Santé humaine (2019-2020)

Table des matières


Biosurveillance des contaminants au Yukon : Old Crow

Chef de projet

Brian Laird, Université de Waterloo

Membres de l’équipe

Mary Gamberg, Gamberg Consulting; Megan Williams, gouvernement des Gwich’in Vuntut; Chris Furgal, Université Trent; Amanda Boyd, Université de l’État de Washington; Kelly Skinner et Mylène Ratelle, Université de Waterloo; Michèle Bouchard, Université de Montréal

Fonds

233 163 $

Résumé du projet (2019-2020)

La biosurveillance des contaminants au Yukon : Old Crow est une enquête de biosurveillance humaine à Old Crow, au Yukon, qui examine les niveaux de contaminants, comme le plomb, le mercure et les produits chimiques utilisés pour favoriser la croissance des cultures, chez l’humain.

Dans le Nord canadien, les aliments sauvages comme l’orignal, le caribou et le poisson sont très importants pour la santé et le bien être des collectivités autochtones. Des études antérieures menées au Yukon ont montré des niveaux élevés de contaminants donnés dans certaines espèces d’aliments sauvages. Par conséquent, les résidants s’interrogent quant à la salubrité des aliments qu’ils consomment. Cette étude continuera de traiter de ces préoccupations dans le cadre d’une enquête de biosurveillance humaine lancée en 2018-2019. Les niveaux de métaux, de polluants organiques persistants (POP), de nouveaux contaminants et les données résultant des enquêtes sur les aliments traditionnels seront communiqués aux dirigeants de la Première Nation des Gwich’in Vuntut, aux participants et aux membres des collectivités, afin qu’ils les examinent attentivement. De plus, ce projet permettra d’évaluer l’incidence des messages en matière de santé publique sur la perception des risques et la sensibilisation aux contaminants et, par la même occasion, de maintenir des partenariats avec les Premières Nations du Yukon, les représentants territoriaux et les chercheurs. Cette recherche aidera à orienter les stratégies de communication en santé publique qui favorisent l’utilisation des aliments traditionnels tout en limitant l’exposition des gens aux contaminants.

 

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Exposition aux contaminants de la chaîne alimentaire au Nunavik : biosurveillance des cohortes d’adultes et de jeunes de l’enquête Qanuilirpitaa? (année 3)

Chefs de projet

Pierre Ayotte et Mélanie Lemire Université Laval

Membres de l’équipe

Pierre Dumas, Institut national de santé publique du Québec; Michel Lucas, Université Laval; Gina Muckle, Richard Bélanger, Benoit Lévesque et Matthew Little, Université Laval; Élyse Caron Beaudoin, Université de Montréal; Chris Furgal, Université Trent

Fonds

381 858 $

Résumé du projet (2019-2020)

Les Inuits sont exposés à une vaste gamme de contaminants environnementaux par leur régime alimentaire, qui comprend d’importantes quantités de poissons et de mammifères marins. Depuis 25 ans, notre équipe a étudié l’exposition humaine aux polluants organiques persistants (POP) et aux métaux; il y a d’abord eu l’Enquête Santé Québec auprès des Inuits du Nunavik en 1992, qui a été suivie de l’Enquête de santé auprès des Inuits du Nunavik (enquête Qanuippitaa?) en 2004. Dans le cadre de ce projet de trois ans, nous examinerons les concentrations de contaminants et de nutriments clés chez les participants de notre plus récente enquête Qanuilirpitaa? en 2017.

Les niveaux de la plupart des POP anciens diminuent dans l’air, l’eau, les sédiments et la faune, ainsi que chez les Inuits. Bien que les concentrations de mercure et de plomb diminuent chez les Inuits, les contaminants demeurent une préoccupation importante, particulièrement chez les femmes enceintes et en âge de procréer au Nunavik. De nouveaux produits chimiques sont utilisés chaque année, dont certains se retrouvent maintenant dans la chaîne alimentaire de l’Arctique, et on en sait très peu sur le caractère nocif de ces contaminants pour la santé des Inuits et sur les variations des niveaux de ces contaminants au fil du temps et selon les régions. Ce projet aidera également les travaux internationaux portant sur l’exposition des résidants de l’Arctique aux contaminants environnementaux transportés sur de longues distances, appuiera les efforts déployés à l’échelle mondiale pour réduire ou éliminer certains produits chimiques potentiellement dangereux dans l’environnement et nous aidera à mieux comprendre les avantages et les risques liés à la consommation d’aliments traditionnels dans l’Arctique.

 

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Exposition aux contaminants de la chaîne alimentaire au Nunavik : évaluation des tendances spatiales et temporelles chez les femmes enceintes et mise en œuvre d’une communication efficace sur la santé pour des grossesses saines et des enfants en santé (année 4 de 4)

Chefs de projet

Mélanie Lemire et Pierre Ayotte, Université Laval
Chris Furgal, Université Trent

Membres de l’équipe

Mario Brisson et Sylvie Ricard, Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik; Amanda D. Boyd, Université de l’État de Washington; Catherine Pirkle, Université d’Hawaii à Mānoa

Fonds

182 505 $

Résumé du projet (2019-2020)

Les Inuits sont exposés à une vaste gamme de contaminants environnementaux par leur régime alimentaire traditionnel, qui comprend d’importantes quantités de poissons et de mammifères marins. Inversement, ces aliments prélevés dans la nature sont d’une qualité nutritionnelle optimale et sont importants pour la santé des femmes enceintes et des enfants. Depuis 20 ans, notre équipe surveille l’exposition de la population inuite du Nunavik aux polluants organiques persistants (POP), aux métaux et aux nutriments des aliments traditionnels. Au cours de cette période, l’exposition des espèces sauvages et des Inuits des régions circumpolaires à la plupart des POP hérités du passé a diminué. Cependant, les niveaux des nouveaux POP sont en hausse et la biosurveillance demeure essentielle pour obtenir des preuves scientifiques à l’appui des mesures internationales. Par ailleurs, la tendance à la diminution de la consommation d’aliments prélevés dans la nature s’est atténuée à la suite de la baisse confirmée des niveaux de mercure (Hg) et de plomb (Pb), mais les femmes enceintes présentaient toujours des concentrations sanguines supérieures aux recommandations en 2016 2017.

Nous travaillons depuis de nombreuses années sur de multiples projets connexes visant à évaluer les sources locales de Hg, de Pb et de nutriments au Nunavik, à comprendre leurs effets sur l’issue des grossesses et le développement des enfants et à trouver les meilleurs moyens de communiquer cette information et de réduire l’exposition aux contaminants. En collaboration avec la Régie régionale de la santé et des services sociaux Nunavik (RRSSSN), nous proposons maintenant d’intégrer l’évaluation de l’exposition au Hg et au Pb et des services de consultation dans le suivi clinique de la grossesse au Nunavik. Nous pouvons également inclure à ces activités la biosurveillance d’autres contaminants et nutriments. Afin de planifier méticuleusement ces nouvelles activités cliniques et de recherche conjointes, nous prévoyons entreprendre une série de consultations et de séances d’information avec les professionnels de la santé du Nunavik au sujet du projet Nutaratsaliit Qanuingisiarningit Niqituinnanut – Grossesses en santé avec les aliments traditionnels (NQN) au cours des prochaines années afin 1) de déterminer leurs besoins en matière d’information et d’offrir des séances d’information sur l’exposition au Hg et au Pb et leurs effets sur la santé; 2) de recueillir leurs idées sur la faisabilité, ainsi que les outils et les liens nécessaires en vue d’intégrer l’évaluation de l’exposition au Hg et au Pb et des services de consultation aux activités cliniques du suivi de la grossesse; 3) d’évaluer la faisabilité de l’intégration d’objectifs de recherche (c. à d. l’efficacité des interventions cliniques, la biosurveillance d’autres contaminants et nutriments) aux activités cliniques proposées.

Les conclusions antérieures du projet NQN et ces consultations sont essentielles à la planification méticuleuse et à la mise en œuvre des activités cliniques et de recherche conjointes au cours des prochaines années en vue de bien conseiller les femmes enceintes et de mener efficacement les travaux de biosurveillance des contaminants pour assurer des grossesses saines et des enfants en santé au Nunavik. Ce projet est axé sur le Nunavik; toutefois, il pourrait s’appliquer à d’autres régions de l’Arctique ainsi qu’à l’échelle internationale.

 

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Les aliments traditionnels pour une bonne santé : élaboration d’une base de données sur les aliments traditionnels pour la région désignée des Inuvialuit

Chefs de projet

Brian Laird et Sonja Ostertag, Université de Waterloo

Membres de l’équipe

Kelly Skinner, Mylène Ratelle et Ken Stark, Université de Waterloo; Lisa Loseto, Colin Gallagher, Karen Dunmall et Ellen Lea, Institut des eaux douces, Université du Manitoba; Susan Kutz, Université de Calgary; Emily Jenkins, Université de la Saskatchewan; Allan Torng, Santé et Services sociaux du GTNO; Shaun Courmier, Société communautaire de Tuktoyaktuk

Fonds

133 285 $

Résumé du projet (2019-2020)

Cette recherche comporte deux objectifs principaux : 1) produire des données régionales à jour sur les contaminants présents dans les aliments prélevés dans la nature dans la région désignée des Inuvialuit (RDI) et 2) réviser un sondage sur les messages relatifs à la santé afin de déterminer l’influence des messages traitant des aliments prélevés dans la nature sur le processus décisionnel des Inuvialuit, ainsi que les moyens que ces derniers privilégient pour communiquer l’information concernant les contaminants. Cette recherche s’appuiera sur les programmes de biosurveillance existants et les partenariats avec les collectivités des Territoires du Nord Ouest (T.N. O.) pour étayer les futures activités de biosurveillance et évaluations des risques et des avantages sur la santé humaine dans la RDI. De plus, cette recherche est complémentaire à un projet proposé sur l’alimentation et la sécurité alimentaire dans la RDI. Des échantillons de tissus seront prélevés sur des poissons, des oiseaux et des mammifères marins et terrestres par le biais d’un échantillonnage communautaire à Paulatuk et à Tuktoyaktuk, en collaboration avec les programmes de biosurveillance en cours dans la RDI. Au cours de ce projet de deux ans, des échantillons d’aliments traditionnels seront analysés pour déceler la présence de contaminants hérités du passé (c. à d. les polluants organiques persistants réglementés à l’échelle internationale) et de métaux lourds (mercure, méthylmercure, plomb et cadmium) dans ces aliments. Les concentrations d’acides gras polyinsaturés seront mesurées en vue d’évaluations futures des avantages pour la santé relativement à la consommation des aliments prélevés dans la nature. Les échantillons seront archivés pour d’éventuelles analyses des marqueurs associés aux nouveaux contaminants et aux nutriments. Grâce à cette approche, l’étude fournira des données essentielles à l’appui d’autres programmes de recherche connexes (p. ex. ArcticNet, Enquête sur la santé des Inuits).

 

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