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Foire aux questions
Politique des trois organismes sur la gestion des données de recherche

Contents


1. Données et gestion des données

a. En quoi consistent les données?

Les données sont des faits, des mesures, des enregistrements ou des observations recueillies par des chercheurs et d’autres personnes, assortis d’une interprétation minimale de leur contexte. Les données peuvent être présentées sous n’importe quelle forme et sur des supports variés (texte, chiffres, symboles, illustrations, films, vidéos, enregistrements sonores, reproductions picturales, dessins, croquis ou autres représentations graphiques, manuels de procédures, formulaires, schémas, diagrammes, descriptions d’équipement, fichiers de données, algorithmes de traitement, logiciels, langages de programmation, codes et statistiques)Note de bas de page 1.

b. En quoi consistent les données de recherche?

Les données de recherche sont des données qui sont utilisées en tant que sources principales à l’appui d'une enquête technique ou scientifique, d'une recherche, de travaux d'érudition ou de pratiques créatives et qui sont utilisées comme éléments de preuve dans un processus de recherche ou qui sont communément acceptées au sein de la communauté de recherche comme nécessaires pour valider les conclusions et les résultats de recherche. Les données de recherche peuvent être des données expérimentales, des données d’observation, des données opérationnelles, des données de tierces parties, des données du secteur public, des données de surveillance, des données traitées ou des données réaffectées. La définition des données de recherche pertinentes est très souvent contextuelle et la détermination de ce qui compte comme tel devrait être guidée par les normes disciplinaires.

c. De quelle façon les documents de recherche sont-ils liés aux données de recherche?

Les matériaux de recherche font l’objet d’une enquête – de nature scientifique, universitaire, littéraire ou artistique – et sont utilisés pour créer des données de recherche. Ils sont transformés en données par la méthode ou la pratique. Par exemple, il peut s’agir d'échantillons biologiques pour un généticien, de sources primaires dans un fonds d’archives pour un historien ou d’un banc de poissons-zèbres pour un biologiste.

Les données de recherche correspondantes à ces exemples seraient des données relatives aux séquences de gènes, à l’analyse chronologique d’idées ou de contributions et des données sur le comportement du poisson-zèbre dans certaines conditions. L'expression « matériau de recherche » renvoie à une notion générale qui peut s’appliquer à toutes les disciplines ainsi qu’au domaine numérique ou analogique.

d. Qu’est-ce que la gestion des données de recherche?

La gestion des données de recherche désigne les processus appliqués tout au long du cycle de vie d'un projet de recherche pour guider la collecte, la documentation, le stockage, le partage et la conservation des données de rechercheFootnote 2.

La gestion des données de recherche est essentielle tout au long du cycle de vie des données – de la création, du traitement, de l’analyse de la conservation, du stockage et de l’accès, au partage et à la réutilisation (s'il y a lieu), après quoi, le cycle redémarre. La gestion des données devrait être exercée pendant toute la durée de vie des données, notamment la planification de l’enquête, la réalisation de la recherche, la sauvegarde des données au fur et à mesure qu’elles sont créées et utilisées, la diffusion des données et la conservation à long terme des données une fois l’enquête terminéeFootnote 3.

Les organismes subventionnaires reconnaissent la diversité des modèles de recherche scientifique et savante qui font progresser les connaissances dans les disciplines représentées par leurs mandats, et entre elles. Ils reconnaissent donc qu’il existe des différences légitimes dans les normes de gestion des données de recherche – y compris ce qui est considéré comme des données de recherche pertinentes – entre les disciplines, les domaines de recherche et les modes de recherche qu'ils financent.

e. Pourquoi la gestion des données de recherche est-elle importante?

La gestion des données de recherche permet aux chercheurs d’organiser, de stocker, de réutiliser les données de recherche numérisées, de même que d’y accéder et d’en tirer profit. Elle est essentielle à la capacité des chercheurs canadiens de conserver et d'utiliser en toute sécurité leurs données de recherche tout au long de leurs projets de recherche, de réutiliser leurs données au cours de leur carrière et, le cas échéant, de les partager données. En outre, puisqu'elle est acceptée comme une composante de l’excellence en recherche, l'adoption de solides pratiques en matière de gestion des données de recherche permet aux chercheurs d'assurer une rigueur scientifique et de collaborer dans leurs domaines.

f. Comment les chercheurs doivent-ils prendre en compte et intégrer la sécurité dans la planification de la gestion des données de recherche?

Lorsqu'ils mènent des recherches impliquant des données sensibles ou présentant un potentiel de double usage, les chercheurs peuvent être amenés à prendre des mesures supplémentaires pour équilibrer le besoin de partage et d'accès aux données avec celui de protection contre les menaces. Pour s'assurer que l'intégrité de leur recherche n'est pas compromise et que les résultats de la recherche (p. ex. les ensembles de données, les publications, les brevets) sont sécurisés et protégés jusqu'à ce qu'ils choisissent de les diffuser, les chercheurs devraient mettre en place de bonnes pratiques et infrastructures de sécurité physique et cybernétique. Ces pratiques doivent être acceptées par tous les membres et partenaires de l'équipe de recherche.

La recherche menée au Canada peut être une cible attrayante pour ceux qui cherchent à voler, à utiliser ou à adapter la recherche pour leurs propres priorités et gains. Dans certains cas, la recherche pourrait conduire à des avancées dans les capacités stratégiques, militaires ou de renseignement d’autres pays, ou être utilisée pour causer délibérément du tort. Il est donc important que vous évaluiez et clarifiez les intentions de vos partenaires de recherche, et que vous preniez des mesures raisonnables, basées sur le risque, pour sauvegarder vos recherches.

Pour en savoir plus sur la protection de votre recherche, la réalisation d’évaluations des risques ou les bonnes pratiques à suivre pour les voyages à l’étranger, consultez le portail Protégez votre recherche et suivre les conseils fournis par votre établissement.

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2. Recherche autochtone

a. Comment cette politique se rattache-t-elle à la gestion de la recherche, des connaissances et des données des peuples autochtones?

Les organismes subventionnaires s’engagent à soutenir la gestion des données de recherche autochtone et à reconnaître l’importance des principes de la gestion des données de recherche qui reconnaissent et respectent l’autodétermination des Premières Nations, des Inuit et des Métis grâce à une approche fondée sur les distinctions. Par conséquent, la Politique des trois organismes sur la gestion des données de recherche comprend un libellé qui reconnaît le principe de gestion autochtone des données, notamment dans le préambule et dans chaque exigence (paragraphes 3.1, 3.2 et 3.3).

La politique s'aligne sur les principes CARE pour la gouvernance des données autochtones (avantage collectif, pouvoir de contrôle, responsabilité et éthique), qui reflètent le rôle crucial des données pour faire progresser l'innovation et l'autodétermination des Autochtones (voir la Global Indigenous Data Alliance ci-dessous).

Afin d'aider les communautés autochtones à mener des recherches et à établir des partenariats avec le milieu de la recherche en général, les organismes reconnaissent que les données liées aux recherches menées « par et avec » les communautés autochtones doivent être gérées conformément aux principes de gestion des données élaborés et approuvés par ces communautés. Ces principes comprennent, sans s'y limiter, des considérations sur la collecte, la propriété, la protection, l'utilisation et le partage des données. Les principes de propriété, de contrôle, d'accès et de possession (PCAP®) constituent un modèle de gouvernance des données des Premières Nations, mais ce modèle ne répond pas nécessairement aux besoins et aux valeurs distincts des communautés inuites, métisses et des Premières Nations.

En ce qui concerne la recherche avec les peuples autochtones, les trois organismes subventionnaires reconnaissent l’importance des considérations d’ordre éthique. Pour cette raison, ils recommandent aux titulaires de subvention de prendre connaissance du cadre d’éthique de la recherche avec les peuples autochtones, décrit au chapitre 9 de l’Énoncé de politique des trois Conseils : Éthique de la recherche avec des êtres humains (EPTC 2). La décision de verser les données de recherche et les connaissances des peuples autochtones dans un dépôt ou de les communiquer doit se faire en fonction des principes de recherche avec les peuples autochtones.

Dorénavant, les organismes subventionnaires défendront et appuieront l’élaboration de protocoles de gestion des données de recherche autochtones afin de garantir le consentement des communautés, l’accès et la propriété des données autochtones, ainsi que la protection des droits de propriété intellectuelle autochtones. Cette prochaine étape de progression de la gestion des données de recherche autochtone au Canada est décrite dans le document intitulé Établir de nouvelles orientations à l’appui de la recherche autochtone et la formation en recherche au Canada.

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3. Élaboration de politiques

a. Pourquoi les trois organismes ont-ils élaboré une politique de gestion des données?

La gestion des données de recherche est devenue un élément capital de l'excellence en recherche. Les trois organismes subventionnaires doivent s’assurer que la recherche qu’ils financent est effectuée conformément aux normes les plus élevées.

En adoptant une politique sur la gestion des données de recherche, ils espèrent favoriser l'adoption d’une culture de recherche selon laquelle :

  • la gestion efficace des données est un élément déterminant d’excellence en recherche reconnu au sein de toutes les disciplines;
  • un plus grand nombre d’ensembles de données canadiennes sont cités;
  • les chercheurs canadiens sont reconnus et récompensés pour les données de recherche produites et partagées;
  • les chercheurs canadiens sont prêts et outillés pour participer à des projets internationaux de recherche en collaboration dans le cadre desquels les exigences relatives à la gestion des données sont la norme;
  • des établissements de recherche canadiens acceptent d’apporter un soutien à la gestion des données produites par leurs chercheurs;
  • la capacité d’archiver, de découvrir des données de recherche, et le cas échéant, de les réutiliser pour soutenir les liens avec d’autres données et recherches, la reproductibilité, la réplication et la conduite responsable de la recherche et pour alimenter la découverte et l’innovation est accrue.

b. Comment les trois organismes subventionnaires ont-ils procédé pour élaborer leur politique?

Les trois organismes subventionnaires ont entamé les premières démarches vers la création et l'harmonisation d’une politique de gestion des données de recherche en 2013, en publiant Vers un nouveau cadre stratégique pour l’évolution de la recherche numérique au Canada. Ce document a été partagé avec la communauté de recherche dans le cadre d’une vaste consultation pour étayer l’élaboration d’un cadre de politique des données.

À la suite de discussions approfondies avec la communauté, les organismes subventionnaires ont publié, au printemps 2016, la Déclaration de principes des trois organismes sur la gestion des données numériques, qui décrit leurs attentes globales en ce qui concerne la gestion des données de recherche, et les rôles et responsabilités des chercheurs, de la communauté de recherche, des établissements de recherche et des bailleurs de fonds de la recherche.

La Déclaration de principes voulait promouvoir l’excellence dans les pratiques de gestion des données numériques et de la gérance des données dans les travaux de recherche financés par les organismes subventionnaires. Elle visait également à établir un ensemble commun de principes qui serviraient de fondement pour l’élaboration des exigences des trois organismes subventionnaires en matière de gestion de données contenues dans la Politique. Les organismes subventionnaires ont reçu des commentaires des parties prenantes au sujet du document à l’été 2015, avant la publication de la Déclaration de principes.

Les organismes subventionnaires ont ensuite invité de nouveau la communauté à discuter de la manière de réaliser les principes et les orientations politiques possibles. De 2017 à 2018, ils ont tenu des discussions avec des parties prenantes de divers domaines, au Canada et à l’étranger, pour obtenir de la rétroaction sur les exigences de la politique proposée. Enfin, en 2018, ils ont organisé une consultation en ligne afin de solliciter des commentaires sur une version préliminaire du texte de la politique. Un résumé de cette consultation est disponible en ligne.

c. Comment la Politique des trois organismes sur la gestion des données de recherche s’inscrit-elle dans le programme plus large de gestion des données de recherche et de science ouverte du gouvernement?

Les gouvernements et les bailleurs de fonds de la recherche du monde entier reconnaissent la valeur des données de recherche et la nécessité d'établir des politiques pour atteindre l’excellence dans la gestion des données. Le Canada s’est joint à de nombreux autres pays à l’avant-garde de ce mouvement, comme en témoignent son soutien à la Déclaration sur l’accès aux données de la recherche financée par des fonds publics (2004) et à la Recommandation du Conseil concernant l'accès aux données de la recherche financée sur fonds publics (2021) de l’Organisation de coopération et de développement économiques, son engagement envers le partenariat et la déclaration pour un gouvernement ouvert (2011) et son approbation du Communiqué scientifique du G7 (2017).

Dans le cadre du Partenariat pour un gouvernement ouvert, le gouvernement du Canada s’est engagé, au moyen de plans d’action nationaux biennaux pour un gouvernement ouvert, à rendre les activités scientifiques financées par le gouvernement ouvertes et transparentes pour les Canadiens.. Plus précisément, les plans ont exprimé l’engagement du gouvernement fédéral à l’égard de la science ouverte en travaillant avec des partenaires internationaux à l’élaboration de politiques scientifiques ouvertes, à l’exploration de structures incitatives de soutien et à l’identification de bonnes pratiques pour promouvoir un accès accru aux résultats de la recherche financée par les fonds publics, y compris les données et les publications scientifiques. La Feuille de route pour la science ouverte (2020) de la conseillère scientifique en chef du Canada fournit des principes généraux et des recommandations pour guider les activités de science ouverte au Canada.

La stratégie nationale concernant l' infrastructure de recherche numérique prévoit que le ministère de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique établisse une nouvelle organisation d’infrastructure de recherche numérique (NOIRN). Cette nouvelle organisation coordonnera et financera des activités dans les composantes de l'informatique de recherche avancée, de la gestion des données de recherche et des logiciels de recherche de la stratégie concernant l' infrastructure de recherche numérique, en travaillant en collaboration avec des parties prenantes de tout le pays.

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4. Éléments de la politique

Stratégie institutionnelle

a. Qu’est-ce qu’une stratégie institutionnelle de gestion de données de recherche?

Une stratégie institutionnelle de gestion des données de recherche décrit la façon dont l’établissement fournira à ses chercheurs un environnement qui permet et appuie des pratiques de gestion des données de recherche exemplaires. La stratégie institutionnelle aidera l’établissement de recherche à déterminer les lacunes et les problèmes dans sa capacité de gestion des données de recherche, et à y remédier.

Chaque stratégie doit refléter les circonstances particulières de l’établissement, y compris sa taille, sa capacité, sa géographie et tout autre facteur contextuel. Elle doit faire partie du cadre stratégique général de recherche de l’établissement et nécessiter l’apport de divers services au sein de l’établissement, notamment les services du bureau de recherche administratif et des administrateurs en matière d’éthique, des bibliothèques, des technologies de l'information, des départements et des facultés.

b. Quelles organisations doivent élaborer des stratégies institutionnelles?

Chaque établissement d'enseignement postsecondaire et hôpital de recherche admissible à administrer des fonds des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) ou du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) est tenu de créer une stratégie institutionnelle de gestion des données de recherche.

Certains établissements, tels que les hôpitaux de recherche ou les collèges universitaires, ont une affiliation officielle avec un établissement-père qui doit aussi compter une stratégie institutionnelle. Dans ce cas, l’hôpital de recherche ou le collège universitaire peut élaborer sa stratégie en collaboration avec l’établissement-père, ou l’établissement-père peut élaborer une stratégie qui englobe ses organismes affiliés.

c. Pourquoi les trois organismes subventionnaires exigent-ils une stratégie institutionnelle?

Les établissements de recherche ont un rôle important à jouer dans le soutien de la gestion des données de recherche. L’élaboration d’une stratégie de gestion des données offre aux établissements l’occasion de réfléchir à leurs lacunes et à la façon de les combler du point. Les stratégies de gestion des données permettront aux établissements d’élaborer des solutions qui fonctionnent pour eux, tout en encourageant l’harmonisation et la collaboration avec d’autres établissements. L’information contenue dans les stratégies institutionnelles aideront les bailleurs de fonds de la recherche et la communauté de recherche canadienne à mieux comprendre les capacités de gestion des données de recherche du pays.

The agencies will not be evaluating the strategies.

d. Où les établissements peuvent-ils trouver des consignes sur la façon d’élaborer leurs stratégies institutionnelles?

Aidés de représentants des trois organismes subventionnaires, de Données de recherche Canada et du Conseil des dirigeants principaux de l’information des universités canadiennes, Le réseau Portage et l’Association canadienne des administratrices et des administrateurs de recherche ont créé un modèle de stratégie institutionnelle et un document d’orientation (affichés sur le site Web du réseau Portage) destinés à aider les établissements d'enseignement postsecondaire et les hôpitaux de recherche. Les établissements peuvent également trouver utile de revoir les stratégies des autres établissements.

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Plans de gestion des données

e. Qu’est-ce qu’un plan de gestion des données?

Un plan de gestion des données est un document évolutif – généralement lié à un projet ou à programme de recherche – qui consiste en des pratiques, des processus et des stratégies rattachés à un ensemble de sujets particuliers touchant la gestion et la conversation des données. Il doit être modifié tout au long d'un projet de recherche pour refléter les changements dans la conception du projet, les méthodes ou d'autres considérations.

Les plans de gestion des données aident les chercheurs à préciser la façon dont ils entendent gérer les données; ils ne les incitent pas forcément à les gérer différemment.

Un modèle de plan de gestion des données sert à guider la création de ce type de plan (voir la question h ci-dessous pour connaître les outils destinés à aider les chercheurs à créer des plans de gestion des données).

f. Pourquoi est-ce important d’avoir un plan de gestion des données?

Les plans de gestion des données aident les chercheurs à établir de manière proactive la façon dont ils géreront leurs données pour l’ensemble des étapes de leur projet de recherche et au-delà. Pour les chercheurs, les plans de gestion des données représentent un excellent moyen de déterminer les possibilités et les défis dans la gestion de leurs données (qu’elles soient de nature éthique, méthodologique, financière ou autre), bien avant leur émergence. Ils permettent ainsi aux chercheurs d’adapter leurs projets aux obstacles imprévus et d’intégrer les adaptations et les améliorations nécessaires. Ils peuvent aussi représenter un excellent moyen de faire participer des partenaires ou des collaborateurs, au sein de l’établissement ou en dehors, dans une conversation continue au sujet de la meilleure façon de gérer les données de recherche. Les plans de gestion des données améliorent donc la conception et l’efficience du projet de recherche et deviennent un outil important pour garantir l’excellence de la recherche.

g. Quelles sont les principales composantes du plan de gestion des données?

Bien que les détails et les renseignements précis contenus dans les plans de gestion des données diffèrent selon la nature et le type de recherche effectuée, les plans de gestion des données comprennent généralement des sections sur la collecte de données, le stockage et la sauvegarde de données, la sécurité des données, la conservation des données, le partage et la réutilisation des données (le cas échéant), et les rôles et responsabilités au sein de l’équipe de recherche pour la gestion des données. Ils devraient également décrire les obligations éthiques, juridiques ou commerciales liées aux données.

Les plans de gestion des données n’établissent pas de normes sur ce qui constitue une pratique acceptable de gestion (p. ex. normes sur les métadonnées, attentes disciplinaires relatives à l’échange de données, etc.). Par contre, en consignant la manière dont les chercheurs comptent gérer les données, ils donnent lieu à un examen interne et externe et, éventuellement, à l’émergence d’une certaine norme institutionnelle ou disciplinaire et au respect de cette norme.

h. Existe-t-il des outils pour aider les chercheurs à créer des plans de gestion des données?

Bien que cela ne soit pas obligatoire aux fins de la présente politique, les chercheurs sont encouragés à utiliser l'Assistant PGD du réseau Portage – service en ligne gratuit et bilingue pour la création de plans de gestion des données. Pour utiliser cet assistant, les chercheurs doivent créer un compte gratuit. Une fois le compte créé, les utilisateurs peuvent élaborer leur plan. Les utilisateurs sont encouragés à revoir leur plan tout au long du cycle de vie de leur projet, en l'examinant et en le révisant au besoin. Il est possible de publier un plan complet ou partiel pour le partager avec d'autres.

Il existe divers autres outils en ligne qui guident les chercheurs à travers les éléments d'un plan de gestion des données. Les chercheurs peuvent consulter des exemples spécifiques à leur discipline auprès d'organismes tels que le Digital Curation Centre et la California Digital Library, ou se référer aux ressources offertes par leur établissement.

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Dépôt de données

i. Qu’est-ce qu’un dépôt de données?

Le dépôt de données se rapporte au moment où les données de recherche recueillies dans le cadre d’un projet de recherche sont transférées à un organe de stockage de données de recherche. Celui-ci devrait contenir des politiques facilement accessibles décrivant les licences de dépôt et d’utilisation, le contrôle de l’accès, les procédures de conservation, les pratiques de stockage et de sauvegarde et les plans de durabilité et de succession. Le dépôt de données de recherche dans les dépôts appropriés appuie la conservation permanente des données et, s’il y a lieu, l’accès aux données.

Idéalement, le dépôt de données comprendra la documentation à l’appui, le code source, le logiciel, les métadonnées et tout autre matériel offrant des renseignements additionnels sur les données et le contexte dans lequel elles ont été recueillies et utilisées pour étayer le projet de recherche. Ces renseignements additionnels simplifient la conservation, la découvrabilité, l’accessibilité et la réutilisation des données.

j. Pourquoi est-il important de verser des données dans un dépôt?

En versant leurs données dans un dépôt, les chercheurs s’assurent que les données sont conservées de manière sûre et qu’elles sont accessibles après l’achèvement du projet de recherche. Le dépôt des données permet également aux chercheurs de choisir dans quelle mesure les données peuvent être accessibles aux autres, et sous quelles modalités. Le fait de rendre les données accessibles aux autres favorise la réutilisation, la validation, la reproduction et les liens vers d’autres données et résultats de recherche.

k. Les chercheurs financés par les IRSC devront-ils encore se conformer à l’exigence de dépôt prévue dans la Politique des trois organismes sur le libre accès aux publications?

Oui. La Politique des trois organismes sur le libre accès aux publications exige que les chercheurs financés par les IRSC 1) déposent les coordonnées bioinformatiques, atomiques et moléculaires dans une base de données publique appropriée immédiatement après la publication des résultats et 2) conservent tous les ensembles de données connexes avec une subvention donnée pendant au moins cinq ans.

l. En quoi consistent les métadonnées?

Les métadonnées sont des données sur des données – des données qui définissent et décrivent les caractéristiques d’autres données. Des métadonnées exactes et complètes sont essentielles pour rendre les données de recherche trouvables. Un principe pour aider à déterminer quels renseignements devraient être compris dans les métadonnées est le critère OAIS selon lequel ils devraient être « compréhensibles de façon indépendante ». Autrement dit, suffisamment de renseignements sont fournis dans les métadonnées pour que quelqu’un d’autre soit en mesure de comprendre les données sans que son auteur ait à les expliquer.

Les normes en matière de traitement des métadonnées (souvent appelées « schémas ») sont diverses, mais les métadonnées indiquent généralement qui a créé les données et à quel moment, et varient dans l’ensemble des disciplines, et comprennent des renseignements sur la façon dont les données ont été créées, leur qualité, leur exactitude et leur précision, ainsi que d’autres caractéristiques nécessaires pour permettre la découverte, la compréhension et la réutilisation.

m. Quels sont les principes FAIR?

Les principes FAIR pour la gestion et l’intendance des données scientifiques constituent une pratique exemplaire internationale pour améliorer la récupération, l'accessibilité, la compatibilité et la réutilisation des biens numériques.

  • Récupérables : la première étape de la (ré)utilisation des données consiste à les trouver. Les métadonnées et les données doivent être faciles à trouver, tant pour les humains que pour les ordinateurs. Les métadonnées lisibles par machine sont essentielles pour la découverte automatique des ensembles de données et des services.
  • Accessible : une fois que l’utilisateur a trouvé les données requises, il doit savoir comment y accéder, éventuellement par une authentification et une autorisation.
  • Compatibles : les données doivent généralement être intégrées à d’autres données. En outre, les données doivent être interopérables et capables de fonctionner avec des applications (y compris les logiciels et le matériel informatique) ou des flux de travail pour l’analyse, le stockage et le traitement.
  • Réutilisables : l’objectif ultime de FAIR est d’optimiser la réutilisation des données. Pour y parvenir, les métadonnées et les données doivent être bien décrites afin qu’elles puissent être reproduites et (ou) combinées dans différents contextes.

Pour en savoir plus sur les principes FAIR, veuillez consulter GO FAIR.

L'application des principes FAIR ne doit pas remplacer la souveraineté des données autochtones ou d'autres considérations culturelles, éthiques, juridiques ou commerciales. Les principes FAIR sont complétés par les principes CARE pour la gouvernance des données autochtones (voir la section Global Indigenous Data Alliance ci-dessous).

n. Comment le partage des données bénéficie-t-il au créateur des données?

La Politique des trois organismes sur la gestion des données de recherche n’exige pas aux titulaires de subventions de partager leurs données de recherche. Toutefois, les organismes subventionnaires attendent des chercheurs qu’ils fournissent un accès approprié aux données, lorsque les exigences éthiques, culturelles, juridiques et commerciales le permettent, et conformément aux principes FAIR et aux normes de leurs disciplines.

Les raisons pour lesquelles les chercheurs décident de partager les données sont nombreuses, comme la sensibilisation à leurs recherches, l’élargissement de la diffusion de leurs résultats de recherche et l’augmentation du taux de citation des articles liés aux données. Le partage des données aide également les autres chercheurs, au sein de leur discipline et au-delà, à tirer parti des résultats de la recherche. Toutefois, les chercheurs ne doivent rendre les données accessibles que si cela est conforme à l’éthique, au droit et à tout accord commercial ou autre que le chercheur a conclu. Dans certains cas, l’accès peut être limité à certaines parties extérieures.

Les organismes subventionnaires estiment que les données sont des produits importants et légitimes de la recherche et doivent être reconnues comme telles. Chaque fois que des données sont rendues accessibles, tous les utilisateurs des données doivent reconnaître, par des citations et d’autres pratiques ou normes pertinentes pour leur discipline, les sources des données qu’ils utilisent, et respecter les conditions d’accès à ces données. Les chercheurs qui partagent leurs données de manière responsable et efficace devraient être reconnus par les bailleurs de fonds, leurs établissements universitaires et les utilisateurs qui bénéficient de la réutilisation des données. En tant que signataires de la Déclaration de San Francisco sur l'évaluation de la recherche, les organismes subventionnaires s’engagent à prendre en compte la valeur et l’impact des ensembles de données et des logiciels dans l’évaluation de la recherche.

o. L’exigence de dépôt de données s’appliquera-t-elle aux collaborations avec des chercheurs non financés par les organismes subventionnaires?

L’exigence de dépôt de données s’appliquera aux données, aux métadonnées et aux codes de recherche numériques qui soutiennent directement les conclusions de la recherche dans les publications de revues et les pré impressions qui découlent de la recherche financée par les organismes subventionnaires, quel que soit le lieu où la recherche est menée ou avec qui les chercheurs financés ont collaboré.

Les chercheurs financés par les organismes subventionnaires sont encouragés à examiner comment les collaborations avec des partenaires internationaux ou autres pourraient influer sur leur capacité à se conformer à l’exigence de dépôt de données de la politique avant de commencer le projet de recherche. Ces types de considérations seraient inclus dans un plan de gestion des données.

p. À quel endroit les données peuvent-elles être enregistrées au cours d’un projet de recherche?

Tout au long d’un projet de recherche, les données doivent être collectées et stockées en utilisant des logiciels et des formats qui permettent leur conservation sécurisée, l’accès aux outils d’analyse et de visualisation, et qui facilitent leur accès au-delà de la durée du projet. Ces renseignements seraient inclus dans un plan de gestion des données.

Bien qu’il soit pratique d’enregistrer des données sur un ordinateur personnel dans certaines situations, il ne s’agit pas d’une pratique sécuritaire. Si l’ordinateur est corrompu (p. ex. des virus, des logiciels malveillants, des ransomware, des dommages accidentels), les données de recherche pourraient être irréparables, corrompues ou inutilisables.

Généralement, les chercheurs utiliseront de multiples solutions de stockage de données au cours d’un projet de recherche. Plusieurs options sont énumérées ci-dessous.

Lecteurs réseaux
Les chercheurs faisant partie d’un établissement, notamment une université, auront probablement accès à un lecteur réseau entretenu par l’établissement. La sauvegarde de données dans un lecteur réseau permettra la protection des données. Si l’ordinateur du chercheur est compromis, les données seront toujours en sécurité. Les lecteurs réseau sont appuyés par du personnel dévoué qui peut aider à déterminer le meilleur moyen de répondre aux exigences en matière de stockage et d’accès aux données du projet. Les lecteurs réseau consacrés à la recherche qui sont entretenus par les établissements sont préférables aux lecteurs réseau ouverts à des fins administratives et d’enseignement, qui sont plus vulnérables en matière de sécurité.

Réseaux Dataverse
De nombreuses universités utilisent de façon active un logiciel libre de dépôt de données de recherche appelé Dataverse, qui peut être utilisé pour stocker les données au cours d’un projet de recherche. Dataverse comprend une gamme d’options flexibles personnalisables, des mécanismes intégrés pour la citation de données et l’attribution de crédits, des permissions et des options robustes, des outils d’analyse et d’exploration de données et de grandes capacités d’échange et de connexion.

Dataverse est utilisé dans un nombre croissant d’universités canadiennes et de réseaux universitaires. Entre autres exemples notables, on compte Scholars Portal Dataverse, maintenu par le Ontario Council of University Libraries, et le Abacus Dataverse Network, qui comprend plusieurs universités en Colombie-Britannique.

Calcul Canada, le Réseau national de recherche et d’éducation et les partenaires régionaux
Calcul Canada est une des principales sources de stockage actif pour les chercheurs canadiens. Le cadre Calcul Canada offre également une série d’outils et de ressources pour travailler avec des données de recherche de disciplines multiples. Les chercheurs pourraient vouloir consulter Calcul Canada directement, ou par l’entremise de partenaires régionaux dont WestGrid, ACENET, http://computeontario.ca/Calcul Ontario ou Calcul Québec. Le Réseau national de la recherche et de l’enseignement offre également certaines options de stockage de données au cours du projet de recherche (p. ex. le Rapid Access Cloud de Cybera), et dans certains cas, un service comme SOSCIP peut offrir un calcul de haute performance de la recherche et des liens avec des entreprises commerciales.

Stockage en nuage
Bien que de nombreuses options de stockage de données dans le nuage soient sécuritaires, les chercheurs devraient faire attention lors de l’utilisation de ces solutions. Les bibliothécaires institutionnels et les agents d’éthique ainsi que les membres de sociétés professionnelles ou de communautés disciplinaires peuvent aider à cerner les options appropriées dans le nuage. Lors de l’utilisation des services commerciaux du nuage (p. ex. DropBox ou Google), il faut évaluer si les données sont stockées dans un centre de données canadien, puisque les lois provinciales sur la protection des renseignements personnels pourraient empêcher cette approche de stockage de données avec des renseignements personnels.

q. À quel endroit les données peuvent-elles être enregistrées après le projet de recherche?

Plusieurs options de stockage de données à moyen et à long terme qui pourraient prendre la forme de solutions d’archivage de données sont énumérées ci-dessous. Les chercheurs devraient consulter leur bibliothèque institutionnelle pour obtenir de l’orientation additionnelle sur la détermination des options appropriées.

Dépôts institutionnels
Les chercheurs travaillant dans un milieu universitaire devraient avoir accès à leur dépôt institutionnel. Il est toujours conseillé que les chercheurs déposent les données dans leur dépôt institutionnel, en particulier lorsqu’il s’agit d’assurer la conservation à long terme de ce matériel. Les chercheurs devraient communiquer avec leur bibliothèque universitaire pour apprendre comment stocker des données dans leur dépôt institutionnel.

Dépôts propres à une discipline
En plus de leur dépôt institutionnel, les chercheurs doivent verser leurs données dans des dépôts thématiques, notamment GenBank pour les séquences d’acide nucléique, Gene Expression Omnibus pour les données sur l’expression génique, Dryad Digital Repository pour les données à la base de publications scientifiques et médicales, ou Inter-university Consortium for Political and Social Research pour les données relatives aux sciences sociales. De manière générale, les dépôts propres à une discipline représentent la meilleure option pour veiller à ce que les chercheurs d’une discipline précise trouvent les données, rehaussant ainsi l’incidence de la recherche.

Les dépôts propres à une discipline permettent aux chercheurs d’héberger leurs données dans une ressource sur mesure pour le type de contenu propre à leur travail. De nombreux éditeurs de revues recommanderont les dépôts qui conviennent le mieux aux types précis de données de recherche (p. ex. Nature), que les données soient publiées dans leur revue ou dans une autre.

Dépôts d’usage général
Les chercheurs sont encouragés à verser leurs données dans un dépôt approprié, pour que les données soient conservées, protégées, découvertes, citées et échangées de manière appropriée.

Il existe de nombreux dépôts d’usage général pouvant héberger des données. La capacité à long terme de ces ressources à rendre les données accessibles dépend d’une série de facteurs. Un dépôt en ligne qui est opérationnel aujourd’hui pourrait ne pas l’être dans 10 ou 20 ans, ou plus tard.

Les dépôts en ligne d’usage général sont des options de stockage de données à court et à moyen terme, mais pourraient ne pas offrir de garanties suffisantes pour l’entreposage à long terme. Au moment de sélectionner un dépôt d’usage général, il est recommandé que les chercheurs conservent des copies de sauvegarde des données à un autre endroit (notamment dans leur dépôt institutionnel) dans le but d’assurer la disponibilité à long terme.

Le réseau Portage suggère des dépôts, dont le Dépôt fédéré de données de recherche, un dépôt national établi en partenariat par Calcul Canada et le réseau Portage, ou l’un des nombreux dépôts Dataverse qui sont hébergées dans des universités et des régions partout au pays. D’autres options en matière de dépôt peuvent être consultées dans la page Dépôts de données de recherche et le guide des Options de dépôts au Canada du réseau Portage.

Les chercheurs devraient consulter la section 1 (Renseignements supplémentaires) ci-dessous qui offre des liens vers d’autres renseignements sur les dépôts.

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5. Renseignements supplémentaires

a. Où puis-je trouver plus de ressources et d’information sur la gestion des données de recherche

Bibliothèques des établissements de recherche
Il est de plus en plus fréquent que les universités offrent des services de données dans leurs bibliothèques. Parfois appelées « communications savantes », elles peuvent aussi mettre à disposition des bibliothécaires de données ou de recherche pour consultation avec les chercheurs. Certains établissements peuvent également être en mesure de fournir un soutien dans la planification et l’orientation de la gestion des données pendant le déroulement du projet de recherche. D’autres services comprennent la fourniture de conseils sur le stockage des données ou la sécurité des fichiers, la documentation de recherche et les considérations relatives aux métadonnées, le partage des données de recherche et la conservation (sélection, préservation, archivage, citation) des projets terminés et des données publiées.

Protégez votre recherche
Le gouvernement du Canada reconnaît que la recherche ouverte et collaborative est indispensable pour repousser les limites de la science et relever les défis économiques et sociétaux complexes. Malheureusement, les environnements de recherche ouverte et collaborative peuvent être vulnérables aux abus par le vol de données et les cybermenaces. Comme le souligne l'énoncé de politique conjoint sur la sécurité de la recherche et la COVID-19 du ministre de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie, du ministre de la Santé et du ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, les activités d'espionnage et d'ingérence étrangère menées par des acteurs humains et cybernétiques constituent des menaces réelles non seulement pour l'intégrité de l'écosystème de recherche du Canada, mais aussi pour la sécurité nationale, la sûreté et la prospérité économique du pays.

La sécurité de la recherche est une responsabilité collective, et toutes les formes de recherche peuvent potentiellement faire l'objet de risques pour la sécurité de la recherche. Le gouvernement du Canada encourage tous les membres de l'écosystème de recherche à demeurer vigilants et à s'assurer qu'ils équilibrent la recherche collaborative avec des mesures de protection adaptées aux risques et à la science. Cela comprend l'utilisation de protocoles solides de cybersécurité et de sécurité physique. La recherche devrait être aussi ouverte que possible et aussi protégée que nécessaire, et devrait être pratiquée dans le plein respect de la vie privée, de la sécurité, des considérations éthiques et des protections appropriées de la propriété intellectuelle.

Pour faire face à ces risques liés à la sécurité de la recherche, le gouvernement du Canada, y compris les organismes de sécurité du Canada, les organismes subventionnaires fédéraux – les IRSC, le CRSNG et le CRSH – et la Fondation canadienne pour l'innovation (FCI) ont travaillé en collaboration avec les organismes universitaires afin de leur fournir des ressources pour qu'il puisse s'autoévaluer et, au besoin, prendre des mesures pour atténuer tout risque lié à la sécurité, à la sûreté, à l'économie ou à la géopolitique associé à ses recherches. Avec les bons outils et une sensibilisation aux risques potentiels pour la science et la recherche de pointe du Canada, nous pouvons tous jouer un rôle actif pour nous assurer que les avantages de la recherche et du développement canadiens sont réalisés par ceux qui les effectuent et au profit des Canadiens.

Ressources :

  • le portail Protégez votre recherche : le nouveau portail du gouvernement canadien sur la sécurité de la recherche – élaboré par un groupe de travail conjoint du gouvernement du Canada et des universités – vise à fournir à la communauté des chercheurs des conseils, des informations et des outils pour les aider à protéger leurs recherches et leur propriété intellectuelle. Il comprend des conseils pour atténuer les risques économiques et géopolitiques associés aux projets de recherche sensibles, ainsi qu'un Guide sur la sécurité en voyage à l'intention du personnel et des chercheurs universitaires une série de scénarios qui illustrent les risques concrets, les conséquences possibles, ainsi que les ressources et les pratiques exemplaires applicables.
  • Science en sécurité : Sécurité publique Canada, en coordination avec neuf autres ministères et organismes fédéraux, organise un atelier interactif qui informe les participants sur les efforts et les engagements du Canada en matière de lutte contre la prolifération, et offre des outils pour aider à reconnaître et à atténuer les risques spécifiques auxquels les institutions canadiennes sont confrontées, y compris ceux posés à leur recherche et développement. Les ateliers comprennent un exercice de groupe dirigé par un animateur et intégrant des scénarios réalistes, visant à mettre les participants au défi de réagir à l'évolution des menaces pour la sécurité, ainsi qu'un dialogue final sur les « leçons apprises ».
  • Centre canadien pour la cybersécurité : offre des ressources sur l'environnement de la cybermenace, y compris les acteurs de la cybermenace et leurs motivations, la sophistication, les techniques, les outils et les stratégies pour faire face à la menace potentielle. Ces ressources comprennent un Carrefour de l'apprentissage, du contenu interactif, des publications et des alertes et avis.
  • Outil canadien de cybersécurité : une enquête d'auto-évaluation volontaire, conviviale et brève qui donne un aperçu de la résilience opérationnelle et de la posture de cybersécurité de votre organisation. Il fournit également des résultats comparatifs entre votre organisation et les entités homologues de votre secteur.
  • Agence de la santé publique du Canada : l'ASPC propose un cours en ligne à rythme libre ainsi que des conseils pour aider les chercheurs à identifier le double usage dans la recherche en sciences de la vie, ainsi qu'un cours en ligne à rythme libre sur les menaces internes et externes qui décrit les motifs, les tactiques et les indicateurs des menaces internes et externes ainsi que les stratégies d'atténuation.
  • Programme d'évaluation de la résilience régionale : Sécurité publique Canada travaille avec les services de TI de tout le Canada pour évaluer les protocoles de cybersécurité par le biais du processus d'examen de la cyberrésilience canadienne. Le Programme est une évaluation gratuite, volontaire, non réglementaire et non technique de la cybersécurité, effectuée par un facilitateur de Sécurité publique Canada.

Réseau Portage

Le réseau Portage travaille au sein de la communauté de la recherche et des bibliothèques pour coordonner l’expertise, la technologie et les services en matière de gestion des données de recherche, et pour promouvoir la collaboration entre les bibliothèques de recherche et d’autres intervenants de la gestion de données.

Assistant PGD
Le réseau Portage a créé un outil bilingue de planification de la gestion des données en ligne (Assistant PGD) et des modèles connexes pour appuyer les chercheurs dans l’élaboration de plans de gestion des données.

Projet de modèle institutionnel de stratégie de gestion des données de recherche
Portage a publié une ébauche de modèle et un document d’orientation à l’appui, conçus pour aider les établissements de recherche canadiens à élaborer une stratégie globale de gestion des données de recherche. Les ressources seront publiées sous forme de documents évolutifs, qui seront mis à jour par le groupe de travail de Portage selon les besoins.

Options de dépôt au Canada

Le réseau Portage (parrainé par l’Association des bibliothèques de recherche du Canada) suggère des dépôts, dont le Dépôt fédéré de données de recherche, un dépôt national établi en partenariat avec Calcul Canada et le réseau Portage, ou l’un des nombreux dépôts Dataverse hébergés dans des universités et des régions partout au pays.

Dataverse
Les nombreux dépôts de Dataverse dans les établissements et les régions du Canada offrent aux chercheurs une bonne option de dépôt de données. Le réseau Portage travaille sur un certain nombre de projets liés à Dataverse, dont la possibilité d’un dépôt national ouvert à tous les chercheurs canadiens.

Dépôt de données de recherche fédérée
Le Dépôt fédéré de données de recherche offre une option de dépôt national grâce auquel les données peuvent être ingérées, conservées, préservées, découvertes, citées et partagées. Les caractéristiques comprennent : une grande capacité de téléchargement de données, la possibilité de maintenir des hiérarchies de fichiers, un support de traitement de préservation et la mise à disposition d'une plateforme nationale de découverte. Plus précisément, l'outil de recherche fédérée du dépôt offre un point central pour découvrir et accéder aux données de recherche canadiennes hébergées dans plus de 30 dépôts de données canadiens.

Dépôts internationaux

Directory of Open Access Repositories
OpenDOAR offre une liste de qualité de dépôts à libre accès dans le monde entier. Le personnel d’OpenDOAR recueille et attribue des métadonnées pour permettre la catégorisation et l’analyse en vue de favoriser l’utilisation et l’exploitation élargie des dépôts. Chaque dépôt a été consulté par le personnel OpenDOAR pour assurer un niveau de qualité et de cohérence élevé dans les renseignements offerts; OpenDOAR est entretenu par le service SHERPA, basé au Centre for Research Communications de l’Université de Nottingham.

Re3data registry
Re3data.org est un registre mondial de dépôts de données de recherche de différentes disciplines universitaires. Il présente des dépôts pour l’entreposage permanent et l’accès aux ensembles de données pour les chercheurs, les organismes de financement, les éditeurs et les établissements scolaires. Re3data.org fait la promotion d’une culture d’échange, d’un accès accru aux données de recherche et d’une meilleure visibilité de ces données. Le registre a été lancé à l’automne 2012, et il est financé par la German Research Foundation.

Autres ressources

Calcul Canada
Calcul Canada, en partenariat avec les organisations régionales ACENET, Calcul Québec, Calcul Ontario et WestGrid, dirige l’accélération de l’innovation de recherche en déployant des systèmes de pointe de calcul de haute performance et des solutions d’entreposage et logicielles. Ensemble, ces organismes mettent à contribution une équipe de plus de 200 experts employés par 35 universités partenaires et établissements de recherche dans le but d’offrir des services et des infrastructures essentiels de calcul de haute performance pour les chercheurs canadiens et leurs collaborateurs.

Digital Curation Centre
Le Digital Curation Centre est un centre d’expertise reconnu à l’échelle internationale dans l’administration de l’information numérique, axé sur l’établissement des capacités et des compétences pour la gestion des données de recherche. Le Centre offre des conseils d’expert et de l’aide pratique aux chercheurs et aux organismes de recherche sur le stockage, la gestion, la protection et le partage des données de recherche numérisées.

Inter-university Consortium for Political and Social Research
Les plus grandes archives au monde de données en sciences sociales.

Scholarly Publishing and Academic Resources Coalition
Coalition mondiale de bibliothèques universitaires et de recherche qui utilisent les ressources et le soutien de la Coalition pour promouvoir activement le libre accès aux articles scientifiques, le partage ouvert des données de recherche, ainsi que la création et l’adoption de ressources éducatives ouvertes sur leurs campus. La Coalition s’efforce de permettre le partage ouvert des résultats de la recherche et du matériel éducatif afin de démocratiser l’accès au savoir, d’accélérer la découverte et d’augmenter le retour sur investissement dans la recherche et l’éducation.

Data Archive (Royaume-Uni)
Data Archive est un centre d’expertise reconnu à l’échelle internationale dans l’acquisition et la conservation de données en sciences humaines et sociales, et dans la prestation d’un accès à ces dernières.

Organisations canadiennes

Association des bibliothèques de recherche du Canada
Ses membres comprennent 29 grandes bibliothèques universitaires de recherche dans l’ensemble du Canada ainsi que Bibliothèque et Archives Canada et la Bibliothèque scientifique nationaux du Canada. L’Association joue un rôle de leadership auprès des bibliothèques de recherche au Canada et rehausse la capacité de faire avancer la recherche et les études supérieures. Elle fait la promotion de la création, la diffusion et la conservation efficaces et durables de connaissances et de politiques publiques qui permettent de donner plus d’accès à l’information universitaire.

Institut canadien d’information sur la santé
Il offre aux intervenants des renseignements essentiels sur le système de soins de santé du Canada et la santé des Canadiens. Conservés dans 28 bases de données pancanadiennes, ces renseignements sur la santé servent de catalyseur qui aide les intervenants à prendre des décisions fondées sur des données probantes.

CANARIE
CANARIE fournit un réseau ultra-rapide et concurrentiel à l'échelle internationale aux milieux canadiens de la recherche, de l'innovation et de l'enseignement supérieur. Il développe, démontre et met en œuvre les technologies de la prochaine génération et aide les entreprises et les institutions canadiennes à faire progresser l'innovation et la commercialisation des produits et des services afin de renforcer les capacités technologiques du Canada.

Données de la Recherche Apprentissage Numérique
Les Données de la Recherche Apprentissage Numérique (DoRANum) offrent un accès coordonné, un système de formation à distance, intégrant diverses ressources d'autoformation sur la RDM et le partage. Parmi les sujets abordés, on peut citer :

  • accès et visualisation
  • aspects juridiques et éthiques
  • documents de données et revues de données
  • dépôts et les entrepôts
  • enjeux et bénéfices
  • identifiants pérennes
  • métadonnées
  • planification de la gestion des données
  • stockage et l'archivage

Érudit
Érudit est le plus grand diffuseur de ressources en langue française en Amérique du Nord. Grâce à sa plateforme de recherche, Érudit offre un accès centralisé à la majorité des publications francophones en sciences humaines et sociales d'Amérique du Nord, notamment des revues savantes et culturelles, des livres, des actes de conférences, des thèses et des mémoires, ainsi que divers documents et données de recherche.

Nouvelle organisation d'infrastructure de recherche numérique
Organisation nationale à but non lucratif qui joue un rôle essentiel dans la mise en place d'un écosystème d'infrastructure de recherche numérique (IRN) axé sur les chercheurs, responsable, agile, stratégique et durable pour les chercheurs canadiens. Dans le cadre de la stratégie nationale canadienne en matière d'IRN, Innovation, Science et Développement économique Canada a réservé jusqu'à 375 millions de dollars de son financement quinquennal pour mettre en place cette nouvelle organisation. L'organisation de l'infrastructure de recherche numérique coordonnera et financera les activités dans les domaines de l'informatique de recherche avancée, de la gestion des données de recherche et des logiciels de recherche qui font partie de la stratégie d'IRN, en travaillant en collaboration avec les parties prenantes dans tout le pays.

Données de recherche Canada
Données de recherche Canada se consacre à la collaboration avec des intervenants de partout au pays pour améliorer l’accès aux données de recherche et la gestion des données de recherche au Canada. DRC est un membre organisationnel de la Research Data Alliance (voir ci-dessous).

Organisations internationales

Comité national canadien pour CODATA
Comité scientifique interdisciplinaire du Conseil international pour la science qui travaille à améliorer la qualité, la fiabilité, la gestion et l’accessibilité des données numériques pour tous les domaines de la science et de la technologie. Il présente le point de vue canadien dans le cadre des discussions internationales.

Consortium pour l’avancement des normes d’administration de la recherche
Initiative internationale d’adhésion sans but lucratif qui a pour mission d’adapter les pratiques exemplaires des normes ouvertes et de la gouvernance des données dans tous les domaines d’exigences pour les intervenants en recherche de données. Les ententes types de renseignements conçues par le Consortium portent sur l’ensemble des principaux domaines de renseignements nécessaires pour la gestion de la recherche à chaque étape du processus d’enquête. Parmi les ressources du Consortium figure un glossaire sur la gestion des données de recherche auquel il a été fait référence lors de l’élaboration de cette foire aux questions.

Global Indigenous Data Alliance (GIDA)
La Global Indigenous Data Alliance est un réseau de chercheurs autochtones, de praticiens des données et de militants politiques qui défendent la souveraineté des données autochtones au sein de leurs États-nations et au niveau international. GIDA soutient et accueille les principes CARE pour la gouvernance des données autochtones. Les principes CARE pour la gouvernance des données autochtones sont axés sur les personnes et les objectifs, reflétant le rôle crucial des données dans la promotion de l'innovation et de l'autodétermination autochtones. Ces principes complètent les principes FAIR existants, encourageant les mouvements de données ouvertes et autres à considérer à la fois les personnes et les objectifs dans leur plaidoyer et leurs poursuites.

GO FAIR
Initiative ascendante, dirigée par les parties prenantes et autogérée qui vise à mettre en œuvre les principes de données FAIR, en rendant les données trouvables, accessibles, interopérables et réutilisables. Elle offre un écosystème ouvert et inclusif pour les individus, les institutions et les organisations qui travaillent ensemble, par l'entremise de réseaux de mise en œuvre. Ces réseaux sont actifs et fonctionnent selon trois piliers d’activité : GO CHANGE, GO TRAIN and GO BUILD.

Research Data Alliance
Organisation communautaire financée par le gouvernement qui s’est engagé à construire des infrastructures sociales et techniques pour permettre le libre partage des données.

b. J’ai des préoccupations particulières. Avec qui puis-je communiquer?

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