10 octobre 2024
Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC) ajoute un nouveau sous-satellite au projet Redwing de connaissance du domaine spatial, grâce à un partenariat avec le Defence Science and Technology Laboratory (Dstl) du Royaume-Uni, Magellan Aerospace et l’Université du Manitoba.

Rendu de la conception du nanosatellite « Little Innovator in Space Situational Awareness » ([traduction] « petit innovateur en matière de connaissance du domaine spatial »), ou LISSA.
« L’espace est devenu plus achalandé et plus complexe au cours de la dernière décennie, ce qui ne fait qu’accentuer l’importance du domaine spatial pour les Forces armées canadiennes », affirme Scott McLelland, directeur de la recherche et du développement pour le domaine d’intérêt stratégique Défendre l’Amérique du Nord de RDDC. « Ce projet de recherche et développement rehaussera la compréhension de la situation relative à l’orbite terrestre, il améliorera la surveillance des objets en orbite autour de la Terre et aidera à composer avec ces nouvelles réalités opérationnelles spatiales. »
En mars 2023, la ministre de la Défense nationale à l’époque, l’honorable Anita Anand, a annoncé que le Canada avait octroyé un contrat d’une valeur de 15,8 millions de dollars pour le projet de microsatellite Redwing de connaissance du domaine spatial, microsatellite devant être conçu, construit et exploité au Canada. Le Canada a maintenant signé un contrat d’option visant l’ajout d’un sous-satellite de 900 000 $ au projet Redwing. Le sous-satellite, connu sous le nom de « Little Innovator in Space Situational Awareness » ([traduction] « petit innovateur en matière de connaissance du domaine spatial ») (LISSA), sera lancé avec le Redwing, et son déploiement se fera après la mise en orbite du Redwing.
« Ensemble, les deux satellites réduiront les risques futurs pour l’infrastructure spatiale du Canada que posent le débris spatial et les perturbations d’origine humaine dans les orbites encombrés », explique Lauchie Scott, scientifique de la Défense de RDDC.
Le LISSA suivra la même orbite que le Redwing, jusqu’à 200 km en arrière de celui-ci, selon une « formation de vol tandem ». Les deux satellites se déplaceront dans une orbite terrestre basse, à quelque 575 km au-dessus de la surface de la Terre, et ils survoleront les pôles Nord et Sud.
Ensemble, ils examineront des façons d’améliorer la connaissance du domaine spatial, en mettant l’accent sur les mégaconstellations, lesquelles sont en orbite à moins de 2 000 km d’altitude. De plus, le Redwing sera en mesure de surveiller des objets à des altitudes s’approchant de la lune de la Terre, que l’on nomme orbites cislunaires, à environ 380 000 km.
M. Scott explique que les satellites combleront des lacunes relatives à la connaissance du domaine spatial, particulièrement près du pôle Sud, où peu d’autres capteurs assurent le suivi et la surveillance d’objets spatiaux. Le Redwing pourra prendre des images d’objets spatiaux et surveiller les objets spatiaux qui exécutent des manœuvres inattendues. Il caractérisera et discernera les objets spatiaux actifs et inactifs, contribuant ainsi à atténuer le risque de collisions orbitales futures, de même que le risque d’une mauvaise interprétation du comportement d’opérateurs spatiaux.
La conception, la fabrication et les opérations du Redwing sont dirigées par Magellan Aerospace, (Winnipeg, Manitoba), de concert avec ABB (Québec, Québec), C-CORE (St. John’s, Terre-Neuve-et-Labrador) et des partenaires universitaires de l’Université York (Toronto, Ontario) et de l’Université du Manitoba (Winnipeg, Manitoba).

Des étudiants de l’Université du Manitoba collaboreront avec Magellan Canada en vue de construire le nouveau nanosatellite « Little Innovator in Space Situational Awareness » ([traduction] « petit innovateur en matière de connaissance du domaine spatial »), ou LISSA.
Les tâches liées au LISSA ont été confiées en sous-traitance par Magellan Aerospace à l’Université du Manitoba. Dstl prend part au projet afin de fournir une caméra infrarouge de courte longueur d’onde (IRCL); celle-ci sera transportée par le LISSA en tant que charge utile. La caméra IRCL effectue des enregistrements au-delà du spectre de la lumière visible et abordera les défis techniques associés à la lumière réfléchie par les nuages et la glace dans la région du pôle Sud durant la période estivale dans l’Antarctique.
Les stations terrestres du Redwing et du LISSA seront situées à Inuvik, dans les Territoires du Nord-Ouest, ainsi qu’à Happy Valley-Goose Bay, à Terre Neuve et Labrador.
RDDC dirigera les opérations scientifiques liées au projet et exécutera l’analyse des données en collaboration avec l’Aviation royale canadienne.
Le lancement est prévu en 2027.

Des représentants de RDDC, de l’ARC et de Magellan Aerospace, lors de la réunion de lancement du projet de microsatellite Redwing en janvier 2023.
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- 3e Division spatiale du Canada – Aviation royale canadienne