Table des matières
- Concentration variable de mercure dans le Dehcho: effets du contrôle des bassins versants et de la composition de la communauté des invertébrés
- Surveillance communautaire de l'omble chevalier Arctique à Nunatsiavut: accroître la capacité, construire des connaissances
- Programme de surveillance des écosystèmes aquatiques de Tłı̨chǫ (TAEMP)
- Concentration de contaminants dans les aliments traditionnels et culturels d'Eclipse Sounn et exposition alimentaire dans Pond Inlet, Nunavut: Science et connaissances locales évaluant une base de référence à court terme et local des risques pour la santé humaine
- Mobiliser les connaissances inuites et les observations sur l'utilisation des terres pour évaluer les tendances et les processus dans l'écosystème affectant les contaminants
- Une initiative de recherche de l'East Hudson Bay Network sur l'accumulation régionale de métaux dans le réseau alimentaire marin
- Mercure dans les algues et les lichens du «Home Range» du caribou Qamanirjuaq
Concentrations de mercure variables chez les poissons de la région du Dehcho : effets du contrôle des bassins versants et composition de la communauté d’invertébrés
Responsables(s) du projet
Heidi Swanson, Université de Waterloo
George Low, Dehcho First Nations
Équipe
- Dean Homan, Liidlii Kue First Nation; Priscilla Canadien, Deh Gah Gotie FN; Chief Gladys Norwegian, Jean Marie River FN; Mike Low, Dehcho AAROM
Résumé en langage clair
Le poisson constitue un élément clé du régime alimentaire traditionnel et de la culture des Premières Nations de la région du Dehcho, dans les Territoires du Nord-Ouest. Certains lacs de la région abritent des poissons comestibles chez qui les concentrations de mercure sont supérieures aux recommandations pour la consommation humaine, alors que les concentrations sont bien inférieures aux recommandations chez d’autres poissons de lacs relativement proches. Les résultats de notre étude antérieure indiquent que les différences de concentration de mercure selon les lacs ne peuvent être expliquées de façon satisfaisante par des variables comme l’âge du poisson, sa taille, le taux de croissance ou les concentrations de mercure dans l’eau. Une étude plus détaillée est requise afin de comprendre pourquoi les concentrations de mercure chez les poissons diffèrent autant entre les lacs et en quoi les changements climatiques et les changements d’utilisation du territoire peuvent avoir une incidence sur ces concentrations. Dans une étude intensive sur les quatre lacs, nous tentons de déterminer si le type d’invertébrés et la concentration de mercure chez les invertébrés peuvent expliquer les différences de concentrations de mercure chez le poisson des différents lacs, ou si ces différences sont attribuables à des caractéristiques différentes du bassin hydrographique. Il s’agit d’une étude de deux ans; en 2016 (année 1), nous avons achevé l’échantillonnage dans les lacs Sanguez et Willow. Les résultats préliminaires indiquent que les types d’invertébrés et les concentrations de mercure chez les poissons diffèrent grandement entre les lacs. En 2017 (année 2), deux lacs additionnels (un dans chaque type de paysage) seront échantillonnés afin d’achever la conception de l’échantillonnage et le programme d’étude.
Surveillance communautaire de l’omble chevalier au Nunatsiavut : accroître les capacités, développer les connaissances
Responsables(s) du projet
Rodd Laing, Nunatsiavut Government
Derek Muir, Environnement et changement climatiques canada
Jane Kirk, Environnement et changement climatiques canada
Équipe
Carla Pamak, Nunatsiavut Government; Liz Pijogge, Nunatsiavut Government; Joey Angnatok, Community de Nain; Aullak, sangilivallianginnatuk (Going off, Growing strong) Youth Program
Résumé en langage clair
Une entreprise de pêche sociale a été créée par le gouvernement du Nunatsiavut, distribuant 55 000 livres d'omble chevalier aux congélateurs communautaires du Nunatsiavut depuis 2013.
Vingt ombles chevalier seront capturés à deux endroits, Nain et Saglek Fjord, juste avant de retourner à l'intérieur des terres pour se nourrir dans la mer. Le poisson sera capturé et traité par les membres de la communauté locale, avec le soutien du personnel du Centre de recherche de Nain, y compris le chercheur sur les contaminants dans le Nord. Les informations seront utilisées à diverses fins, notamment en fournissant les informations nécessaires pour des conseils diététiques, en comprenant les charges de contaminants et comment elles changent en conséquence du changement climatique et du développement industriel accru.
Programme de surveillance de l’écosystème aquatique des Tłı̨chǫ
Responsables(s) du projet
Jody Pellissey, Wek’èezhìi Renewable Resources Board
Équipe
Susan Beaumont, Wek’èezhìi Renewable Resources Board
Nicole Dion, Environment and Natural Resources, Government de Northwest Territories
Gloria Ekendia-Gon, Tłı̨chǫ Government
Dr. Sarah Elsasser, Wek’èezhìi Land and Water Board
Dr. Marlene Evans, Environnement et changement climatiques canada
Ryan Fequet, Wek’èezhìi Land and Water Board
Dr. Jennifer Fresque-Baxter, Government de the Northwest Territories
Ryan Gregory, Government de the Northwest Territories
Roberta Judas, Wek’èezhìi Land and Water Board
Ellen Lea, Department de Fisheries and Oceans Canada
Linna O’Hara, Government de the Northwest Territories
Sean Richardson, Department de Culture & Lands Protection, Tłı̨chǫ Government
Boyan Tracz, Wek’èezhìi Renewable Resources Board
Sjoerd van der Wielen, Department de Culture and Lands Protection, Tłı̨chǫ Government
Dr. Paul Vecsei, Golder Associates Ltd.
Résumé en langage clair
L’objectif du Programme de surveillance de l’écosystème aquatique des Tłı̨chǫ (PSEAT) est de poursuivre le programme de surveillance communautaire auquel participent de façon significative les membres de la collectivité pour mener des recherches liées aux contaminants. Les membres de la collectivité des Tłı̨chǫ participent directement aux activités de surveillance, et les participants échangent des connaissances scientifiques et des connaissances traditionnelles tłı̨chǫ dans un contexte communautaire approprié sur les terres traditionnelles. Par le prélèvement de tissus sur les poissons, le prélèvement d’échantillons d’eau et de sédiments, le PSEAT cherche à répondre à la question suivante : « Peut-on consommer le poisson et boire l’eau sans danger? »
Le PSEAT prévoit un échantillonnage par rotation dans chacune des quatre collectivités des Tłı̨chǫ, de sorte que celui-ci n’a lieu qu’une fois tous les quatre ans dans chaque collectivité. Le programme a achevé sa phase d’échantillonnage de référence initiale par la conclusion du camp de 2014. La première ronde d’échantillonnage comparatif a été amorcée en septembre 2015 lorsque les chercheurs du PSEAT sont retournés dans la collectivité de Behchokǫ̀. La phase d’échantillonnage comparatif se poursuivra, et on retournera au lac Rae, près de la collectivité de Gamètì, en 2017. Ces travaux continueront d’offrir une réponse aux préoccupations de la collectivité liées aux changements environnementaux, en plus de permettre la surveillance des tendances au fil du temps.
Concentrations de contaminants dans les aliments traditionnels provenant du détroit d’Éclipse et exposition alimentaire à Pond Inlet, Nunavut : utilisation des connaissances scientifiques et locales pour évaluer des données de référence locales à court terme sur les risques pour la santé humaine
Responsables(s) du projet
James Simonee, community-based researcher in Pond Inlet
Équipe
Vincent L’Hérault, ARCTIConnexion, and Université du Québec à Rimouski
Derek Muir, Environment Canada, Water Science and Technology Directorate
Xiaowa Wang, Environment Canada, Water Science and Technology Directorate
Chris Furgal, Indigenous Environmental Studies Program, Trent Université
Heidi Swanson, Department de Biology, Université de Waterloo
Pierre-Yves Daoust, Atlantic Veterinarian College, Université de Prince Edward Island
Résumé en langage clair
Deux éléments clés de la détermination du niveau de risque sont i) quantifier la concentration réelle de divers contaminants dans les espèces alimentaires pour différents organes, et ii) déterminer les niveaux d'exposition de la communauté aux contaminants en étudiant les habitudes et les choix alimentaires. En travaillant dans la collectivité de Pond Inlet (Mittimatalik), ce projet vise à aborder ces deux composantes en élaborant un nouveau cadre de recherche combinant la recherche sur les contaminants avec les connaissances inuites dirigées par un chercheur et chasseur local. Ce projet impliquera également une équipe de mentors qui offrira des occasions de mentorat et de formation tout au long de l'année qui renforceront les compétences en recherche requises pour le bénéfice de la communauté. Au cours de la première année, nous étudierons les concentrations de contaminants dans les phoques annelés et effectuerons des entrevues locales avec des aînés / chasseurs. La deuxième année, nous étudierons les concentrations de contaminants dans les narvals et effectuerons une enquête communautaire sur les choix alimentaires et la perception des risques associés aux contaminants. La troisième année, nous analyserons les polluants organiques persistants et nous ferons rapport sur les résultats globaux du projet en partenariat avec les autorités sanitaires.
Mobiliser les connaissances inuites et les observations sur l'utilisation des terres pour évaluer les tendances et les processus dans l'écosystème affectant les contaminants
Responsables(s) du projet
Joel Heath, The Arctic Eider Society
Lucassie Arragutainaq, Arctic Eider Society
Équipe
Dr. John Chételat, Environnement et changement climatiques canada,
Dr. Steven Ferguson, Freshwater Institute, Fisheries and Oceans Canada,
Johnny Kudluarok, Arctic Eider Society,
Dr. Robert Letcher, Environnement et changement climatiques canada, Carleton Université,
Dr. Gita Ljubicic, Department de Geography and Environmental Studies, Carleton Université
Résumé en langage clair
La collectivité de Sanikiluaq s’est efforcée de trouver de nouvelles méthodes pour documenter de façon systématique les connaissances inuites et les observations des tendances et des processus touchant l’écosystème. Cette approche pourrait s’avérer très valable pour la recherche sur les contaminants et la surveillance, car elle fournit un contexte sur l’écologie animale, le régime alimentaire et les conditions environnementales connexes. Faisant fond sur la vaste infrastructure déjà mise en place aux fins de l’Interactive Knowledge Mapping Platform (plateforme de cartographie interactive des connaissances), ce projet fournira des outils adaptés sur le plan culturel aux chasseurs inuits qui pourront documenter leurs observations à l’aide de dispositifs mobiles pendant les activités de subsistance. Ces outils permettront de prendre des photographies avec coordonnées GPS accompagnées de commentaires et de points de cheminement, désignés par des métadonnées pertinentes sur le plan culturel (p. ex. espèces sauvages, terminologie de la glace de mer, noms des lieux traditionnels, etc.), ce qui leur permettra d’organiser les connaissances et de les partager de façon systématique, presque en temps réel, avec les membres de la collectivité et les intervenants pour obtenir leur rétroaction à l’aide d’une interface comparable à celle des médias sociaux.
Le projet sera axé sur la documentation du régime alimentaire du phoque annelé et de l’ours blanc sur les îles Belcher, ainsi que sur la condition corporelle, l’écologie animale, les conditions des glaces de mer/de l’environnement local et d’autres observations pertinentes effectuées pendant les activités de chasse à des fins de subsistance. Ces observations, en particulier les profils alimentaires, seront utilisées pour favoriser une meilleure interprétation des programmes en cours du PLCN, y compris des résultats des traceurs chimiques écologiques comme le carbone stable, les isotopes d’azote et les acides gras, et l’accumulation des contaminants dans le réseau trophique marin. Outre les avantages à court terme, le projet facilitera l’élaboration de rôles et de mécanismes importants pour ce qui est de la communication des connaissances inuites en matière de recherche et de surveillance des contaminants, ainsi que pour la communication des résultats aux collectivités et aux parties intéressées. Cela procurera des avantages à long terme au chapitre de la cogestion de la faune, de la planification et de la prise de décisions par les organisations inuites.
Initiative de recherche du Réseau de la baie d’Hudson Est sur l’accumulation de métaux dans le réseau trophique marin de la région
Responsables(s) du projet
Joel Heath, The Arctic Eider Society
John Chételat, Environnement et changement climatiques canada
Équipe
Raymond Mickpegak (Sakkuq Landholding Corp., Kuujjuaraapik)
Lucassie Arragutainaq (Hunters and Trappers Association, Sanikiluaq)
Allie Nalukturuk (Niqautik Hunters Association de Inukjuak)
Annie Kasudluak (Amiturvik Landholding Corp., Umiujaq)
John Lameboy (Cree Nation de Chisasibi)
Résumé en langage clair
Les collectivités de l’est de la baie d’Hudson sont préoccupées par rapport aux changements observés dans l’écosystème au cours des dernières décennies, particulièrement en ce qui concerne les conditions de la glace de mer et les effets potentiels des contaminants engendrés par le transport atmosphérique à longue distance et les activités humaines dans la région. Un réseau de recherche communautaire – le Réseau de la baie d’Hudson Est – a été établi en vue de mesurer et de mieux comprendre les effets environnementaux cumulatifs à grande échelle dans l’est de la baie d’Hudson. En s’appuyant sur les collaborations du réseau et les activités réalisées dans cinq collectivités (Sanikiluaq, Kuujjuarapik, Inukjuak, Umiujaq et Chisasibi), ce projet du PLCN permettra de recueillir de nouvelles données importantes sur les contaminants (particulièrement les métaux) qui fourniront une perspective intégrée sur la présence de métaux dans le milieu marin de l’est de la baie d’Hudson. Les cinq collectivités recueilleront des échantillons sur des espèces indicatrices dans les zones côtières (moule bleue, eider à duvet). Des échantillons seront ensuite prélevés sur des espèces indicatrices en mer (phoque annelé, goéland argenté, plancton, poisson) par les collectivités de Kuujjuarapik et Sanikiluaq. Des échantillons sont en outre prélevés sur des espèces bioindicatrices en mer (phoque annelé, goéland argenté, plancton, poisson) par les collectivités de Kuujjuarapik et Sanikiluaq. Ces bioindicateurs de l’accumulation de métaux, particulièrement importants à l’échelle locale, seront utilisés afin de caractériser les variations géographiques et les variations propres à un habitat particulier (dans les zones côtières et extracôtières) dans l’est de la baie d’Hudson. La collecte communautaire de données biologiques ainsi que les mesures écosystémiques sur la glace de mer et l’eau permettront d’adopter une approche plus intégrée en matière de recherche dans le contexte de la dégradation de l’environnement.
Mercure dans les algues et les lichens provenant du domaine vital des caribous de Qamanirjuaq
Responsables(s) du projet
Mary Gamberg, Gamberg Consulting
Équipe
Emma Kreuger and Keenan Lindell, Arviat NU
Résumé en langage clair
Le projet a été proposé et recommandé par le Comité de gestion du Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord en 2015. Les caribous de Qamanirjuaq présentent de plus fortes concentrations de mercure que bon nombre d’autres hardes de caribous de l’Arctique. Habituellement, la plus grande partie du mercure ingéré par les caribous provient des lichens, mais les Aînés locaux ont indiqué que les caribous de Qamanirjuaq consomment des algues provenant du bord de mer. Comme les algues sont reconnues pour accumuler certains métaux, il est possible que le caribou ingère des quantités additionnelles de mercure à partir de cette source. Le projet a été conçu pour examiner les connaissances traditionnelles détenues par les chasseurs/les Aînés de la région de Kivalliq sur la consommation des algues par le caribou. Il prévoit ensuite utiliser ces connaissances pour élaborer des protocoles de prélèvement d’algues dans les cinq collectivités de la région. Des lichens seront aussi prélevés afin de déterminer la quantité de mercure qui provient de cette source alimentaire. Les entrevues avec les Aînés et le prélèvement d’échantillons ont été effectués par deux anciens étudiants du Programme des technologies environnementales du Collège de l’Arctique (Iqaluit). Les résultats du projet seront présentés à chaque collectivité au printemps 2017.