Table des matières
- Surveillance atmosphérique des contaminants dans le Nord : mesure des polluants organiques
- Mesures des concentrations atmosphériques de mercure à Alert au Nunavut et à Little Fox Lake au Yukon
- Réseau d’échantillonnage atmosphérique passif pour mesurer les polluants organiques et le mercure
- Tendances temporelles des polluants organiques persistants et des métaux dans les phoques annelés de l’Arctique canadien
- Tendances temporelles et spatiales des contaminants organiques et métalliques/élémentaires classiques et émergents chez l’ours blanc du Canada
- Tendances temporelles des concentrations de mercure et des composés organiques halogénés (anciens et nouveaux) dans les prises de trois populations de bélugas, à l’île Hendrickson (T.N.-O.), à Sanikiluaq (Nunavut) et à Pangnirtung (Nunavut)
- Tendances temporelles des contaminants dans les œufs d’oiseaux marins de l’Arctique
- Tendances temporelles et variations spatiales du mercure chez l’omble chevalier anadrome dans la région de Cambridge Bay, au Nunavut
- Tendances temporelles des concentrations de polluants organiques persistants et de mercure chez l’omble des eaux intérieures de l’Extrême-Arctique
- Tendances spatiales et à long terme des contaminants organiques persistants et des métaux chez le touladi et la lotte dans les Territoires du Nord-Ouest
- Études des tendances temporelles des concentrations de métaux à l’état de traces et de composés organiques halogénés (COH), notamment les composés persistants nouveaux et émergents, chez la lotte du fleuve Mackenzie à Fort Good Hope dans les Territoires du Nord-Ouest
- Tendances temporelles chez les touladis du Yukon
- Surveillance des contaminants dans le caribou
- Surveillance communautaire de l’eau de mer en vue d’y trouver des contaminants organiques et du mercure dans l’Arctique canadien
- Évaluer les contaminants anciens et nouveaux dans l’air et l’eau canadiens en tant que points d’entrée dans la chaîne alimentaire dans l’Arctique
- Transport et cheminement hydrologique du mercure, des composés d’alkyle perfluoré et des esters d’organophosphate à partir des glaciers jusqu’au lac Hazen en aval (Nunavut)
- Changements climatiques, contaminants, écotoxicologie : interactions hivernales chez les oiseaux marins de l’Arctique à leurs limites méridionales
- Contamination par les microplastiques des sédiments, de l’eau, de la neige, de la glace et des poissons de l’Arctique canadien
- Contaminants chez les oiseaux consommés au Nunavut : combinaison de données historiques et de nouvelles mesures dans la région nord de l’île de Baffin
- Influences des changements environnementaux sur les niveaux et les tendances du méthylmercure dans le réseau alimentaire du béluga de Beaufort
Surveillance atmosphérique des contaminants dans le Nord : mesure des polluants organiques
Chef de projet
Hayley Hung, Environnement et Changement climatique Canada (ECCC)
Membres de l’équipe
Équipe analytique du Laboratoire national des essais environnementaux (LNEE), P. Falletta, E. Barresi et H. Steer, LNEE; L. Jantunen, D. Muir, C. Teixeira, Alexandra Steffen, Nick Alexandrou et Helena Dryfhout-Clark, équipe analytique du Laboratoire d’analyse organique et personnel de laboratoire de l’Observatoire de veille de l’atmosphère du globe (Alert), ECCC; P. Fellin, AirZOne; H. Li et C. Geen, AZ; Conseil des Ta’än Kwach’an; Jamie Thomas, ancien étudiant en connaissances autochtones; Laberge Environmental Services; Chelsea Rochman, Université de Toronto; Nathalie Tufenkji et Laura Hernandez, Université McGill.
Fonds
138 819 $
Résumé du projet (2019-2020)
L’atmosphère est la voie par laquelle les polluants organiques atteignent le plus rapidement les écosystèmes de l’Arctique. Ce projet de surveillance de la qualité de l’air a débuté en 1992 pour évaluer les polluants atmosphériques en Arctique. Déterminer quels sont les polluants organiques présents et en mesurer les quantités au fil du temps permettra de savoir si les concentrations atmosphériques de ces contaminants décroissent, augmentent ou demeurent stables dans le temps; d’où ils proviennent; quelle quantité est générée par quelle région; quelles conditions météorologiques ont une incidence sur leur déplacement vers l’Arctique. Les gouvernements peuvent ensuite élaborer des politiques visant à limiter les émissions de ces substances et, espérons-le, à réduire les quantités qui pénètrent dans l’Arctique. Les résultats de ce projet en cours sont utilisés pour négocier des ententes internationales en matière de lutte contre ces contaminants, déterminer l’efficacité de celles-ci, évaluer les risques que présentent les nouveaux polluants et tester des modèles de l’atmosphère qui expliquent le déplacement des contaminants depuis les sources dans le Sud jusqu’en Arctique.
En 2019-2020, on continuera de prélever des échantillons hebdomadaires à Alert, au Nunavut, mais seulement un échantillon hebdomadaire sur quatre fera l’objet d’une analyse régulière des tendances concernant les polluants organiques et les nouvelles substances chimiques dans l’air. Les échantillons restants seront extraits et conservés, car ils pourraient être utiles dans le cadre d’enquêtes ultérieures ou pour évaluer la présence de nouveaux produits chimiques prioritaires. Cette année, nous continuerons la détection de nouveaux produits chimiques, notamment les pesticides d’usage courant, les nouveaux ignifugeants, les composés perfluorés utilisés comme antitaches et les produits ignifuges organophosphorés. Un échantillonneur d’air à écoulement continu passif conçu spécifiquement pour les milieux froids est utilisé depuis août 2011 à Little Fox Lake, au Yukon, pour évaluer si les contaminants transpacifiques et asiatiques constituent une source importante de contaminants sur l’ouest de l’Arctique canadien.
Mesures des concentrations atmosphériques de mercure à Alert au Nunavut et à Little Fox Lake au Yukon
Chef de projet
Alexandra Steffen, Environnement et Changement climatique Canada (ECCC)
Membres de l’équipe
Hayley Hung, Geoff Stupple, personnel de laboratoire de l’Observatoire de veille de l’atmosphère du globe (Alert); Greg Lawson et Jane Kirk, ECCC; Laberge Environmental Services; Greg Skelton, Skelton Technical Services; Coralee Johns, Conseil des Ta’än Kwach’an; Carl Mitchell, Université de Toronto à Scarborough; Christine Michel, Pêches et Océans Canada; Lars-Eric Heimburger, Institut Méditerranéen d’Océanographie
Fonds
108 300 $
Résumé du projet (2019-2020)
Le projet examine les concentrations de mercure dans l’air arctique à Alert, au Nunavut, et à Little Fox Lake, au Yukon. Ses principaux objectifs sont d’observer les changements des concentrations de mercure dans le temps et de déterminer comment ces concentrations se comportent dans l’atmosphère. Dans l’atmosphère, le mercure se trouve sous forme gazeuse ou est fixé à la poussière (particules). Sous forme gazeuse, il demeure longtemps dans l’air; toutefois, fixé aux particules, il peut retomber plus facilement à la surface et ainsi entrer dans l’écosystème. Cette étude fournit des données sur les quantités de mercure présentes dans l’atmosphère, sur la façon dont ce métal est transporté jusque dans l’Arctique par voie aérienne et sur les quantités de mercure qui se déposent au sol. Les données recueillies sont utilisées dans des modèles mathématiques servant à prévoir les scénarios futurs possibles concernant le mercure dans l’air arctique. L’information ainsi obtenue est utilisée à l’appui des politiques nationales et internationales de lutte contre les émissions de mercure à l’échelle mondiale. Les travaux de recherche aident aussi à comprendre comment les changements climatiques peuvent influer sur la contamination de l’Arctique par le mercure. Enfin, le projet contribue aux efforts visant à comprendre comment le mercure affecte les personnes vivant dans le Nord.
Réseau d’échantillonnage atmosphérique passif pour mesurer les polluants organiques et le mercure
Chefs de projet
Hayley Hung et Alexandra Steffen, Environnement et Changement climatique Canada (ECCC)
Membres de l’équipe
Liisa Jantunen, Helena Dryfhout-Clark, Tom Harner, Geoff Stupple et le Laboratoire d’analyses organiques, Environnement et Changement climatique Canada; Coralee Johns, Conseil des Ta’än Kwach’an; Jamie Thomas, ancienne étudiante en connaissances autochtones; David McLagan, Carl Mitchell et Frank Wania, Université de Toronto; Michael Barrett, Véronique Gilbert et Monica Nashak, Administration régionale Kativik; Donald S. McLennan, Angulalik Pedersen, Dwayne Beattie et Johann Wagner, Savoir polaire Canada (POLAIRE); David Oberg, gouvernement du Nunavut; Joel McAllister, Bessie Rogers, Annika Trimble, Edwin Amos et Greg Elias, collège Aurora; Diane Giroux et Annie Boucher, gouvernement du territoire de l’Akaitcho; Rosy Bjornson, Kathleen Fordy et Patrick Simon, Nation de Deninu K’ue; Arthur Beck et Shawn Mckay, Conseil des Métis de Fort Resolution; Tausia Lal, hameau de Fort Resolution; Rodd Laing et Liz Pijogge, gouvernement du Nunatsiavut; Tim Heron, Nation métisse des Territoires du Nord-Ouest
Fonds
32 153 $
Résumé du projet (2019-2020)
Le projet vise à mesurer les polluants atmosphériques, dont les polluants organiques persistants (POP) et le mercure, présents dans l’air à sept emplacements différents dans le Nord canadien. Lorsqu’ils entrent dans l’écosystème, les polluants organiques persistants et le mercure peuvent influer sur l’état de santé des résidants du Nord. Les polluants sont transportés dans l’air vers l’Arctique à partir d’autres endroits dans le monde. Le réseau des emplacements de ce projet permettra d’établir un portrait plus complet pour savoir d’où viennent ces contaminants, quels sont les niveaux de contaminants présents dans l’Arctique et de quelle façon ils se modifient avec le temps.
Nos mesures atmosphériques sont recueillies au moyen d’échantillonneurs passifs. L’échantillonnage passif consiste à recueillir des contaminants dans l’atmosphère à l’aide d’un piège installé à l’air libre, sans pompe pour y puiser de l’air. Même si l’échantillonnage passif exige beaucoup plus de temps que l’échantillonnage traditionnel, les échantillonneurs passifs sont peu coûteux, leur entretien est facile et ils constituent un moyen de surveiller les polluants atmosphériques en plus de convenir parfaitement au milieu arctique. Il s’agit d’une méthode simple qui permet de recourir facilement à des étudiants ou à d’autres personnes intéressées par le prélèvement des échantillons, ce qui améliore la communication entre l’équipe de projet et les collectivités locales et crée des occasions de formation pour les étudiants du Nord.
Tendances temporelles des polluants organiques persistants et des métaux dans les phoques annelés de l’Arctique canadien
Chefs de projet
Magali Houde et Derek Muir, Environnement et Changement climatique Canada (ECCC);
Steve Ferguson, Pêches et Océans Canada (MPO)
Membres de l’équipe
Association des chasseurs et des trappeurs de Resolute Bay; comité de chasseurs et de trappeurs de Sachs Harbour; Organisation des chasseurs et des trappeurs d’Arviat; Rodd Laing et Liz Pijogge, gouvernement du Nunatsiavut; Xiaowa Wang, Laurie Mercier, Helena Steer, Serge Moore, Mary Williamson, Amy Sett et Jane Kirk, ECCC; Brent Young, MPO
Fonds
55 700 $
Résumé du projet (2019-2020)
Le présent projet traite des trois questions suivantes : 1) de quelle façon les concentrations de contaminants hérités du passé comme les biphényles polychlorés (BPC) et d’autres POP ainsi que le mercure évoluent-elles au fil du temps chez le phoque annelé; 2) les tendances sont-elles semblables à la grandeur de l’Arctique canadien et 3) quelles sont les tendances spatiales et temporelles des nouveaux contaminants?
Le projet consiste actuellement à faire des échantillonnages annuels à Sachs Harbour, Resolute Bay, Arviat et Nain. Tous les échantillons sont prélevés par des pêcheurs locaux, et les activités sont coordonnées par les collectivités qui se voient fournir des trousses d’échantillonnage et des instructions. Des échantillons de lard de phoques femelles et de phoques juvéniles sont analysés pour déterminer les tendances des concentrations de POP. Le foie des mâles et des femelles fait l’objet d’analyses de détection du mercure et d’autres métaux lourds ainsi que de nouveaux contaminants tels que les substances bromées et fluorées. On effectue l’analyse des échantillons de muscles pour y détecter du mercure, mais aussi les isotopes stables du carbone et de l’azote, en vue de déterminer le régime alimentaire des phoques. Les échantillons sont conservés, si possible, aux fins d’études futures sur les contaminants.
Des activités de sensibilisation, notamment des ateliers d’information sur la santé du phoque annelé, sont organisées chaque année dans les collectivités.
Tendances temporelles et spatiales des contaminants organiques et métalliques/élémentaires classiques et émergents chez l’ours blanc du Canada
Chefs de projet
Robert Letcher, Environnement et Changement climatique Canada (ECCC), Ottawa
Markus Dyck, gouvernement du Nunavut
Membres de l’équipe
Adam Morris, Abde Idrissi et Guy Savard, ECCC et Université Carleton; Joel Heath, Société des Eiders de l’Arctique; Eva Kruemmel, conseillère indépendante pour le Conseil circumpolaire inuit
Fonds
34 060 $
Résumé du projet (2019-2020)
L’ours blanc (Ursus maritimus) est le superprédateur de l’écosystème et du réseau alimentaire marins de l’Arctique. Le projet qui a commencé en 2007 et se poursuit en 2019-2020 sur une base annuelle ou bisannuelle (selon la nature des contaminants mesurés) vise à déterminer les tendances temporelles et les changements à long terme qui caractérisent les polluants organiques persistants (POP) prioritaires (anciens et émergents) du Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord, contaminants que l’on retrouve dans les tissus des ours polaires, en mettant l’accent sur les sous-populations du sud et de l’ouest de la baie d’Hudson (Nunavut). Nous recueillerons des données d’échantillonnage sur à peu près tous les nouveaux POP qui constituent les contaminants prioritaires dans le cadre du programme et sur le mercure. Afin de déterminer plus clairement les tendances temporelles, nous examinerons quelle portion des écarts dans les concentrations de POP est attribuable à des facteurs de confusion, notamment l’âge, le sexe, l’état corporel, le moment de la collecte, la teneur en lipides, l’alimentation et le réseau trophique (p. ex. les ratios d’isotopes stables du carbone et de l’azote et le profil en acides gras). Les résidants des collectivités du Nord sont d’importants partenaires de cette étude puisqu’ils mènent une chasse annuelle aux ours polaires et recueillent des échantillons du tissu animal à des fins de surveillance des concentrations de POP et de mercure. Le savoir autochtone et les connaissances scientifiques seront essentiels pour interpréter adéquatement les ensembles de données à long terme sur le POP et le mercure.
Tendances temporelles des concentrations de mercure et des composés organiques halogénés (anciens et nouveaux) dans les prises de trois populations de bélugas, à l’île Hendrickson (T.N.-O.), à Sanikiluaq (Nunavut) et à Pangnirtung (Nunavut)
Chefs de projet
Lisa Loseto, Steven Ferguson, et Cortney Watt, Pêches et Océans Canada (MPO)
Membres de l’équipe
Shannon MacPhee, Bruno Rosenberg, Dana Neumann, Ashley Elliot, Dave Boguski, Jason Stow et Ole Nielsen, MPO; Amila DeSilva, Magali Houde, Jane Kirk et Amber Gleason, Environnement et Changement climatique Canada; Emily Nee-Way et Alan Kennedy, Comité mixte de gestion de la pêche; Amy Caughey et Wanda Joy, Santé et des Services sociaux du Nunavut; Kaitlyn Menard, Santé et services sociaux des T.N.-O., Emily Jenkins, Université de Saskatoon; Stephane Laire et Emily Coulture, Université de Montréal; Sonja Ostertag, Université de Waterloo; Peter Ross, Rhiannon Moore et Marie Noel, Ocean Wise
Fonds
71 525 $
Résumé du projet (2019-2020)
Ce projet surveille les concentrations de contaminants chez trois populations de bélugas, pour voir s’il y a des différences au niveau des concentrations de mercure et de composés organiques halogénés (y compris les anciens et les nouveaux composés), par endroit et au fil du temps. Nous prévoyons renforcer les programmes et les partenariats avec les collectivités, en élaborant une approche holistique ou écosystémique à la collecte de données, qui comprend le savoir autochtone ainsi que la recherche multidisciplinaire sur les bélugas et l’écosystème qui les soutient. Grâce au développement d’ensembles de données solides à long terme sur les contaminants, nous pouvons commencer à faire le lien entre les systèmes de connaissances et les impacts observés des changements climatiques sur les écosystèmes afin d’améliorer notre compréhension des tendances des contaminants dans le contexte des changements dans les écosystèmes et des tendances d’émissions.
Tendances temporelles des contaminants dans les œufs d’oiseaux marins de l’Arctique
Chef de projet
Philippe Thomas, Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) et Université Carleton
Membres de l’équipe
Robert Letcher, Paul Smith, Grant Gilchrist, Abde Miftah Idrissi et Guy Savard, ECCC; Mark Mallory, Université Acadia; Kyle Elliott, Université McGill
Fonds
86 998 $
Résumé du projet (2019-2020)
Depuis 1975, on surveille les concentrations de contaminants dans les œufs d’oiseaux de mer de l’île Prince Leopold, dans l’Extrême-Arctique canadien. Ce programme est maintenant le plus ancien programme de surveillance des contaminants dans les œufs des oiseaux de mer de l’Arctique circumpolaire. Des œufs de Guillemot de Brünnich sont également échantillonnés depuis 1993 sur l’île Coats, dans le nord de la baie d’Hudson. L’île Coats est un site de surveillance du Bas-Arctique que nous pouvons utiliser pour comparer avec nos données de l’île Prince Leopold. Pour la première fois, des œufs de Guillemot de Brünnich ont été échantillonnés en 2019 à Cape Graham Moore (île Bylot) pour déterminer s’il serait possible de mettre sur pied une troisième station de surveillance dans le cadre du programme.
Durant l’année de 2019-2020, des œufs de Guillemots de Brünnich et de Fulmars boréaux seront prélevés à l’île Prince Leopold. L’échantillonnage des mouettes tridactyles, des guillemots à miroir et des goélands bourgmestres a lieu tous les cinq ans, les derniers prélèvements ayant été effectués en 2018. Des consultations avec le comité de cogestion de la région Sulukvait (ACMC) ont été menées en janvier et en juillet 2019 et les préoccupations relatives aux activités de recherche et de surveillance annuelles des oiseaux de mer menées à l’île Prince Leopold ont été apaisées. En collaboration avec l’ACMC, ECCC travaillera avec la collectivité pour installer, récupérer et analyser les données recueillies par des caméras à distance qui permettent de surveiller l’activité aviaire de la colonie ainsi que les croisières et les visiteurs à l’île Prince Leopold. Les caméras ont été récupérées en juillet 2019 et une nouvelle caméra a été installée alors que nous attendons d’analyser les images avec un membre de la collectivité. Nous continuerons de collaborer avec l’ACMC et de lui faire part de la pertinence et de l’importance de l’information et des données générées par le programme de surveillance sur le terrain à l’île Prince Leopold tout en proposant de nouvelles idées de collaboration afin de régler les questions d’intérêt pour la science occidentale et le savoir traditionnel local.
Tendances temporelles et variations spatiales du mercure chez l’omble chevalier anadrome dans la région de Cambridge Bay, au Nunavut
Chefs de projet
Marlene Evans et Derek Muir, Environnement et Changement climatique Canada (ECCC)
Membres de l’équipe
Organisation des chasseurs et des trappeurs d’Ekaluktutiak (Cambridge Bay); Milla Rautio et Guillaume Grosbois, Université du Québec à Chicoutimi; Michael Power, Université de Waterloo; Donald S. McLennan, Station canadienne de recherche dans l’Extrême-Arctique; Geoff Koehler, Jonathan Keating et Xiaowa Wang, ECCC; Les Harris, Pêches et Océans Canada
Fonds
16 100 $
Résumé du projet (2019-2020)
Cette étude de biosurveillance de base permet d’analyser les tendances des concentrations de mercure et d’autres métaux chez l’omble chevalier anadrome provenant de la pêche locale à Ekaluktutiak, à Cambridge Bay. Il est particulièrement intéressant de savoir comment les concentrations de mercure réagissent aux changements climatiques, aux régimes de circulation de l’air et aux émissions asiatiques et autres émissions de mercure. Comme dans les années précédentes, 20 ombles chevaliers seront récoltés par des pêcheurs locaux et nous seront remis à des fins d’analyse; nous collaborerons avec l’organisation de chasseurs et de trappeurs pour effectuer ces prises. De plus, nous continuerons de collaborer avec d’autres chercheurs pour mesurer les concentrations de mercure chez les poissons du lac Grenier et d’autres lacs. Les travaux sur le terrain réalisés avec des collaborateurs universitaires, qui ont commencé à l’été 2017 et auxquels ont participé des membres de la collectivité, se poursuivront en 2019. Nous nous rendrons à Ekaluktutiak pour faire le point sur les résultats de l’étude, explorer les possibilités de mener une étude additionnelle sur ces lacs et ces populations de poissons et effectuer notre propre échantillonnage limité sur le terrain.
Tendances temporelles des concentrations de polluants organiques persistants et de mercure chez l’omble des eaux intérieures de l’Extrême-Arctique
Chefs de projet
Derek Muir et Jane Kirk, Environnement et Changement climatique Canada (ECCC)
Günter Köck, Institut des études de montagne interdisciplinaires (ÖAW-IGF)
Membres de l’équipe
Xiaowa Wang, Camilla Teixeira, Amber Gleason, Amy Sett et Mary Williamson, ECCC; Jacques Carrier et Enzo Barresi, Environnement Canada; Debbie Iqaluk, Resolute Bay; Ana Cabrerizo, Conseil espagnol de recherche; Ben Barst, Université de l’Alaska; Karista Hudelson, Université de Windsor
Fonds
58 475 $
Résumé du projet (2019-2020)
Le projet étudie l’évolution temporelle des concentrations de contaminants chez l’omble chevalier confiné aux eaux intérieures de l’Arctique dans des lacs du Nunavut ainsi que l’incidence des changements climatiques sur les tendances temporelles. Comme il est le seul poisson de la plupart des lacs de l’Extrême-Arctique, l’omble est un indicateur utile des contaminants qui pénètrent dans les eaux lacustres à partir de l’atmosphère. Pour ce faire, nous mesurons les polluants organiques persistants (POP) et le mercure chez le poisson, chaque année, pour vérifier si les concentrations diminuent ou augmentent. Le projet contient de l’information sur les tendances à long terme (13 à 22 ans d’échantillonnage sur environ 28 ans) des polluants organiques persistants et du mercure chez les ombles dans quatre lacs, dont les lacs Resolute, Char et Amituk sur l’île Cornwallis, près de la collectivité de Resolute Bay, et le lac Hazen dans le parc national Quttinirpaaq sur l’île d’Ellesmere.
Tous les échantillons recueillis chez le poisson jusqu’à maintenant ont été soumis à une analyse en vue de détecter du mercure. Des métaux toxiques comme le cadmium ainsi que des éléments essentiels comme le sélénium ont aussi été mesurés. On a également effectué des analyses sur les concentrations en POP (biphényles polychlorés [BPC] et autres produits chimiques) et en contaminants nouveaux et émergents.
Nous prévoyons poursuivre l’échantillonnage annuel dans les lacs Amituk, Char, North, Small, Hazen et Resolute. Depuis 2005, Debbie Iqaluk a récolté des poissons dans tous nos lacs ciblés sur l’île Cornwallis, dans une vaste gamme de conditions météorologiques et de glace. Les résultats du projet continueront d’être transmis annuellement, dans les meilleurs délais, à l’Association des chasseurs et des trappeurs, au hameau de Resolute Bay (Qausuittuq) et au Comité des contaminants du Nunavut.
Tendances spatiales et à long terme des contaminants organiques persistants et des métaux chez le touladi et la lotte dans les Territoires du Nord-Ouest
Chefs de projet
Marlene Evans et Derek Muir, Environnement et Changement climatique Canada (ECCC)
Membres de l’équipe
Rosy Bjornson et Diane Giroux, gouvernement territorial akaitcho; Ray Griffith et Lauren King, Première Nation des Dénés Lutsel K’e; George Low et Mike Low, Programme autochtone de gestion des ressources aquatiques et océaniques; Xinhua Zhu, Pêches et Océans Canada; John Smol et Kathleen Ruhland, Université Queen’s; Heidi Swanson, Université de Waterloo; Daryl McGoldrick, Jonathan Keating et Xiaowa Wang, ECCC
Fonds
48 800 $
Résumé du projet (2019-2020)
Dans le cadre de cette étude, nous mesurons le mercure, d’autres métaux ainsi que les polluants organiques persistants chez le touladi et la lotte de trois sites dans deux régions du Grand lac des Esclaves, afin d’évaluer les tendances et les facteurs déterminants des concentrations de contaminants. Nous obtiendrons les touladis et les lottes de la pêche vivrière à Lutsel K’e, sur le bras oriental du Grand lac des Esclaves, et de la pêche commerciale à partir de Hay River, sur le bassin occidental du lac, tandis que les lottes et les grands brochets proviendront de la pêche vivrière à Fort Resolution (bassin Ouest), sur le delta de la rivière des Esclaves. Vingt poissons de chaque espèce seront prélevés à chaque emplacement par des membres de la collectivité. Nous nous concentrerons sur l’analyse des concentrations de mercure, d’autres métaux et de nouvelles substances chimiques comme les ignifugeants. Nous mettrons également à jour nos analyses des tendances du mercure et des contaminants organiques chez le touladi et la lotte dans le Grand lac des Esclaves, et nos études sur les tendances du mercure chez plusieurs espèces de poissons du Grand lac des Esclaves et d’autres régions des T.N.-O. Les résultats seront communiqués à nos collectivités partenaires dans le cadre d’une visite coordonnée dans la région du Grand lac des Esclaves, idéalement pendant les mois d’été. Cela nous donnera l’occasion de discuter des résultats de l’étude, d’examiner la possibilité d’établir des partenariats communautaires élargis, d’effectuer un échantillonnage lacustre et de donner de la formation sur place.
Études des tendances temporelles des concentrations de métaux à l’état de traces et de composés organiques halogénés (COH), notamment les composés persistants nouveaux et émergents, chez la lotte du fleuve Mackenzie à Fort Good Hope dans les Territoires du Nord-Ouest
Chefs de projet
Gary Stern et Paloma Carvalho, Université du Manitoba
Membres de l’équipe
Harry Harris, Conseil des ressources renouvelables de Fort Good Hope; Liisa Jantunen et Tom Harner, Environnement et Changement climatique Canada
Fonds
24 506 $
Résumé du projet (2019-2020)
Cette année, 20 lottes entières seront prélevées dans le fleuve Mackenzie par le Fort Good Hope Renewable Resources Council et envoyées à l’Université du Manitoba pour enregistrer leur poids, leur longueur, leur âge et leur sexe, ainsi que les indicateurs alimentaires et les contaminants comme le mercure et les polluants organiques persistants (p. ex. pesticides, ignifugeants) présents. Le prélèvement de ces poissons nous aidera à étudier les concentrations de contaminants et à dégager les tendances relatives aux contaminants dans ces lottes, ainsi que les associations, le cas échéant, entre ces concentrations et ces tendances et les données biologiques et environnementales. La lotte est un aliment important pour la collectivité de Fort Good Hope et la région du Sahtu, et avec l’aide des autorités sanitaires territoriales et nationales, nous voulons en fin de compte déterminer si ces poissons peuvent être consommés sans danger. Nous voulons aussi savoir quels facteurs environnementaux et écologiques peuvent influer sur les concentrations et les tendances des contaminants, afin de comprendre et de contribuer aux pratiques exemplaires de gestion des ressources renouvelables (lotte) dans le fleuve Mackenzie. Les résultats précédents montrent que les concentrations moyennes de mercure dans les précédents prélèvements de lottes ont été en moyenne de 0,36 partie par million (ppm) dans le tissu musculaire, ce qui est inférieur à la recommandation de Santé Canada (0,5 ppm).
Tendances temporelles chez les touladis du Yukon
Chef de projet
Mary Gamberg, Gamberg Consulting
Membres de l’équipe
Deb Fulmar, Conseil des Ta’an Kwach’an; Monica Krieger, Premières Nations Champagne et Aishihik; Brady Mayes, Première Nation des Kwanlin Dun; James Macdonald, Conseil des Premières Nations du Yukon; Oliver Barker, Environnement Yukon; Darrell Otto, Collège du Yukon; Derek Muir et Xiaowa Wang, Environnement et Changement climatique Canada
Fonds
34 201 $
Résumé du projet (2019-2020)
Il s’agit d’un projet de surveillance à long terme dont l’objectif consiste à maintenir des données à jour sur les concentrations de contaminants chez le touladi dans deux lacs du Yukon (Laberge et Kusawa) afin de continuer d’évaluer les tendances temporelles de contaminants comme les métaux traces (p. ex. mercure, sélénium, arsenic), les contaminants organochlorés, des produits chimiques d’usage courant comme les produits bromés ignifugeants, et les composés organiques fluorés afin de déterminer les niveaux de ces contaminants chez les poissons. Les résultats permettront également d’évaluer le risque d’exposition pour les personnes qui consomment ces poissons et de déterminer s’il augmente ou diminue avec le temps. Il sera également plus facile d’évaluer l’efficacité des contrôles internationaux sur les contaminants testés.
Le projet prévoit l’établissement d’un partenariat avec trois Premières Nations qui détiennent un territoire traditionnel sur chacun des lacs (Conseil des Ta’än Kwach’an, Première Nation de Kwanlin Dun et Champagne Aishihik sur le lac Kusawa) pour prélever des échantillons de poisson et établir le contact avec des jeunes et des aînés afin de favoriser un échange sur les contaminants et les connaissances autochtones et locales.
Surveillance des contaminants dans le caribou
Chef de projet
Mary Gamberg, Gamberg Consulting
Membres de l’équipe
Mike Suitor, Martin Kienzler, gouvernement du Yukon; Joe Tetlichi, Conseil de gestion de la harde de caribous de la Porcupine; Darius Elias, Première Nation des Vuntut Gwitchin; Mitch Campbell, gouvernement du Nunavut; Organisation de chasseurs et de trappeurs d’Arviat; Joelle Taillon, gouvernement du Québec; Lloyd Binder, Canadian Reindeer; Xiaowa Wang et Derek Muir, Environnement et Changement climatique Canada; Susan Kutz, Université de Calgary
Fonds
89 740 $
Résumé du projet (2019-2020)
Ce projet mesurera les concentrations de contaminants chez le caribou de l’Arctique canadien, afin de déterminer si les populations de caribous demeurent en santé sur le plan des charges de contaminants, si ces ressources importantes demeurent des aliments sûrs et sains pour les résidants du Nord et si les concentrations de contaminants varient au fil du temps.
Les études antérieures avaient déterminé que les concentrations de cadmium et de mercure dans les foies et les reins du caribou du Nord circumpolaire étaient supérieures à celles observées chez les animaux domestiques élevés à des fins alimentaires. Cette observation est à l’origine d’un avis émis par le ministère de la Santé et des Affaires sociales du Yukon, fondé sur une évaluation de la santé effectuée par Santé Canada (une consommation maximale recommandée de 25 reins ou 12 foies entiers par personne par année dans le cas du caribou de la Porcupine). Bien que les aliments traditionnels puissent être consommés sans danger aux taux de consommation estimés (d’après les données de l’enquête sur l’alimentation), il a été recommandé qu’un programme de surveillance des tendances soit établi pour vérifier que les concentrations ne s’élèvent pas à partir des intrants locaux ou transportés sur de longues distances et que les nouveaux contaminants soient gérés à mesure qu’ils se présentent.
Ce projet répond à cette recommandation en surveillant deux hardes de caribous : la harde de Porcupine au Yukon et celle de Qamanirjuaq au Nunavut, sur une base annuelle. La surveillance des populations dans l’est et l’ouest de l’Arctique permet une meilleure compréhension de la répartition des contaminants dans l’Arctique et de la variabilité des charges de contaminants entre les hardes. Cette année, deux hardes supplémentaires seront surveillées, soit celle de Leaf River, au Nunavik, et les rennes d’Inuvik, Territoires du Nord-Ouest. Les scientifiques échantillonneront 20 animaux de chaque harde et analyseront les reins des caribous pour y déceler les concentrations de 34 éléments, dont l’arsenic, le cadmium, le plomb et le mercure. Les foies seront analysés afin de mesurer un éventail de composés bromés et fluorés ayant déjà été trouvés chez le caribou.
Surveillance communautaire de l’eau de mer en vue d’y trouver des contaminants organiques et du mercure dans l’Arctique canadien
Chefs de projet
Jane Kirk, Amila De Silva et Derek Muir, Environnement et Changement climatique Canada (ECCC)
Rainer Lohmann, Université de Rhode Island
Membres de l’équipe
Peter Amarualik Sr, Resolute; Rodd Laing et Liz Pijogge, gouvernement du Nunatsiavut; Stephen Insley, Wildlife Conservation Society Canada; Xiaowa Wang, Christine Spencer, Camila Teixeira et Amber Gleason, ECCC; Igor Lehnherr, Université de Toronto à Mississauga; Jean-Sébastien Moore, Université Laval; Brent Else, Université de Calgary; Dave Adelman, Université de Rhode Island
Fonds
42 710 $
Résumé du projet (2019-2020)
Ce projet est un programme de surveillance annuelle à long terme qui examine les niveaux de polluants organiques persistants (POP) et de mercure dans l’eau de mer pour prévoir et mieux comprendre les répercussions de l’évolution des glaces, du pergélisol et de la neige sur les concentrations de contaminants dans l’eau de mer. Le projet est devenu un projet de surveillance fondamental du Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord en 2015 2016. Cette étude sera menée dans d’autres régions de l’Arctique pour établir la représentativité du détroit de Barrows par rapport à d’autres régions. Les échantillons d’eau de mer sont prélevés à l’aide de pellicules plastiques appelées échantillonneurs passifs et d’échantillonneurs d’eau Niskin qui permettent d’analyser efficacement différents contaminants très bioaccumulables.
Pour 2019-2020, nous continuerons l’échantillonnage dans le détroit de Barrow, le fjord Anaktalak, la baie de Cambridge et la mer de Beaufort, avec l’aide des collectivités locales et des scientifiques. Notre but ultime est d’étendre l’information existante sur les contaminants dans l’eau de mer à Resolute afin de pouvoir comparer les résultats au fil du temps. Dans le cadre de ce projet, des Autochtones participent à l’échantillonnage et fournissent des données sur la contamination des aliments traditionnels par les contaminants présents dans l’eau de mer.
Évaluer les contaminants anciens et nouveaux dans l’air et l’eau canadiens en tant que points d’entrée dans la chaîne alimentaire dans l’Arctique
Chef de projet
Liisa Jantunen, Environnement et Changement climatique Canada (ECCC)
Membres de l’équipe
Gary Stern, Cathrin Veenaas et Paloma Calabbria-Carvalho, Université du Manitoba; Miriam Diamond et Sarah Bernstein, Université de Toronto; Hayley Hung, Fiona Wong, Chubashini Shunthirasingham, Amila De Silva, Kim Fernie, Rachelle Robitaille et le Laboratoire d’analyses organiques, ECCC; Alexandre Forest, Université Laval; Humfrey Melling, Pêches et Océans Canada; Kyle Elliot, Université McGill; Jason Carpenter et Daniel Martin, Collège de l’Arctique du Nunavut; Annika Trimble, collège Aurora
Fonds
34 650 $
Résumé du projet (2019-2020)
Une partie des engagements pris par le Canada en vertu des accords internationaux consiste à surveiller les concentrations de certains contaminants dans l’environnement. Pour surveiller les concentrations de certains contaminants et connaître l’évolution des concentrations de contaminants dans l’Arctique, nous prélèverons des échantillons d’air, d’eau et de sédiments en collaboration avec ArcticNet pour détecter les polluants organiques persistants (POP) et les nouveaux composés préoccupants dans l’archipel canadien au cours de l’été 2019. L’étude des polluants organiques persistants est importante puisque ces derniers sont absorbés par des animaux de l’Arctique, y compris les poissons, les phoques et les baleines, de sorte que les résidants du Nord s’exposent à ces contaminants lorsqu’ils consomment des aliments traditionnels. Nous avons défini des tendances temporelles pour de nombreux POP dans l’air et dans l’eau à différents endroits de l’archipel canadien. Ce projet continuera de surveiller ces tendances et de recueillir des données pour décrire les tendances relatives aux nouveaux composés préoccupants. Cette recherche a permis d’établir des concentrations de référence qui permettront d’évaluer leur évolution au fur et à mesure que le climat et les émissions de ces composés changeront. Nous nous rendrons à Whitehorse pour consulter la collectivité locale et discuter avec les élèves de l’école secondaire et les étudiants du collège ou de l’université.
Transport et cheminement hydrologique du mercure, des composés d’alkyle perfluoré et des esters d’organophosphate à partir des glaciers jusqu’au lac Hazen en aval (Nunavut)
Chefs de projet
Igor Lehnherr, Université de Toronto
Amila De Silva, Environnement et Changement climatique Canada (ECCC)
Membres de l’équipe
Jane Kirk, Christine Spencer, Amber Gleason et Greg Lawson, ECCC; Danielle Lemire, Université de Toronto
Fonds
22 454 $
Résumé du projet (2019-2020)
L’Extrême-Arctique continue de recevoir un vaste éventail de contaminants, lesquels sont libérés par les activités humaines menées au sud et dans différents pays industrialisés dans le monde. Bien qu’il existe des règlements sur les émissions et que l’utilisation de certains produits chimiques soit interdite, les concentrations d’anciens contaminants (c.-à-d. les polluants organiques persistants qui sont déjà réglementés à l’échelle internationale) ne diminuent pas dans l’Extrême-Arctique. De plus, il semble maintenant que le changement climatique influence également la façon dont les contaminants arrivent dans l’Arctique, leur cycle de vie et leur mode de bioaccumulation dans la chaîne alimentaire. Par exemple, avec le réchauffement et la fonte accrue des glaciers, d’anciens contaminants qui étaient auparavant emprisonnés dans la glace peuvent maintenant être rejetés dans les écosystèmes en aval et contaminer les animaux aquatiques comme les poissons.
Dans le cadre du projet de 2017-2019 du Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord (dirigé par Cora Young, Université York), notre équipe a cerné les tendances temporelles de l’accumulation de contaminants anciens, nouveaux et émergents dans la glace de glaciers et les sédiments lacustres du bassin hydrographique du lac Hazen. Nous avons constaté que les contaminants sont stockés dans les glaciers sur de longues périodes (décennies, siècles et probablement plus longtemps), à condition que la glace ne fonde pas. Pour compléter les recherches antérieures, nous prélèverons des échantillons de mercure et de nouveaux polluants organiques émergents dans la glace des glaciers, les mares de fonte à la surface des glaciers et dans les rivières alimentées par l’eau de fonte des glaciers en vue d’identifier les contaminants rejetés, de mesurer l’ampleur des rejets, et de déterminer le taux de transfert des contaminants en aval. Nous prélèverons également des échantillons de plus petits cours d’eau alimentés par l’eau de fonte du pergélisol, puisque le pergélisol pourrait également être une source de contaminants nouvellement introduits dans le bassin hydrographique. À l’aide de toutes les données dont nous disposons, nous serons également en mesure de déterminer quelle proportion du mercure qui pénètre dans le lac serait du mercure « ancien » provenant des glaciers ou du pergélisol par rapport au mercure récemment introduit dans le bassin hydrographique. Ce projet est pertinent pour les collectivités nordiques, car il permet de mieux comprendre la relation entre le climat et l’augmentation des charges de contaminants dans les lacs arctiques, y compris l’accumulation de contaminants chez les poissons et la faune.
Changements climatiques, contaminants, écotoxicologie : interactions hivernales chez les oiseaux marins de l’Arctique à leurs limites méridionales
Chefs de projet
Kyle Elliott, Université McGill
Kim Fernie, Environnement et Changement climatique Canada (ECCC)
Membres de l’équipe
Birgit Braune, Robert LetcheretPhilippe Thomas, ECCC; Alison Patterson, Université McGill
Fonds
37 600 $
Résumé du projet (2019-2020)
La contamination toxique de la faune arctique est attribuable à un changement climatique rapide. À mesure que les températures arctiques augmentent, la couverture de glace diminue et, par conséquent, les animaux migrateurs changent de site d’hivernage. De tels changements migratoires peuvent entraîner une variation des niveaux de contamination, ce qui peut modifier davantage le comportement migratoire. Les contaminants sont préoccupants, car ils peuvent perturber les hormones, le comportement et la reproduction. Un nombre croissant d’études prouvent que les contaminants peuvent perturber les hormones associées à la migration et au moment de la reproduction. Au cours des trois dernières années, nous avons montré que le mercure a une incidence sur les hormones thyroïdiennes, lesquelles influencent ensuite le comportement de recherche de nourriture, ce qui limite la capacité des oiseaux à s’adapter au changement climatique. Nous nous appuierons sur ce résultat clé pour étudier les interactions annuelles entre les contaminants, les changements climatiques et l’écotoxicologie. Plus précisément, nous répondrons à deux questions : 1) Où les oiseaux marins sont-ils contaminés et comment cela va-t-il changer avec le changement climatique? 2) Les contaminants modifient-ils la façon dont les guillemots interagissent avec la glace au cours de l’année et est-ce que cela influence leur arrivée à la colonie au printemps?
Contamination par les microplastiques des sédiments, de l’eau, de la neige, de la glace et des poissons de l’Arctique canadien
Chefs de projet
Patricia Corcoran, Université de Western Ontario (UWO)
Liisa Jantunen, Environnement et Changement climatique Canada (ECCC)
Membres de l’équipe
Nathalie Tufenkji et Laura Hernandez, Université McGill; Paloma Calabria Carvalho, Université du Manitoba; Miriam Diamond, Chelsea Rochman et Sarah Bernstein, Université de Toronto; Bryan Neff, UWO; Gary Stern et Jasmin Schuster, ECCC; échantillonnage de la neige à Little Fox Lake, Laberge Environmental; Jason Carpenter et Daniel Martin, Collège de l’Arctique du Nunavut; Annika Trimble, collège Aurora
Fonds
72 525 $
Résumé du projet (2019-2020)
Les particules microplastiques se mêlent aux sources de nourriture des organismes marins, lesquels peuvent les ingérer lorsqu’ils s’alimentent. Pour réduire les impacts écologiques, il est essentiel de comprendre les sources et le cheminement des particules microplastiques ainsi que les conséquences de leur présence dans le milieu aquatique ainsi que les effets de ces contaminants sur la santé et les modes de vie traditionnels des résidants du Nord. Comme les études sur les particules microplastiques dans les régions polaires sont rares par rapport aux mêmes études réalisées dans des régions tempérées, nous prélèverons des échantillons de neige, de glace, d’eau, de sédiments et de poisson pour déterminer l’étendue de la contamination de l’écosystème de l’Arctique canadien. En collaboration avec ArcticNet, nous prélèverons des échantillons dans tout l’archipel canadien, y compris dans la baie d’Hudson, à bord d’un navire de la Garde côtière canadienne, le NGCC Amundsen. Parallèlement au projet de surveillance de Jantunen, nous nous rendrons à Whitehorse afin de déterminer comment le savoir autochtone peut être utilisé pour mieux interpréter nos résultats. À la fin de ce projet, nous distribuerons une brochure traduite aux résidants des collectivités du Nord pour les informer au sujet de la situation actuelle des particules microplastiques dans l’Arctique canadien.
Contaminants chez les oiseaux consommés au Nunavut : combinaison de données historiques et de nouvelles mesures dans la région nord de l’île de Baffin
Chef de projet
Pierre Legagneux, Université Laval
Membres de l’équipe
Gilles Gauthier et Mélanie Lemire, Université Laval; Philippe Thomas et Grant Gilchrist, Université de Carleton; Kyle Elliott, Université McGill; José Gérin-Lajoie, Université du Québec à Trois-Rivières
Fonds
43 005 $
Résumé du projet (2019-2020)
Les résidants du Nord qui consomment de la nourriture traditionnelle sont exposés aux contaminants présents dans la faune arctique. Dans la région nord de l’île de Baffin, des milliers d’œufs sont consommés chaque année par les Inuits, surtout des œufs d’oies des neiges et de guillemots de Brünnich. Lors d’une récente consultation menée à Pond Inlet, la présence de contaminants dans les œufs d’oiseaux a été désignée par la collectivité comme une question importante à étudier. Notre projet vise à mesurer le mercure, les anciens polluants organiques persistants (POP), c.-à-d. les POP réglementés à l’échelle internationale, et les POP émergents ou nouveaux présents dans les œufs et les tissus de l’oie et du guillemot. Pour les oies des neiges, nous comparerons les concentrations de contaminants dans les œufs avec les résultats des études menées dans la région il y a plus de 30 ans et nous évaluerons également les concentrations de contaminants chez les adultes de 0 à 24 ans pour examiner la bioaccumulation, le cas échéant. Pour les guillemots de Brünnich, nous comparerons les niveaux de contaminants à ceux détectés chez d’autres populations de l’Arctique canadien. La collecte des œufs d’oiseaux sera effectuée par des chasseurs locaux selon un plan d’échantillonnage qui sera conçu conjointement avec l’Association des chasseurs et des trappeurs mittimatalik. Ce projet fournira des renseignements de base permettant d’évaluer le risque relatif d’exposition aux contaminants des résidants du Nord qui consomment des œufs d’oiseaux et ces renseignements leur seront présentés lors de réunions locales où ils pourront en discuter.
Influences des changements environnementaux sur les niveaux et les tendances du méthylmercure dans le réseau alimentaire du béluga de Beaufort
Chefs de projet
Amanda Giang et Miling Li, Université de la Colombie-Britannique (UBC)
Membres de l’équipe
Lisa Loseto, Pêches et Océans Canada; William Cheung, UBC; Colin Thackray, Université Harvard; Eva Kruemmel et Michael Scheer, ScienTissiME; Ruth Goldstein, Université de la Californie à Irvine
Fonds
15 000 $
Résumé du projet (2019-2020)
Il est établi que le méthylmercure a de graves effets sur la santé des écosystèmes marins de l’Arctique canadien. Le changement rapide du climat arctique peut avoir eu divers effets sur le transport et la bioaccumulation du mercure. Les concentrations de méthylmercure chez le béluga de Beaufort ont augmenté de plus de 5 % par année dans les années 1990 pour ensuite connaître une légère baisse au cours des années 2000. Les causes des changements observés au fil du temps ne sont toujours pas claires. Ce projet a pour but de répondre aux deux questions de recherche suivantes : 1) Quelles sont les causes des changements historiques des concentrations de méthylmercure chez le béluga? 2) Quelles seront les incidences des politiques mondiales sur le mercure et des changements climatiques sur les concentrations de méthylmercure dans le réseau trophique du béluga de la mer de Beaufort? Cette recherche sera axée sur l’amélioration d’un modèle de bioaccumulation pour le réseau trophique du béluga de Beaufort, à partir des connaissances scientifiques et inuites, afin de déterminer les principaux facteurs de bioaccumulation du méthylmercure. Nous utiliserons ce modèle pour étudier les changements futurs des concentrations de méthylmercure chez le béluga, en tenant compte de l’évolution des principaux facteurs d’accumulation de mercure (comme la réduction des émissions mondiales de mercure, les changements climatiques futurs et la variabilité). Les résultats de cette étude visent à aider les collectivités inuvialuites à prévoir les concentrations futures de méthylmercure dans le réseau trophique du béluga. Nous continuerons de travailler avec le Conseil inuvialuit de gestion du gibier et d’autres partenaires communautaires pour peaufiner ce projet et explorer de nouvelles possibilités.