ne constitue pas un lieu de stockage de déchets métaboliques, comme l’urée ou l’urine. Les poissons possèdent une vessie distincte aux fins d’excrétion, et celle-ci fonctionne de manière semblable à la vessie des mammifères. 

- Jake Rice

 


 

Moules zébrées

Question :

Ces dernières années, le lac où se trouve notre chalet contenait de plus en plus de moules zébrées, une espèce que je crois être envahissante et non indigène dans les Grands Lacs et la voie navigable Trent-Severn. Cette année, à notre grande surprise, il ne semble pas y avoir de moules zébrées nulle part dans le lac, mais nous avons remarqué une autre anomalie : une très forte densité de végétation dans le lac. Est-ce que le gouvernement est passé à l’action contre les moules zébrées, ce qui aurait causé cet effet secondaire (moins importun que les moules), ou est-ce qu’il s’agit de la nature qui suit son cours? Je vous remercie d’avance pour tout renseignement à cet égard. (En passant, notre chalet se trouve près de Port Severn, au bord du premier lac passé l’écluse, en s’éloignant de la baie Georgienne sur la voie navigable Trent-Severn, en Ontario. Notre lac s’appelle Gloucestor Pool).

Réponse :

Je vous remercie de votre question. En effet, la moule zébrée n’est pas indigène aux Grands Lacs et à la voie navigable Trent-Severn. Elle aurait d’abord été introduite dans les Grands Lacs par le rejet d’eaux de ballast, et de là la navigation de plaisance l’aurait propagée dans des plans d’eau reliés aux Grands Lacs.

L’explication la plus probable du phénomène que vous observez, c’est qu’il s’agirait d’un effet indirect des moules zébrées dans votre lac. Ces moules filtrent très efficacement les algues (plantes microscopiques) de l’eau, ce qui accroît souvent la clarté de l’eau. L’eau étant plus claire, elle permet à la lumière de pénétrer plus profondément et d’ainsi stimuler la croissance de la végétation aquatique.

Lorsque la moule zébrée s’est établie dans un plan d’eau, il est impossible de l’éradiquer au moyen des techniques actuellement disponibles. La plupart des méthodes pour la combattre recourent à des produits chimiques comme le chlore, à des filtres ou au raclage pour déloger les moules. Ces méthodes servent habituellement à éliminer les moules dans les tuyaux et ouvrages de prise d’eau, mais on ne peut pas les utiliser dans un plan d’eau naturel comme votre lac.

-- Sophie Foster, conseillère scientifique pour le Programme sur les espèces aquatiques envahissantes de Pêches et Océans Canada.

 


 

Le clonage et les OGM

Question :

Quelles sont les différences et le ressemblances entre le clonage et les OGM?

Réponse :

Les organismes vivants ont en commun d’être composés d’une ou de plusieurs cellules, et toutes les cellules contiennent de l’ADN. Tout comme un plan indique comment construire une maison, l’ADN donne les instructions pour « construire » des organismes vivants, comme des animaux, des plantes, de minuscules microbes et des êtres humains. Ce qui différencie une plante d’un animal, ou un individu d’un autre d’une même espèce, est que l’ADN de chacun renferme des « instructions » différentes. On appelle ces instructions des gènes.

Parfois, des individus différents ont un ADN identique. Nous dirions qu’ils sont des clones l’un de l’autre. Citons à titre d’exemple les jumeaux identiques, souvent très difficiles à différencier. Ils ont les mêmes traits (p. ex. couleur des yeux et des cheveux, grandeur, forme du nez) parce qu’ils partagent les mêmes gènes.

Il est possible de produire artificiellement des clones de plantes et d’animaux, ce qui est particulièrement utile en agriculture. Les agriculteurs ont remarqué au fil de milliers d’années que les végétaux ou animaux qu’ils produisent ne sont pas tous les mêmes parce qu’ils ont des caractéristiques différentes. Disons qu’un agriculteur s’aperçoit qu’une plante a des caractéristiques particulièrement bonnes, par exemple qu’elle pousse rapidement, qu’elle donne une profusion de fruits savoureux, qu’elle a besoin de moins d’eau ou encore qu’elle résiste à des maladies végétales connues. Il pourrait cloner cette plante pour en produire une multitude d’autres possédant les mêmes caractéristiques. En théorie, il est également possible de cloner des animaux, mais c’est difficile dans la pratique. L’homme a essayé de cloner plusieurs animaux domestiques et d’élevage, et même des animaux en voie de disparition. Les plantes et les animaux clonés sont fondamentalement des « jumeaux identiques » de l’original, la seule différence étant qu’ils sont plus jeunes.

Par contre, la modification génétique consiste à insérer le gène d’une caractéristique particulière directement d’une lignée végétale (ou animale) dans une autre. Prenons l’exemple d’une caractéristique de résistance à un virus causant une maladie chez les plantes. Selon les méthodes de sélection classiques, un agriculteur pourrait utiliser comme « parents » des plantes qui sont résistantes à ce virus et une partie ou toutes les plantes issues de ces parents seront également résistantes au virus. Cette technique remonte à des millénaires. Cette façon de faire classique fonctionne, mais elle est très lente parce qu’il faut attendre que les plantes poussent, puis répéter le processus à maintes reprises, jusqu’à ce que l’on obtienne, fois après fois, les bonnes plantes.

Il y a de nouvelles façons d’attribuer une caractéristique nouvelle ou utile à un végétal. Le génie génétique permet de transférer des gènes d’une espèce à une autre. Par exemple, une espèce de bactérie vivant dans le sol, appelée Bacillus thuringiensis, produit une substance toxique pour les insectes. Le gène de cette toxine a été transféré à certaines cultures végétales, comme celles du maïs et du coton. Les lignées végétales modifiées sont essentiellement identiques aux autres plantes de la même espèce, sauf qu’elles résistent aux insectes. Les méthodes de sélection classiques et le génie génétique peuvent provoquer des changements dans les gènes et peuvent donc être utilisés pour produire des organismes génétiquement modifiés, que l’on appelle OGM. Les nombreuses races de chien produites au fil des siècles constituent de bons exemples de la sélection classique appliquée aux animaux.

Pour résumer, disons que tout l’ADN des clones est identique, de sorte que toutes leurs caractéristiques sont presque identiques. Les OGM contiennent un ou plusieurs nouveaux gènes qui donnent à la plante ou à l’animal de nouvelles caractéristiques qu’il ne possédait pas auparavant.

Jennifer Holtzmann, Ph.D.
Évaluatrice scientifique, Division de l’évaluation
Bureau des dangers microbiens, Direction des aliments
Direction générale des produits de santé et des aliments, Santé Canada

 


 

Les insectes

Question : Pourquoi les insectes sont-ils petits? 

Réponse : Les insectes sont petits parce que contrairement à nous les humains, ils n’ont pas à l’intérieur de leur corps un système qui pompe du sang (qui transporte de l’oxygène) vers toutes les parties du corps. Leur corps est parcouru par un réseau de minuscules conduits qui s’ouvrent à l’extérieur. L’air pénètre directement dans ces conduits et se rend vers les différentes régions du corps. La taille des insectes est limitée par l’incapacité de l’oxygène de se déplacer rapidement ou sur une longue distance dans ces petits conduits. Si les insectes atteignaient une plus grande taille, l’oxygène ne parviendrait pas à atteindre toutes les parties du corps.

Question : Comment les insectes volent-ils?

Réponse : Les insectes possèdent une ou deux paires d’ailes et de nombreux muscles puissants assurant leur mouvement vers le bas et le haut. C’est ainsi que les insectes volent.

Question : Pourquoi les insectes ont-ils des pattes s’ils peuvent voler?

Réponse : Même s’ils sont capables de voler, les insectes doivent parfois se déplacer en marchant.  

Question : Pourquoi les insectes ont-ils des antennes?

Réponse : Les insectes utilisent leurs antennes pour sentir, trouver et goûter leur nourriture et repérer les membres de leur propre espèce.

- Robert Anderson

 


 

Mousse

Question :

La mousse pousse-t-elle seulement sur le côté nord des arbres?

Réponse :

La réponse simple est « non ». Mais, en écologie, les choses sont habituellement plus complexes que ça et il y a certaines bonnes raisons scientifiques derrière le conseil du bon vieux scout pour trouver le nord en regardant de quel côté de l’arbre se trouve la mousse. En fait, la mousse a tendance à préférer les environnements plus froids et humides. Dans l’hémisphère nord, les surfaces qui font face au sud ont tendance à être plus chaudes et sèches que celles qui font face au nord. Donc, il est probable que le côté nord d’un arbre soit plus favorable à la croissance de la mousse.

Toutefois, si vous étiez perdu en forêt, l’observation de la mousse sur un seul arbre ne serait pas nécessairement un moyen fiable de trouver le nord. Si l’arbre se trouve dans une zone ombragée ou dans une dépression humide et sombre, il est plus probable que tous les côtés de l’arbre comportent de la mousse, car le tronc se trouve dans de bonnes conditions favorisant la croissance de la mousse. Il y a d’autres facteurs qui influencent l’emplacement de la mousse sur un arbre, notamment l’essence de l’arbre, le diamètre du tronc et la concurrence d’autres mousses, comme les lichens et les hépatiques. Toutefois, si vous examinez un grand échantillon d’arbres dans une zone raisonnablement vaste et que vous mesurez la densité de la mousse sur le côté nord comparativement au côté sud de tous les arbres, il est probable que vous trouviez une plus grande quantité de mousse sur le côté nord des arbres, en moyenne, de tous vos échantillons. Cependant, la mousse ne sera pas absente du côté sud des arbres. Donc, si vous vous promenez en forêt et que vous avez peur de vous perdre, il est préférable que vous ameniez simplement une boussole.

- Yolanda Wiersma

 


 

Les oiseaux

Question :

Si la gravité attire un corps vers le bas, comment les oiseaux font-ils pour voler?

Réponse :

Les oiseaux peuvent surmonter la force de la gravité parce qu’ils possèdent plusieurs caractéristiques corporelles qui leur permettent de voler. Les ailes sont essentielles au vol. Un aspect important des ailes est leur forme – le dessus est incurvé et le dessous est plat. Ainsi, une molécule d’air doit parcourir une plus grande distance lorsqu’elle passe au-dessus de l’aile que lorsqu’elle passe au-dessous. Cela signifie que la densité de l’air au-dessus de l’aile est plus faible – le même nombre de molécules d’air est réparti sur une plus grande surface. Par conséquent, l’oiseau est « aspiré » par le vide au-dessus de l’aile. Les plumes aident à régler le déplacement de l’air autour des ailes.

Ceci explique comment les oiseaux peuvent voler vers le haut, mais comment font‑ils pour se déplacer vers l’avant? Ils le font en battant des ailes. Pour actionner leurs ailes, ils contractent leurs muscles pectoraux, très forts, qui sont fixés au bréchet.

Bien entendu, cela fonctionne seulement si un oiseau n’est pas trop lourd. De fait, les oiseaux ont acquis  au cours de leur évolution des caractéristiques qui les rendent beaucoup plus légers que – disons – un chien de taille semblable. Par exemple, leurs os sont creux, ils ne possèdent pas de dents et, comme vous le savez sans doute, leurs plumes sont très légères. Ce qui est intéressant, c’est que certains oiseaux qui migrent sur de longues distances peuvent réduire la taille de leur estomac avant d’entreprendre leur périple – ainsi, ils n’ont pas à transporter autant de poids. Lorsqu’ils arrivent à destination et qu’ils recommencent à manger, leur estomac revient à sa taille normale. Impressionnant, n’est-ce pas?

Question :

Pourquoi les oiseaux donnent-ils des insectes et des vers à manger à leurs oisillons?

Réponse :

Pour grandir, vous avez besoin de beaucoup de protéines (viande, œufs, fèves, etc.). C’est le cas également des oisillons. Les insectes et les vers renferment beaucoup de protéines, et c’est pourquoi les oiseaux adultes en nourrissent leurs oisillons.

- Silke Nebel

 


 

Les fourmis

Questions :

  1. Comment les fourmis creusent-elles des tunnels sans que ceux-ci s’effondrent?
  2. Comment les fourmis font-elles pour retrouver leur chemin jusqu’à leur colonie?
  3. Existe-t-il des fourmis venimeuses?

 

Réponses :

  1. Les fourmis creusent habituellement de très petits tunnels (suffisants larges pour seulement quelques fourmis) et choisissent des sols bien compactés ou solides. Grâce à ces caractéristiques, il est pratiquement impossible pour ces tunnels de s'effondrer.
  2. Lorsque les fourmis sortent à la recherche de nourriture, elles laissent sur leur trace des substances chimiques spéciales. À leur retour, elles n'ont qu'à suivre leur propre piste de substance chimique jusqu'à leur nid.
  3. La plupart des fourmis femelles sont pourvues d'un aiguillon venimeux qui leur sert à injecter du poison dans un autre insecte (ou dans votre doigt). Elles se servent de leur piqûre pour chasser ou pour se protéger. Certains types de fourmis ne possèdent pas d'aiguillon, mais peuvent excréter des substances chimiques puissantes qui leur permettent de capturer leur proie ou de se défendre.

- Robert Anderson

 


 

Les yeux des poissons

Question :

Les poissons ont-ils les yeux de différentes couleurs ? 

Réponse :

Les yeux des poissons sont remarquablement semblables aux yeux des humains.  Ils présentent les mêmes parties que ces derniers, soit la cornée, l’iris, les pupilles, le cristallin et la rétine.  Comme les humains, les poissons possèdent des yeux de différentes couleurs, mais ces couleurs ont tendance à être fixes pour chaque espèce.  De fait, nous examinons parfois la couleur des yeux des poissons pour en identifier l’espèce.  L’iris est un des éléments des yeux des poissons dont la couleur est visiblement différente.  Même ici en Ontario, nous pouvons apercevoir des poissons ayant des yeux de différentes couleurs.  L’iris du populaire crapet de roche est d’une couleur orange brillant.  En général, les couleurs sont plutôt assourdies, soit habituellement ombre de terre, jaune, orange, vert et noir.  Certains poissons, comme le doré, possèdent des yeux translucides, mais on peut apercevoir un reflet argent brillant à l’arrière de l’œil, particulièrement si l’on braque une lampe de poche directement sur celui-ci.          

- Steven Cooke   

 


 

Le frai des poissons

Question :

Comment les poissons font-ils des bébés ?

Réponse :

Les poissons ont à leur disposition bien des moyens fascinants pour produire des bébés poissons, un processus souvent appelé le frai.  Dans la plupart des cas, les femelles poissons expulsent de tout petits œufs qui sont fertilisés par le mâle.  Parfois, il n’y a qu’une seule femelle et un seul mâle qui frayent sur les pierres, les bouts de bois ou la végétation.  À d’autres occasions, on peut voir des milliers de poissons qui frayent ensemble, alors que des millions d’œufs sont relâchés dans une colonne d’eau.  Ces derniers finissent par éclore, à moins qu’ils ne soient absorbés par un autre animal.  Il arrive parfois que l’un ou l’autre des parents demeure autour pour prendre soin de sa progéniture, toutefois, d’habitude, leur rôle se limite à la fertilisation et les petits menés s’en vont rapidement mener leur vie de poissons.  Certaines espèces, comme le requin citron, donnent naissance à des rejetons vivants, ce qui signifie que la fertilisation des œufs se fait à l’intérieur du corps.  Chaque espèce de poisson a sa propre histoire et je vous encourage à vous renseigner au sujet de votre poisson favori.                

- Steven Cooke

 


 

Manchots

Question :

En moyenne, les manchots vivent combien de temps?

Réponse :

Les manchots vivent assez vieux – par comparaison à d’autres oiseaux, du moins. La durée de vie moyenne diffère selon l’espèce, mais la plupart des manchots vivent environ vingt ans dans la nature. En captivité, ils peuvent vivre jusqu’à trente ans, à l’abri des prédateurs, nourris à leur faim et soignés par des vétérinaires lorsqu’ils tombent malades!

 

Question :

Et combien de temps le papa manchot couve-t-il l’œuf avant qu’il n’éclose?

Réponse :

En fait, il n’y a que le mâle du Manchot empereur qui garde, seul, l’œuf au chaud – dans toutes les autres espèces, les deux parents couvent l’œuf à tour de rôle. Le papa empereur met l’œuf en équilibre sur ses pattes, pour le mettre au chaud dans sa poche incubatrice. Si l’œuf tombait au sol, l’embryon qu’il contient mourrait très vite de froid. Le papa couve l’œuf durant deux mois, jusqu’à ce qu’il éclose.

Question :

Le petit manchot met combien de temps avant de se couvrir de fourrure?

Réponse :

Les petits manchots n’ont pas de poil. Lorsqu’ils sortent de l’œuf, ils sont couverts d’un duvet court et dense, qui ressemble à de la fourrure.

- Silke Nebel

 


 

Est-ce que les insectes dorment?

Question :

Lorsque des insectes ne bougent pas, je suppose qu’ils dorment. Mais je crois que mon idée est fausse! Est-ce que les insectes prennent parfois le temps de dormir?

Réponse :

Les insectes ne dorment pas comme nous ou d’autres animaux le faisons. Ils ont des périodes d’inactivité lorsqu’ils restent en place, mais tous leurs sens sont en alerte élevée et ils sont prêts à sauter, à courir ou à s’envoler s’ils sentent l’approche d’un danger.

- Robert Anderson

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