Bob van Dijken

Le directeur des relations circumpolaires du Conseil des Premières nations du Yukon relate ses expériences avec le PLCN.

Transcription : Bob van Dijken

Je m’appelle Bob van Dijken, et je suis directeur par intérim responsable des Relations circumpolaires au Conseil des Premières Nations du Yukon. J’habite Whitehorse, au Yukon.

Mon rôle est assez général. Je travaille dans le cadre de programmes comme le Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord. Par exemple, le Canada occupera bientôt la présidence du Conseil de l’Arctique, et je veux voir quel sera le rôle du Conseil des Premières Nations du Yukon. Je travaille un peu à la question des changements climatiques, de même qu’à une variété de questions régionales, nationales et internationales.

Le Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord existe maintenant depuis 20 ans, et il est, de l’avis de mon organisation, un modèle à suivre. Son existence durable lui donne de la crédibilité auprès des collectivités. Beaucoup de programmes sont créés et disparaissent en trois ou cinq ans. Ce qui distingue le Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord et ses 20 ans d’existence, c’est qu’il a établi ce précédent. Le Programme continue d’évoluer et de se pencher sur les questions importantes, et il conserve une présence forte dans les collectivités.

Je crois qu’il est précieux de disposer de données à long terme, et aussi de pouvoir compter sur un programme qui existe depuis longtemps, qui a créé des précédents et qui continue de jouer un rôle de premier plan. Beaucoup de ces questions ne surviennent pas du jour au lendemain; c’est pourquoi il faut assurer un suivi. Il semble que nous sommes dans une position enviable au Yukon, puisque jusqu’à maintenant, il n’y a pas eu beaucoup de préoccupations à cause des contaminants dans le territoire. Je crois que dans certains milieux, on pourrait être porté à dire que s’il n’y a pas de problème, on devrait arrêter de surveiller les contaminants.

Parfois, on voit des reportages à la télé, par exemple sur le mercure. Le bureau de la santé publique du Yukon a retiré l’avis sur le mercure l’année dernière, car les niveaux avaient baissé. Cette baisse était sûrement due en grande partie aux travaux du Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord, qui ont mené à la signature d’un traité international sur les polluants organiques persistants.

Vous savez, il existe dans la communauté scientifique une reconnaissance internationale de ces données, des données qui sont recueillies relativement à long terme, puisqu’on les observe maintenant depuis 20 ans. Il est essentiel d’assurer une présence, de répondre aux changements et de découvrir que certains problèmes ont été réglés, mais que d’autres apparaissent. Nous avons besoin d’un programme généraliste souple, qui est capable de gérer les questions à mesure qu’elles se présentent.

Biographie

Bob van Dijken est le directeur des Relations circumpolaires au Conseil des Premières Nations du Yukon. Ancien coordonnateur pour le Nord du programme canadien de l'Année polaire internationale, il est déterminé à trouver des façons de communiquer le fruit des recherches scientifiques à différents publics. Il représente les Premières Nations du Yukon au sein du Comité de gestion du Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord (PLCN).

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