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Vivez vos passions : Conseil d’une technicienne qui a les deux pieds sur terre!

Jake Freeman est une technicienne en ressources à l’emploi d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) à Winnipeg. Elle est actuellement en affectation au Bureau d’aide et de sensibilisation aux Autochtones et elle copréside le Cercle de réseautage des employés autochtones d’AAC.

Quel aspect de votre domaine de travail surprendrait le plus les gens?

Notre équipe offre un soutien « sur place » pour un large éventail de projets, de sorte que chaque journée est différente. En 2012 et en 2015, j’ai passé six semaines sur le terrain pour recueillir des données sur l’humidité du sol. Ces données ont ensuite servi à tester et à adapter les algorithmes de la NASA pour son nouveau satellite SMAP qui permet d’estimer le degré d’humidité du sol des terres agricoles. Nous étions 75 représentants du Canada et des États Unis à collaborer dans le cadre de ce projet. L’Unité des services techniques fournit une aide technique sur place pour la collecte d’échantillons de sol, les relevés nivométriques, l’étude des sections transversales des rivières, l’étalonnage des sondes à neutrons pour divers sites à des profondeurs variables, l’installation de piézomètres, l’ensemencement et les pulvérisations sur des parcelles et bien d’autres activités. Chaque saison a ses particularités et le travail varie chaque année selon les besoins des gestionnaires de projets.

Qu’est-ce qui vous a amenée à faire carrière dans ce domaine?

J’ai un diplôme d’études collégiales en chimie et en sciences biologiques ainsi qu’un baccalauréat ès sciences de l’Université du Manitoba. Pendant que j’étudiais pour devenir technicienne de laboratoire, j’ai constaté que j’avais besoin de communier davantage avec la nature. À mes débuts comme technicienne en conservation des sols et de l’eau au sein de l’Administration du rétablissement agricole des Prairies (ARAP), j’ai tiré parti de mon souci du détail, de mon habitude de prendre des notes et de ma connaissance des protocoles de laboratoire. Le fait de ne pas avoir peur de me salir les mains m’a également été utile.

Quel est votre moment le plus mémorable au travail?

J’en ai beaucoup, mais ce sont toujours les plus drôles qui me viennent à l’esprit!

Je me souviens notamment d’avoir embourbé un camion, d’avoir mangé mon lunch assise sur un hayon arrière, d’avoir lutté corps à corps avec des bovins et d’avoir reçu une décharge en entrant en contact avec une clôture électrifiée – et tout ça au nom de la science!

Que pouvons-nous faire pour appuyer les femmes en sciences?

Je pense que nous devons les encourager toutes, peu importe leur classification, leurs antécédents ou leur niveau de scolarité.

Quel conseil donneriez-vous aux jeunes qui aspirent à une carrière en sciences?

Les chercheurs ne sont pas les seuls à œuvrer dans le domaine scientifique. Certaines personnes jugent que l’obtention d’un doctorat pour devenir un chercheur scientifique est un objectif inatteignable. Or, les gens qui travaillent sur le terrain contribuent également aux projets et à la science. Cernez vos points forts, déterminez ce qui vous intéresse et vous passionne et fixez vos objectifs en conséquence. La science fait partie d’à peu près tout ce que nous faisons!

Quels sont vos passe-temps et ont-ils une influence sur votre travail?

Mes passe-temps comprennent la chasse, la pêche, le surfing, les voyages, la lecture, la couture, la peinture, le perlage et l’histoire. J’aime m’adonner à des activités extérieures, que ce soit au travail ou pendant mes temps libres.

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